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D. LA FRANCE PAR RAPPORT À SES PARTENAIRES EUROPÉENS

1. Un besoin de financement plus élevé que chez nos principaux partenaires

Jusqu'au milieu des années 90, la situation budgétaire de la France était plutôt meilleure que celle de la moyenne des pays composant aujourd'hui l'Union européenne. En revanche, depuis 1999, le besoin de financement des administrations publiques françaises est de façon continue supérieur à celui des autres Etats membres.

Si le besoin de financement de la France est inférieur à la moyenne des pays ayant vocation à constituer l'Union européenne lorsque le processus d'élargissement actuellement en cours sera parvenu à son terme, il reste cependant supérieur à celui de l'Europe à 25.

Evolution du solde des administrations publiques

(en points de PIB)

Source : données chiffrées de la Commission européenne

La France partage avec la Grèce, l'Espagne, l'Italie et le Portugal le fait de compter parmi les cinq Etats membres à n'avoir dégagé de capacité de financement pendant aucun des trois exercices 1999, 2000 et 2001.

Selon les prévisions réalisées par la Commission européenne en octobre 2003, la France et l'Allemagne devraient enregistrer en 2003 et en 2004, de la même façon qu'en 2002, les besoins de financement les plus élevés de l'Union européenne. Cependant, en 2004 et en 2005, la France devrait faire partie des douze Etats membres dont la situation budgétaire s'améliore. Trois Etats membres verraient leur situation se dégrader, l'Italie, le Luxembourg et le Portugal.

Le solde des administrations publiques dans l'Union européenne,
aux Etats-Unis et au Japon

(en % du PIB)

 

1970-1990

1991-1995

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Belgique

- 6,8

- 5,9

- 0,4

0,2

0,6

0,1

0,2

- 0,4

- 0,4

Danemark

- 0,5

- 2,4

3,3

2,6

3,1

1,9

0,9

1,3

1,9

Allemagne

- 1,9

- 3,1

- 1,5

1,3

- 2,8

- 3,5

4,2

- 3,9

- 3,4

Grèce

- 5,7

-11,5

- 1,8

- 1,9

- 1,5

- 1,2

- 1,7

- 2,4

- 2,3

Espagne

- 2,4

- 5,6

- 1,2

- 0,8

- 0,3

0,1

0,0

0,1

0,2

France

- 1,2

- 4,5

- 1,8

- 1,4

- 1,5

- 3,1

- 4,2

- 3,8

- 3,6

Irlande

- 7,7

- 2,1

2,4

4,4

0,9

- 0,2

- 0,9

- 1,2

- 1,1

Italie

- 9,1

- 9,1

- 1,7

- 0,6

- 2,6

- 2,3

- 2,6

- 2,8

- 3,5

Luxembourg

-

1,7

3,5

6,4

6,2

2,4

- 0,6

- 2,1

- 2,5

Pays-Bas

- 3,2

- 3,5

0,7

2,2

0,0

- 1,6

- 2,6

- 2,7

- 2,4

Autriche

- 1,8

- 3,8

- 2,3

- 1,5

0,3

- 0,2

- 1,0

- 0,6

- 0,2

Portugal

- 4,6

- 5,2

- 2,8

- 2,8

- 4,2

- 2,7

- 2,9

- 3,3

- 3,9

Finlande

3,9

- 5,0

2,2

7,1

5,2

4,2

2,4

1,7

1,9

Suède

0,6

- 7,4

1,5

3,4

4,5

1,3

0,2

0,5

1,0

Grande-Bretagne

- 2,2

- 5,7

1,1

3,9

0,7

- 1,5

- 2,8

- 2,7

- 2,4

Union Européenne - 15

- 2,9

- 5,1

- 0,7

1,0

- 0,9

- 1,9

- 2,7

- 2,6

- 2,4

Euro

- 3,3

- 5,0

- 1,3

0,2

- 1,6

- 2,2

- 2,8

- 2,7

- 2,7

AC - 10

-

-

- 3,5

- 3,5

- 3,7

- 5,2

- 5,0

- 5,0

- 4,1

Union Européenne - 25

-

-

- 0,8

0,8

- 1,1

- 2,1

- 2,8

- 2,7

- 2,5

Etats-Unis

- 3,2

- 4,5

0,7

1,5

- 0,5

3,4

- 5,0

- 5,5

- 5,4

Japon

- 1,4

- 0,9

- 7,2

- 7,4

- 6,1

- 7,1

- 7,3

- 7,2

- 7,1

Source : Commission européenne

Entre 1999 et 2002, comme l'indique le graphique ci-dessous, le solde structurel27(*) des administrations publiques françaises a été très inférieur à la moyenne de l'Union européenne. Cette situation devrait se poursuivre en 2003, 2004 et 2005.

Evolution du solde structurel des administrations publiques

(en points de PIB)

Source : données chiffrées de la Commission européenne

* 27 Il existe des différences méthodologiques pour le calcul du solde structurel entre le gouvernement français et la Commission européenne. Ainsi, pour 2002, le gouvernement évalue le déficit structurel de la France à - 2,9 % du PIB tandis que la Commission européenne l'estime à - 3,7 % du PIB.

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