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Projet de loi de finances pour 2009 : Défense - Préparation et emploi des forces

 

B. LES CONDITIONS DU SUCCÈS

1. Le recrutement, un flux à préserver

Les recrutements de militaires se sont élevés à 30 377 en 2007 dont 42,8 % au titre des militaires du rang. Ce chiffre correspond à une baisse globale des recrutements de 2,7 % par rapport à 2006. Les recrutements d'officiers et de volontaires ont progressé d'environ 6 % tandis que les recrutements de sous-officiers et de militaires du rang diminuaient de 13,3 et 5,5 %.

Globalement, le ministère de la Défense estime que le bilan des recrutements des militaires sous contrat est satisfaisant et les objectifs atteints. Il relève cependant des difficultés récurrentes, notamment pour le recrutement de militaires du rang, dans certains domaines de spécialité bien identifiés au sein des armées.

Pour ce qui concerne l'armée de terre, les objectifs de recrutement pour 2007 ont été atteints à 100%. Pour autant, il est à noter que les tensions persistent dans certains métiers tant pour les sous-officiers que pour les militaires du rang (informaticiens, métiers de bouche et du bâtiment, maintenanciers).

Depuis 2006, la Marine constate une baisse du nombre de candidatures de militaires du rang dans toutes les filières (taux de sélection passé de 3,3 en 2006 à 1,8 en 2007). Cette baisse s'est accentuée en 2007 et les objectifs visés n'ont pu être atteints.

Pour ce qui concerne l'armée de l'air, la qualité du recrutement des militaires sous contrat est globalement satisfaisante. Quelques difficultés sont à souligner pour le recrutement des militaires du rang de certaines spécialités (infrastructure, restauration, fusilier-commando, maître-chien) ou dans certains bassins d'emploi (Metz).

Le taux de sélection des sous-officiers, stabilisé ces dernières années à 4 candidatures pour 1 recruté, est de 3,3 en 2007 et reste donc supérieur à l'objectif visé de 2,5 pour 1.

Le taux de sélection des militaires du rang est passé de 1,8 pour 1 en 2005 à 2,4 pour 1 en 2006. En 2007, celui-ci était de 2,2. Cette variation du taux de sélection est principalement liée à la diminution du recrutement.

Pour le service de santé, l'entrée en vigueur des nouveaux statuts (praticiens et MITHA) améliore l'attractivité de ces professions dans le contexte très concurrentiel du monde de la santé. Le recrutement reste toutefois difficile.

Suite au recrutement, le nombre de dénonciation en cours de contrat est relativement important. S'il atteint jusqu'à 35 % dans certaines spécialités, il est, par exemple, en moyenne de 26 % dans l'armée de l'air.

Plus encore que le recrutement, la fidélisation de personnels formés est à considérer avec attention. Le taux d'attrition est le rapport du nombre de départs subis sur l'effectif de la population totale.

Pour l'armée de terre, ce taux était de 7 % en 2006, de 7,5 % en 2007 et devrait atteindre 8,7 % en prévisions 2008. La tension perçue depuis 4 ans en matière de fidélisation, principalement pour le personnel engagé, perdure.

Pour la Marine, les taux d'attrition par filière constatés pour l'année 2007 ont été plus importants que les prévisions. Au total, on constate 8 % d'attritions non prévues, représentant un effectif de 235 personnes.

S'agissant de l'armée de l'air, le taux passe de 7,4 % en 2005 à 6,9 % en 2006. En 2007, il s'élève à 4,7 %. La variation constatée est liée à la diminution du recrutement, qui permet un meilleur ciblage des candidats.

Pour ce qui concerne le service de santé des armées, les résultats sont en légère amélioration. Toutefois, des difficultés persistent sur des spécialités sensibles ou concurrentielles ainsi que pour les MITHA infirmiers en soins généraux du fait de la concurrence du secteur civil.