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3. L'accès aux vacances des seniors

Dans le cadre du programme interministériel « Bien vieillir », une charte d'accueil des seniors, à destination des hébergeurs et des opérateurs touristiques, doit être réalisée. Le groupe de travail constitué à la suite du comité interministériel du tourisme du 9 septembre 2003 poursuit par ailleurs une réflexion sur l'accompagnement. Il a adopté une méthodologie en trois points :

- repérer et cibler les populations à aider en fonction de leurs difficultés ;

- définir les modalités particulières d'accompagnement de ces populations ;

- mobiliser les partenaires locaux.

Pour 2004-2005, le comité interministériel réuni en juillet a par ailleurs lancé une expérience destinée à la fois à aider le départ en vacances des seniors et à lutter contre les effets négatifs sur les économies locales de la sous-occupation des équipements de tourisme entre les saisons touristiques. Il a donc préconisé d'allonger la saison touristique en proposant à un public de seniors des séjours à forfait, hors saison, dans des villages de vacances, dans la petite hôtellerie familiale et indépendante et dans l'hôtellerie de plein air. Le montage financier doit faire appel aux mutuelles, aux caisses régionales de retraite et d'allocations familiales, aux comités d'entreprise et aux services sociaux des communes.

Cette mesure, outre son objectif de départ en vacances des personnes âgées et de maintien du lien social, a un but économique : conforter l'emploi dans les stations touristiques hors saison (d'octobre à avril). L'allongement de la durée de la saison touristique doit générer des ressources économiques importantes, d'une part, en raison des nuitées supplémentaires qui induisent des rentrées fiscales nouvelles, et, d'autre part, du fait de la pérennisation des emplois ainsi que de la baisse des allocations de chômage versées aux salariés saisonniers du tourisme.

Une expérimentation sera conduite pendant deux ans dans cinq régions (Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes, Bourgogne, Aquitaine, Bretagne et Pays de la Loire), avec un financement de l'ANCV évalué à 800.000 euros et vise un objectif de 10.000 départs.

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