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Projet de loi autorisant la ratification de l'accord de stabilisation et d'association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d'une part, et la République du Monténégro, d'autre part

 

B. UNE ECONOMIE TRÈS INTÉGRÉE À CELLE DE L'UNION EUROPÉENNE

Soutenue par d'importants flux d'investissements étrangers et par la demande intérieure, tirée par la hausse des prix de l'immobilier, la croissance du pays a dépassé 8 % en 2007. Les secteurs des services, en particulier le tourisme, de l'intermédiation financière et de l'immobilier sont les principaux contributeurs à la croissance.

Sous l'effet de cette croissance, le revenu par habitant a atteint 32 % de la moyenne des 27 en 2007, ce qui témoigne de l'effort de convergence à consentir pour la région.

Sans appartenir à la zone euro, le Monténégro utilise de facto cette monnaie, ce dont le Conseil a pris acte en octobre 2007.

La période qui a suivi l'indépendance a correspondu avec une importante phase de privatisations et de croissance des investissements étrangers qui ont représenté un flux net de 567 millions d'euros en 2008.

L'intégration économique avec l'Union européenne est importante : l'UE représente 65 % de ses exportations, 41 % de ses importations et 53 % des flux d'investissements directs étrangers.

Touché par la crise financière et économique, le Monténégro prévoit une croissance comprise entre 0 et 2 % pour 2009. Soutenu par une forte croissance, le développement de l'économie du pays devrait donc connaître un brutal ralentissement. Conscient de la vulnérabilité de son économie, le Monténégro a élaboré un plan de soutien aux banques et de sécurisation des dépôts, à hauteur de 10 % du PIB, soit 350 millions d'euros.