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Projet de loi de finances de finances pour 1998 : Sécurité civile

 

C. LA MISE EN OEUVRE DES MOYENS DE LA SÉCURITÉ CIVILE DANS QUELQUES DOMAINES D'INTERVENTION

1. La lutte contre les incendies de forêt

L'évolution des surfaces brûlées et des départs de feux depuis dix ans, est la suivante :

Année

Départements méditerranéens

Aquitaine
Massif landais

Autres départements

Total

 

Surfaces brûlées (1)

Nombre de feux

Surfaces brûlées (1)

Nombre de feux

Surfaces
brûlées (1)

Surfaces brûlées (1)

Nombre de feux

1987

10.393

2.115

1.173

384

1.942

14.108

3.043

1988

5.171

2.200

643

264

887

6.701

2.837

1989

56.896

3.318

7.838

1.369

10.831

75.566

6.743

1990

54.671

3.296

10.062

1.058

7.963

72.696

5.877

1991

6.540

2.392

810

865

1.750

9.100

3.888

1992

13.000

2.865

554

307

4.446

18.000

5.381

1993

11.745

2.963

390

1.008

4.978

17.113

5.850

1994

21.330

2.600

352

902

2.520

24.200

4.600

1995

9.933

2.346

1.919

1.697

6.648

18.500

7.060

1996

3.100

1.789

338

1.005

762

11.200

6.323

1997 (2)

10.287

2.439

4.658

2.006

4.444

19.389

9.177

(1) en hectares

(2) estimation au 1er septembre 1997

La tendance à la baisse des incendies de forêt a donc été contrariée en 1997, puisque les surfaces brûlées représentaient, au 1er septembre 1997, 19.389 hectares (soit le plus mauvais chiffre depuis 1994) au lieu de 11.200 hectares pour l'année 1996 entière.

Toutefois, les chiffres de cette années se révèlent inférieurs à ceux de la superficie moyenne touchée à ce stade de la campagne, depuis 1979 (27.000 hectares)

Le département le plus affecté est celui des Bouches-du-Rhône, pour lequel la superficie brûlée en 1997 (4.487 hectares) est supérieure à la moyenne enregistrée dans ce département entre 1979 et 1996 (2.700 hectares). Ce résultat provient, pour l'essentiel, des 3.500 hectares de garrigues et de pinèdes dévastés près de Marseille dans les derniers jours de juillet.

Selon certaines estimations, plus de la moitié des incendies de forêt (55 %) proviennent d'imprudences commises lors d'activités de loisirs et lors de travaux agricoles ou forestiers. 20 % des incendies sont d'origine volontaire et 25 % restent inexpliqués.

Par ailleurs, les choix budgétaires de sécurité civile, notamment en matière d'investissements lourds doivent, malgré les difficultés budgétaires, prendre en considération les conséquences des incendies en termes de vies humaines, de risques pour les habitations voisines et de destruction de la végétation, parfois massive comme dans les Bouches-du-Rhône cette année.

La prévention contre les incendies de forêt se traduit notamment par des subventions du Conservatoire de la forêt méditerranéenne -dont les crédits sont inscrits au budget du ministère de l'agriculture- affectées à des aménagements de terrain, à des actions de sensibilisation de la population et à la détection des feux. Les crédits du conservatoire enregistrent une nette diminution (47 millions de francs en 1997 contre 58,95 en 1996 et 100 millions de francs chaque année entre 1987 et 1992).

L'objectif de la direction de la défense et de la sécurité civiles, en matière de mobilisation préventive des moyens sur l'ensemble des zones à risques consiste à pouvoir attaquer tout feu dans les 10 premières minutes afin d'en éviter l'extension.