ANNEXE V -
COMMUNIQUÉ DU SYNDICAT
NATIONAL DES VÉTÉRINAIRES D'EXERCICE LIBÉRAL
SUR L'IDENTIFICATION ÉLECTRONIQUE DES CHIENS ET
DES CHATS EN FRANCE
On
compte à ce jour un peu plus de 70 000 chiens et chats identifiés
par une puce électronique en France alors que le procédé
n'est disponible dans notre pays que depuis le 3 décembre 2001.
La puce électronique est un petit cylindre d'une dizaine de
millimètres en matériau biocompatible porteur d'un identifiant
infalsifiable. Cette nouvelle technique est désormais reconnue et
agréée officiellement, comme le fut autrefois le tatouage
à l'encre comme procédé d'identification des animaux de
compagnie.
Placée sous la peau du cou par une injection indolore
réalisée par un vétérinaire, sans
anesthésie, la puce électronique permet grâce à un
code à 15 chiffres d'identifier les animaux de compagnie
« ad vitam aeternam ».
Sur ces 70 000 animaux de compagnie, on compte 52 000 chiens,
18 000 chats et quelque 300 furets.
Entre 1 000 et 2 000 animaux de plus sont identifiés chaque
jour.
La France est cependant en retard par rapport à ses partenaires
européens qui utilisent cette technique depuis plus de dix années.
Ainsi, environ 9 millions de chats et de chiens sont déjà
identifiés par la puce électronique en Europe :
. 4 millions au Royaume-Uni,
. 1,2 million en Allemagne,
. 550 000 en Belgique et 200 000 aux Pays-Bas,
. sans parler du Portugal, de l'Italie (environ 750 000), de l'Autriche
(environ 60 000), de la Suède ou de la Norvège.
Le Royaume-Uni, réputé pour sa sévérité, a
d'ailleurs récemment levé la quarantaine imposée lors
d'introduction des animaux de compagnie sur son territoire à la
condition expresse que la certification assurant qu'ils sont bien
vaccinés contre la rage soit garantie par une identification
électronique.
La Commission Européenne précise dans ses derniers
règlements qu'après une période transitoire de 8 ans,
seule l'identification électronique des chats et des chiens sera
autorisée au sein de l'Union Européenne.
Toutes les institutions qui sont susceptibles d'avoir à identifier un
animal perdu s'équipent peu à peu de l'appareil nécessaire
à la lecture de la puce électronique : pompiers, gendarmes,
douaniers, directions des services vétérinaires, refuges,
fourrières... La SPA a ainsi fait l'acquisition récente de 100
lecteurs pour équiper ses refuges.
Les 5 500 cabinets et cliniques vétérinaires françaises,
qui forment un maillage territorial parfait, sont à même
dès maintenant d'identifier un animal perdu porteur d'une puce
électronique qui leur serait porté.
Cette nouvelle technique d'identification réclame donc, comme toute
nouveauté une modification des comportements : l'absence de
tatouage visible d'emblée ne signifie plus aujourd'hui et signifiera de
moins en moins, absence d'identification.