III. LA STRUCTURE DU PROJET DE BUDGET

A. SERVICES VOTÉS ET MESURES NOUVELLES

Pour 1998, les services votés s'élèveront à 217,9 milliards de francs, les mesures nouvelles à 20,3 milliards de francs.

Sur le titre III, l'accroissement des mesures nouvelles au titre du personnel (+ 1,4 milliard de francs) se trouve atténué par un effort d'économie sur le fonctionnement des unités et services.

Au titre V, les mesures nouvelles (17,3 milliards de francs) vont, pour l'essentiel, aux fabrications (10,2 milliards). L'écart se creuse au détriment des études et recherches (5,1 milliards de francs de mesures nouvelles en 1997, 4,7 milliards de francs pour 1998).

Les mesures nouvelles du titre VI (subventions) s'élèvent à 1,6 milliard de francs.

B. AUTORISATIONS DE PROGRAMME ET CRÉDITS DE PAIEMENT

Les autorisations de programme en lois de finances initiales continuent leur décroissance :

1990 : 121,7 milliards de francs

1994 : 99,1 milliards de francs

1995 : 98,2 milliards de francs

1996 : 92,4 milliards de francs

1997 : 90,8 milliards de francs

1998 : 82,8 milliards de francs (dont 79 milliards de francs pour le titre V).

Toutefois les autorisations de programme disponibles sont, en réalité, supérieures aux montants indiqués dans les lois de finances.

COMPARAISON DES AUTORISATIONS DE PROGRAMME DISPONIBLES ET DES CRÉDITS DE PAIEMENT DISPONIBLES EN EXÉCUTION (1990-1995)

(DÉPENSES EN CAPITAL)

(En millions de francs courants)

Années

AP disponibles

CP disponibles

AP disponibles/

CP disponibles

1990

126 257

103 268

1,222

1991

131 325

104 189

1,260

1992

120 849

103 277

1,170

1993

122 571

98 209

1,248

1994

124 998

99 847

1,251

1995

100 269

86 069

1,164

La gestion des autorisations de programme se trouve, en effet, fortement perturbée par l'annulation ou le " gel " des crédits de paiement destinés à les financer, provoquant des reports de ces autorisations.

Cette situation à l'évidence n'est pas satisfaisante . D'abord parce que l'existence des autorisations de programme non affectées risque de provoquer des engagements sans rapport avec les capacités de paiement.

Ensuite parce que l' accroissement des commandes pluriannuelles , qui doivent contribuer à la diminution des coûts des armements, exige évidemment une restauration de la signification des autorisations de programme . Une première tranche de commandes pluriannuelles porte sur les missiles (MICA, APACHE), les torpilles MU 90 et le développement du statoréacteur VESTA. On peut regretter qu'elle ne soit pas plus substantielle.

Nous avons déjà eu l'occasion, en effet, d'exprimer notre accord quant au recours à cette technique que devrait faciliter le contenu de la nouvelle loi de programmation puisque celle-ci ne porte plus seulement sur les crédits de paiement mais couvre également les autorisations de programme. Le recours aux commandes pluriannuelles suppose toutefois une certaine reconversion des services du ministère de la Défense que les multiples annulations et " gels " de crédits ont contraints à un simple " pilotage " à courte vue des crédits de paiement.

Il convient de noter que depuis 1992 les autorisations de programme ne sont plus ouvertes que dans la limite des crédits de paiement. Ce rapport a été maintenu dans la loi de programmation militaire 1997-2002.

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