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G. LES AUTRES COLLECTIVITÉS D'OUTRE-MER

1. La Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie a connu en 2003 et au début de l'année 2004 une situation économique satisfaisante grâce à l'excellente tenue des cours du nickel.

La production de ce métal, pour lequel la Nouvelle-Calédonie occupe le troisième rang mondial, s'est établie en 2003 à 6,6 millions de tonnes, en augmentation de 12 % par rapport à l'année précédente, permettant une progression de l'emploi et une augmentation des volumes exportés (+10 % pour le minerai, +7,7 % pour les produits métalliques). Le chiffre d'affaires du secteur s'élève à 600 millions d'euros. La réalisation des deux projets majeurs d'investissement (projet Goro-Nickel, du groupe canadien Inco, près de Goro dans le sud du territoire et projet de Falconbridge et SMPS d'implantation d'une usine dans le nord) a pris du retard, mais reste d'actualité.

Le tourisme n'a pas confirmé la reprise enregistrée en 2002, le nombre de touristes ayant diminué de 3 %. En dépit de la reprise de la ligne Tokyo-Nouméa par la compagnie Aircalin en collaboration avec Air France, la desserte aérienne reste insuffisante pour permettre un véritable essor de ce secteur.

Le développement de la pêche s'est poursuivi, comme en témoignent l'augmentation des captures de thons (+2,3 %) et la progression des exportations (+18 % en volume et +41 % en valeur). Il s'ajoute au dynamisme de l'aquaculture dans le domaine de la crevette, devenue l'une des premières activités économiques de la Nouvelle-Calédonie et la deuxième activité exportatrice après le nickel, mais qui a enregistré en 2003 une baisse modérée de son activité.

Première production agricole, l'élevage bovin, essentiellement destiné à la consommation locale de viande, est stable à 3.980 tonnes (4.004 en 2002). L'élevage porcin (1.654 tonnes), se maintient également. En ce qui concerne les cultures, la production de café a encore diminué en 2003 (18 tonnes), alors que la production de coprah est remontée à 190 tonnes (contre 118 tonnes en 2002) grâce à l'ouverture d'une centrale électrique à Ouvéa lui offrant un débouché stable.

Enfin, le secteur du BTP a bénéficié d'une conjoncture favorable grâce au lancement de projets immobiliers soutenus par la défiscalisation.

2. La Polynésie française

Après une année 2002 en demi-teinte, l'économie polynésienne a enregistré en 2003 des résultats satisfaisants. Le chiffre d'affaires des entreprises a ainsi progressé de 10,1 % contre 1,7 % en 2002.

Le dynamisme des investissements est soutenu par le dispositif d'aide de l'Etat, mis en place en 1994 au moment de la suspension des essais nucléaires et conforté en 1996 par la Convention pour le renforcement de l'autonomie économique de cette collectivité. Les transferts de l'Etat se sont élevés à 1,1 milliard d'euros en 2003.

L'activité touristique, qui constitue la première ressource de la Polynésie (300 millions d'euros), est de nouveau en hausse, le nombre de touristes (212.800) ayant augmenté de 12,6 % en 2003, après avoir reculé de 17 % en 2002. Le tourisme de croisière se remet pourtant difficilement de la baisse de fréquentation enregistrée au moment des événements du 11 septembre 2001. L'ensemble du secteur a bénéficié d'une amélioration du transport aérien, le nombre de vols internationaux ayant augmenté de 8,7 %.

Depuis la fin des années 1990, la perliculture, principal poste d'exportation du territoire, souffre d'une baisse des cours sur les marchés internationaux et du développement de la concurrence. En 2003, les recettes à l'exportation (87 millions d'euros) ont enregistré une forte baisse (-31 %), un redressement semblant néanmoins s'amorcer en 2004.

La pêche a connu des difficultés, enregistrant une diminution sensible des captures (-11 %) et par conséquent des exportations (-43 %) en raison d'une baisse de la ressource sous l'effet de modifications climatiques. Troisième ressource de la Polynésie française, le secteur s'organise autour d'une pêche traditionnelle, orientée vers les marchés locaux et d'une pêche hauturière, tournée vers la pêche au thon, qui est l'une des priorités du contrat de développement de la collectivité.

Dans le domaine agricole, la production de nono (3.562 tonnes) continue à progresser (+16 % en 2003), de même que celle de vanille (+23 %), ces deux produits étant essentiellement développés en vue de l'exportation.

En revanche, malgré une reprise en 2002, la production de coprah et de son dérivé, le monoï, a régressé. Peu rémunératrice, cette activité reste pourtant essentielle pour les populations rurales, notamment aux Tuamotu.

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