IV. L'ENVIRONNEMENT LÉGISLATIF, ADMINISTRATIF ET RÉGLEMENTAIRE DES PME

A. L'ÉTERNEL COMBAT POUR LA SIMPLIFICATION

1. Une prolifération de textes

Il semble que l'on assiste à une certaine inflation de textes législatifs. Les textes d'application ont souvent du mal à suivre.

Il a fallu deux ans, par exemple, pour que sortent les principaux décrets de la loi Raffarin du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat.

Il en résulte un ensemble de textes touffus susceptible, par sa complexité, de désorienter les responsables des PME.

N'est-il pas révélateur qu'il ait fallu, par un décret du 18 mars 1981, créer des centres de formalités des entreprises et que l'assistance aux artisans en la matière accapare une part appréciable de l'activité des chambres des métiers ?

Comme le disait récemment le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, devant l'assemblée annuelle de la CGPME, "Moins de formalités, c'est plus de temps pour créer, embaucher, investir".

2. Une codification ou un regroupement seraient à tout le moins nécessaires

On peut se demander si une refonte de l'ensemble des dispositions relatives aux PME dans une loi comme celle du 11 février 1994 ne serait pas nécessaire ou à défaut leur codification.

B. UNE APPLICATION DES LOIS QUI LAISSE PARFOIS À DÉSIRER

1. La loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat

Quatre des six rapports au Parlement prévus par cette loi sont encore attendus.

Ils doivent traiter :

- du programme national de développement et de modernisation des activités commerciales et artisanales ;

- de l'impact de la soumission à autorisation des créations et extensions d'établissements hôtelières ;

- de la qualification professionnelle exigée pour l'exercice d'un certain nombre d'activités artisanales ;

- enfin, des conditions d'exercice de l'activité de restaurateur.

2. La loi du 11 février 1994 relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle

Quatre ans et demi après la promulgation de cette loi, son décret d'application concernant la déclaration unique d'embauche et l'unification des assiettes de certaines cotisations sociales n'est toujours pas paru !

Cette négligence, hautement symbolique, laisse deviner le chemin qui reste à parcourir en matière de simplification administrative.

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