Allez au contenu, Allez à la navigation



Projet de loi autorisant la ratification des protocoles au traité de l'Atlantique Nord sur l'accession de la République d'Albanie et de la République de Croatie

 

2. Les capacités militaires de l'Albanie

Même après l'effort de modernisation engagé, les capacités militaires de l'Albanie, pays d'un peu plus de 3 millions d'habitants, restent modestes. L'Albanie contribue néanmoins à l'opération de l'OTAN en Afghanistan à hauteur de 140 hommes. Elle a également engagé 60 hommes dans l'opération européenne Eufor Tchad.

L'armée albanaise compte aujourd'hui 13 900 hommes, dont 2 000 civils.

Les forces terrestres constituent la composante principale, avec environ 6 100 hommes. Elles comportent une brigade de réaction rapide déployable, un régiment de forces spéciales et une brigade de soutien, privilégiant ainsi la capacité de projection. Le plan d'équipement prévoit un renouvellement des véhicules blindés et de transport de troupes, ainsi qu'une amélioration de l'équipement des fantassins et des forces spéciales.

La brigade navale compte près de 1 100 hommes. Son rôle se limite à des missions de garde côtes, de surveillance maritime, de répression des trafics et de lutte anti-mines. Outre une quinzaine de vedettes et un chasseur de mines, elle dispose d'un patrouilleur neuf construit au Pays-Bas et livré en fin d'année dernière, trois autres patrouilleurs du même type devant être ultérieurement construits en Albanie.

Enfin, les forces aériennes ont été profondément restructurées. Elles se sont dessaisies de la totalité de leurs avions de combat d'origine soviétique. La brigade aérienne, qui compte près de 1 000 hommes, se limite à une flotte d'hélicoptères pour la plupart anciens. Un appel d'offres portant sur 17 hélicoptères de transport doit être lancé en vue de renouveler cette flotte destinée à des missions de transport tactique et d'évacuation sanitaire ou humanitaire. Par ailleurs, le plan d'équipement prévoit une modernisation du système de surveillance aérienne en liaison avec celui de l'OTAN. Toutefois, en l'absence d'aviation de combat, la brigade aérienne ne pourra assurer elle-même les missions de sûreté aérienne. En l'attente d'une acquisition de moyens propres, qui n'est pas programmée à court terme, ces missions seront assurées grâce à la coopération régionale, notamment aux forces aériennes italiennes.