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c) Améliorer la qualité de la recherche universitaire

La quantité (d'étudiants à encadrer) a dégradé la qualité (des recherches effectuées).

Les enseignants-chercheurs ne cherchent pas assez (et par ailleurs les chercheurs des organismes n'enseignent pas suffisamment). Mais, on l'a vu, la mise en place d'un statut unique n'est pas immédiatement possible.

Les universités françaises non seulement manquent de moyens mais leur « gouvernance » est défaillante et leur autonomie insuffisante (malgré les principes affichés par la loi du 26 janvier 1984).

La mise en place, en leur sein, de structures de valorisation, les SAIC24(*), se heurte toujours à des difficultés (notamment fiscales).

Le principe de l' « égalité républicaine » doit être concilié avec celui, tout aussi républicain, de la récompense des mérites individuels des établissements et des étudiants les meilleurs.

Le premier est interprété comme impliquant une répartition équilibrée (avec un risque de saupoudrage) de l'offre d'enseignement supérieur sur tout le territoire national et l'absence de sélection à l'entrée des universités.

Le second suppose une certaine concentration de moyens sur des pôles d'excellence universitaires attirant les étudiants les plus motivés.

A terme, une autonomie accrue des universités et une élévation de leur niveau de recherche devrait permettre de créer entre elles, à la fois, une saine émulation, une spécialisation de leurs filières, un alignement « par le haut » sur les grandes écoles, pour les meilleures, et une considération plus respectueuse de la part des entreprises.

d) Faire des choix

La France est une puissance moyenne qui ne peut exceller dans tous les domaines.

Les priorités définies (sciences de la vie, sciences de la terre et de l'environnement, énergie et développement durable) sont souvent beaucoup trop vastes et doivent être mieux ciblées.

C'est l'une des raisons (voir plus loin) qui justifierait la mise en place d'un haut conseil auprès de l'ANR pour procéder à cette sélection nécessaire.

Au niveau de chaque établissement et - pourquoi pas - au niveau national, la méthode de réflexion « atout-attrait » prônée par le PDG du CNES, M. Yannick d'Escatha, pourrait contribuer à effectuer les choix qui s'imposent.

* 24 Service d'activités industrielles et commerciales.

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