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Projet de loi de finances pour 2020 : Recherche et enseignement supérieur

21 novembre 2019 : Budget 2020 - Recherche et enseignement supérieur ( rapport général - première lecture )

LES AMENDEMENTS PROPOSÉS
PAR VOTRE COMMISSION

 

PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR 2020

 

SECONDE PARTIE
MISSION « RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR »

1

     

AM E N D E M E N T

présenté par

M. Philippe ADNOT

Rapporteur spécial

_________________

ARTICLE 38

ÉTAT B

Modifier ainsi les crédits des programmes :

(en euros)

Programmes

Autorisations d'engagement

Crédits de paiement

 

+

-

+

-

Formations supérieures et recherche universitaire
dont titre 2

3 500 000

 

3 500 000

 

Vie étudiante

       

Recherches scientifiques et technologiques pluridisciplinaires

       

Recherche spatiale

 

3 500 000

 

3 500 000

Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables

       

Recherche et enseignement supérieur en matière économique et industrielle

dont titre 2

       

Recherche duale (civile et militaire)

       

Recherche culturelle et culture scientifique

       

Enseignement supérieur et recherche agricoles

dont titre 2

       

TOTAL

3 500 000

3 500 000

3 500 000

3 500 000

SOLDE

0

0

OBJET

Cet amendement tend à relever le montant de l'enveloppe accordée aux établissements d'enseignement supérieur privés dans le projet de loi de finances pour 2020.

Les établissements d'enseignement supérieur privé d'intérêt général (EESPIG) participent en effet pleinement à la mission de service public de l'enseignement supérieur, en contribuant notamment à absorber la hausse des effectifs dans l'enseignement supérieur.

Ainsi, en 2019, l'enseignement privé accueille plus de 9 500 nouveaux étudiants, ce qui représente une augmentation de 9 % du nombre d'élèves scolarisés dans ces établissements. Or, force est de constater que ces derniers ne bénéficient pas, pour remplir leurs missions, d'un soutien financier adéquat de l'État.

En effet, sur la période allant de 2009 à 2019, les effectifs étudiants en formation initiale reconnue par l'État ont été multipliés par deux, passant de 56 500 étudiants en 2009 à 115 368 étudiants en 2018-2019, tandis que dans le même temps, l'effort budgétaire consenti en faveur des EESPIG n'a progressé que de 11 %.

Mécaniquement, la part du soutien de l'État par étudiant a donc diminué de près de 46 % sur cette période, passant de 1 097 euros en moyenne par étudiant et par an en 2009 à 597 euros en 2018 , tandis que le financement moyen d'un étudiant dans l'enseignement supérieur public s'élève à plus de 10 000 euros.

En pratique, si l'enveloppe allouée aux EESPIG progresse de 3 millions d'euros dans le budget 2020, cette hausse de crédits sera quasiment totalement absorbée par l'arrivée de nouveaux établissements dans le périmètre EESPIG.

La situation financière des EESPIG est donc particulièrement préoccupante. Dans ce contexte, le maintien, en 2019, d'un niveau de mise en réserve des crédits de près de 7 % sur l'ensemble de la subvention reçue est particulièrement surprenant.

En conséquence, le présent amendement propose d'augmenter la dotation de l'État à l'enseignement supérieur privé de 3,5 millions d'euros en 2020.

À cette fin, le présent amendement prévoit :

- de réduire de 3,5 millions d'euros le programme 193 « Recherche spatiale », en portant cette baisse sur l'action 04 « Maîtrise de l'accès à l'espace » ;

- d'abonder, en contrepartie, de la même somme l'action 04 « Établissements d'enseignement privés » du programme 150 « Formations supérieures et recherche universitaire »

 

PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR 2020

 

SECONDE PARTIE
MISSION « RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR »

2

     

AM E N D E M E N T

présenté par

M. Philippe ADNOT

Rapporteur spécial

_________________

ARTICLE 76 SEXDECIES

Supprimer cet article.

OBJET

Le présent article prévoit la remise au Parlement, dans un délai de neuf mois à compter de la promulgation de la loi de finances pour 2020, d'un rapport sur les moyens d'améliorer la pertinence de l'indicateur « Qualité de la gestion immobilière » du programme « Formations supérieures et recherche universitaire ».

L'objectif poursuivi in fine serait d'instaurer un indicateur permettant de conditionner les subventions publiques aux universités à la bonne gestion de leur parc immobilier. Pour l'auteur de l'amendement, cet indicateur pourrait reposer sur le ratio entre la gestion du patrimoine immobilier et le niveau des subventions allouées par le budget du ministère.

Si l'intention ayant présidé à l'adoption de cet article semble parfaitement louable, permettant d'interpeller le Gouvernement sur un sujet sensible, force est de constater que la remise de ce rapport ne contribuera pas à éclairer davantage la représentation nationale sur la qualité de la gestion immobilière.

En effet, le rapport précité devra se contenter de dresser des pistes d'évolution des indicateurs de performance actuellement annexés dans les documents budgétaires ; il ne sera donc d'aucune utilité au Parlement, s'adressant en réalité à l'administration elle-même, de qui relève l'élaboration des indicateurs de performance.

 

PROJET DE LOI DE FINANCES
POUR 2020

 

SECONDE PARTIE
MISSION « RECHERCHE ET ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR »

3

     

A M E N D E M E N T

présenté par

M. Philippe ADNOT

Rapporteur spécial

_________________

ARTICLE 76 SEPTDECIES

Supprimer cet article.

OBJET

Le présent article prévoit la remise au Parlement, avant le 1er juillet 2020, d'un rapport sur l'application de la stratégie d'attractivité « Bienvenue en France », veillant notamment à présenter les données et statistiques afférentes à la mise en place des droits d'inscription différenciés par les étudiants en mobilité internationale.

Cependant, si cette demande est parfaitement légitime, force est de constater qu'elle est déjà satisfaite. En effet, Campus France devrait remettre un rapport sur le même sujet avant la fin du premier trimestre 2020, permettant de disposer de l'ensemble des données statistiques demandées.

Dans ce contexte, il ne semble pas pertinent de demander la remise au Parlement d'un rapport supplémentaire, ce d'autant qu'un doute subsiste quant à l'appartenance de cet article au domaine des lois de finances tel que défini par l'article 34 de la LOLF.