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Projet de loi de finances pour 2003 : Agriculture, alimentation, pêche et affaires rurales

 

IV. L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE

Votre rapporteur spécial se félicite de ce que l'enseignement agricole soit devenue est des priorités premières du ministre chargé de l'agriculture.

Le budget consacré à la recherche et à l'enseignement au sein du budget de l'agriculture a fait l'objet d'une présentation spécifique par le ministre qui a annoncé une augmentation des crédits en 2003 de l'ordre de 1,3 %.

Votre rapporteur spécial se réjouit plus particulièrement cette année de l'attention nouvelle qui est portée à l'enseignement agricole privé, traditionnellement marginalisé au sein du budget de l'enseignement agricole.

Le ministre s'est en effet engagé à respecter les engagements de l'Etat envers l'enseignement privé en prévoyant notamment une révision des modalités de calcul des subventions aux établissements fixées par une convention de 1993. Ainsi, les dotations aux établissements privés seront revalorisées de 3,6 % en 2003.

V. LA VALORISATION DE L'IMAGE DE L'AGRICULTURE

Le présent projet de budget prévoit enfin les crédits destinés à la création du Fonds de valorisation et de communication (chapitre 44-70 article 80) qui était attendue depuis le vote de la loi d'orientation agricole de 1999. Une dotation de 2 millions d'euros est prévue pour abonder ce fonds qui sera prochainement mis en place.

Ce dispositif de communication, appelé de ses voeux par l'ensemble de la profession agricole, vise à rétablir un climat de confiance entre les consommateurs et les producteurs du monde agricole ainsi qu'à faire découvrir aux consommateurs les réalités de l'agriculture et de l'agro-alimentaire aujourd'hui.

Ce fonds devrait être géré et utilisé dans un souci de transparence et de concertation avec la profession agricole qui sera étroitement associée au choix des projets à financer, à leur montage ainsi qu'à leur gestion.

Votre rapporteur spécial ne peut que se réjouir de la création de ce fonds qui devrait permettre de rétablir une certaine sérénité dans les rapports entre consommateurs et producteurs, dans un contexte encore marqué par de graves crises sanitaires et alimentaires.