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c) Les monnaies de collection étrangères

Le chiffre d'affaires de ce secteur dépend de plusieurs facteurs : les contrats internationaux, la valeur des métaux précieux mis en oeuvre, l'incidence du cours de l'euro face au dollar.

L'objectif de l'année 2003 n'a pas été atteint mais, comme en 2002, la prévision était ambitieuse. Les ventes, d'un montant de 1,3 million d'euros, ont reculé de 7,1 % par rapport à 2002, en raison notamment de la disparition des monnaies nationales. Etant donné la morosité constatée sur le premier semestre, ce résultat demeure satisfaisant.

L'année 2004 est décevante. Pour un objectif annuel de 1,8 million d'euros, les résultats à fin juin n'atteignent que 0,4 million d'euros. Les bons résultats sur le marché américain, suite au recrutement d'un agent commercial, ne compensent pas les effets de l'effondrement du marché allemand.

Etant donné la morosité du marché, l'objectif pour 2005, même ramené à 1,5 million d'euros, est encore ambitieux.

d) Les monnaies courantes étrangères

L'objectif pourtant raisonnable fixé pour 2003 n'a pu être atteint et les ventes, d'un montant de 6,5 millions d'euros (pour 254 millions de pièces), ont régressé de 17,7 % par rapport à 2002. S'agissant de l'euro, seule la principauté de Monaco a passé des commandes. Par ailleurs, une commande importante de francs CFA pour la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a permis de limiter la baisse dans ce secteur.

Pour 2004, les résultats à fin juin atteignaient 7,7 millions d'euros et les estimations en année pleine aboutissent à un doublement de la prévision : 15,9 millions d'euros pour 7,8 millions d'euros en prévision. Les actions renforcées de prospection portent leurs fruits et les capacités de production de l'usine de Pessac sont désormais disponibles après le pic de fabrication de l'euro. La Monnaie de Paris peut ainsi honorer des commandes importantes telles que celles passées par le Yémen et l'Afghanistan.

La prévision pour 2005, de 20,6 millions d'euros, prend en compte ces perspectives et se situe à un niveau sans précédent, de l'ordre du double des résultats des meilleures années. Elle intègre notamment une commande de 600 millions de pièces pour l'Afghanistan et 100 millions de pièces pour le Yémen. De plus, la Monnaie de Paris compte sur le recrutement de nouveaux agents et le soutien des missions économiques pour trouver de nouveaux débouchés, notamment en Asie (Afghanistan, Népal, Vietnam, Bangladesh) où les besoins en monnaie métallique portent sur des volumes importants.

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