Allez au contenu, Allez à la navigation



 

    retour sommaire suite

D. LA DGA ET L'EUROPE DE LA DÉFENSE

La DGA continue de jouer un rôle actif dans les évolutions touchant à la coopération européenne en matière d'armement et de défense.

S'agissant de l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR), qui regroupe actuellement l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Belgique et la France et à laquelle l'Espagne a posé sa candidature, elle a pris en charge à compter de 2003 le programme d'avion de transport militaire A400M et le programme franco-italien de systèmes sol-air futurs (programme FSAF). Ces deux grands programmes modifient notablement la dimension des activités gérées par l'OCCAR et devraient lui donner l'occasion de réellement mettre en pratique sa politique d'acquisition.

L'OCCAR envisage le développement de ses activités dans deux directions : la lancement de démonstrateurs technologiques (ainsi, l'objectif d'intégrer un démonstrateur d'engins de combat futurs du génie Pioniere/EGACOD mené en coopération avec l'Italie en 2005 a été retenu) et le soutien en service.

L'année 2004 aura surtout été marquée par la création, par l'action commune du 12 juillet 2004, de l'Agence européenne de la défense, dont le principe a été inscrit dans le projet de traité constitutionnel.

Placée sous l'autorité du Conseil et composée des Etats membres de l'Union européenne à l'exception du Danemark, cette agence vise à développer les capacités de défense, à promouvoir et à renforcer la coopération européenne en matière d'armement, à renforcer la base industrielle et technologique de défense européenne et à créer un marché européen concurrentiel des équipements de défense, ainsi qu'à favoriser la recherche.

Les travaux de mise en place de l'Agence se poursuivent sous la présidence néerlandaise de l'Union. Son comité directeur, où siègent les ministres de la défense, s'est réuni par deux fois et il a adopté le budget (19,9 millions d'euros pour 2005, dont 3 millions d'euros consacrés aux programmes et projets) et son programme de travail. L'Agence devrait rester une structure de taille modeste (77 personnes au total), organisée en quatre directions : capacités, recherche et technologie, armement, industrie. Elle devrait se pencher en priorité sur la recherche de solutions pour combler les lacunes capacitaires de l'Union et favoriser l'interopérabilité dans le secteur du commandement, du contrôle et des communications.

L'Agence devra s'appuyer sur les structures déjà existantes, notamment l'OCCAR, qui conserve toute sa pertinence. Il serait ainsi souhaitable que l'OCCAR devienne l'organe chargé du développement des programmes lancés par l'Agence. En revanche, l'Agence devrait se voir transférer les activités du Groupe armement de l'Europe occidentale (GAEO) qui sera dissous, particulièrement celles relatives à la recherche et à la technologie.

    retour sommaire suite