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2. La situation du marché français

Le groupe La Poste, qui détient l'essentiel du marché postal français, a réalisé un chiffre d'affaires total de 17,3 milliards d'euros en 2002 qui se répartit entre 86 % pour La Poste elle-même et 14 % pour ses filiales. Sur ce total, le courrier représente 59 % et les colis 18 %.

Comme le montrent les deux graphiques ci-après, le chiffre d'affaires de La Poste, avant l'étape d'ouverture à la concurrence intervenue au 1er janvier 2003, se répartit en quatre segments :

- les services qui demeurent dans le périmètre des services réservés et relèvent du service universel, à savoir la majeure part du courrier, soit 42 % ;

- les services appartenant au service universel et au secteur concurrentiel : une deuxième part du courrier (10 %), les recommandés (6 %), la distribution de la presse (5 %) et une première fraction du marché des colis (1 %), soit au total 22 % ;

- les services qui ne relèvent pas du service universel (troisième part du marché du courrier et seconde fraction du marché des colis, soit 10 %) ;

le quatrième segment (soit 26 % du CA), qui est constitué par les services financiers, n'est pas affecté par l'ouverture progressive du marché du courrier-colis.

Source : La Poste

Au sein du chiffre d'affaires de La Poste, la part des services réservés est appelée à passer de 49 % en 2002 à 42 % en 2003 puis à 37 % en 2006, tandis que, toutes choses étant égales par ailleurs, la part des services relevant du service universel tout en étant ouvert à la concurrence croîtrait de 14 % en 2002 à 21 % en 2003 et à 26 % en 2006, ainsi qu'il résulte du graphique ci-après.

Cette logique impose à La Poste d'améliorer son efficacité tout au long des prochaines années. C'est là son défi central.

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Source : La Poste

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