AVANT-PROPOS

Mesdames, Messieurs,

Les perspectives de la branche famille pour l'année 2000 devraient constituer, pour votre rapporteur, un motif de satisfaction : le retour à une situation structurellement excédentaire permet d'envisager l'avenir avec confiance et d'afficher de nouvelles ambitions pour la famille.

C'est pourtant un sentiment de déception et d'inquiétude qui l'emporte : cette situation favorable ne profitera en rien aux familles, ni à celles d'aujourd'hui, ni à celles de demain.

Renouant avec des pratiques qu'on croyait pourtant révolues et bafouant le principe de la séparation des branches de la sécurité sociale, le Gouvernement confisque à la branche famille ses excédents et affecte une partie de ses ressources au financement, en apparence, du fonds de réserve pour les retraites, en réalité, des " 35 heures ".

Dès lors, les moyens consacrés à des mesures nouvelles en faveur des familles apparaissent fatalement limités et trahissent le manque d'ambition qui caractérise la politique familiale menée par le Gouvernement.

La juxtaposition de simples mesures techniques d'aménagement, de consolidation, d'ouvertures de chantiers ne saurait remplacer un plan ou un engagement à moyen ou long terme et ne traduit que l'absence d'un engagement politique fort.

Dans ces conditions, comment ne pas être sceptique devant les projets du Gouvernement de favoriser un " renouveau de la politique familiale " ? L'heure semble être plutôt au " recyclage " des excédents de la branche famille qu'à la nécessaire relance de notre politique familiale, que le Sénat appelle pourtant de ses voeux.

Pour sa part, notre Haute Assemblée a souhaité solennellement rappeler, à l'occasion de l'examen, en juin dernier, d'une proposition de loi relative à la famille, déposée par les quatre présidents de groupe de la majorité sénatoriale -MM. Jean Arthuis (UC - Mayenne), Guy Cabanel (RDSE - Isère), Henri de Raincourt (RI - Yonne) et Josselin de Rohan (RPR - Morbihan)-, tout l'attachement qu'il portait à une politique familiale ambitieuse, à même de préserver la cohésion sociale et le dynamisme de notre pays.

I. LA BRANCHE FAMILLE EN 2000 : UN INSTRUMENT DE DÉBUDGÉTISATION

A. UN EXCÉDENT " SPONTANÉ " DE 6 MILLIARDS DE FRANCS EN 2000

1. Des comptes peu transparents

L'analyse des comptes de la branche famille présentés à la Commission des comptes de la sécurité sociale et sur lesquels s'appuie le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2000 est rendue malaisée par quatre difficultés méthodologiques majeures :

- le maintien d'une comptabilité en encaissements-décaissements ;

- la traditionnelle majoration de l'allocation de rentrée scolaire ;

- la modification du mode d'affectation des recettes ;

- l'existence de comptes qui ne sont ni spontanés, ni tendanciels, ni prévisionnels.

Le maintien d'une comptabilité en encaissements-décaissements ;

Comme l'a souligné la Cour des comptes, l'application du principe de comptabilisation en droits constatés aux opérations des organismes de la sécurité sociale constitue " un progrès -dans la voie de la clarification des comptes de la sécurité sociale- dont il importe de souligner l'importance " 1( * )

Comme l'a montré notre collègue M. Charles Descours dans son rapport sur les lois de financement de la sécurité sociale 2( * ) , la comptabilisation des droits constatés présente en effet quatre avantages :

1.  un résultat indépendant des événements venant perturber le règlement des cotisations ou le paiement des prestations ;

2.  une étape importante vers l'harmonisation des comptabilités et des méthodes comptables de l'ensemble des régimes ;

Encaissements-décaissements et droits constatés :
les deux principes de comptabilisation

Une comptabilité en encaissements-décaissements consiste à n'enregistrer les opérations qu'à partir du moment où celles-ci sont recouvrées (cotisations) ou payées (prestations).

Pour résumer, une comptabilité en encaissements-décaissements est une comptabilité de trésorerie.

Une comptabilité en droits constatés consiste à rattacher à un exercice les dépenses et les recettes dès la naissance du fait générateur. En fin d'exercice, les opérations qui ont pris naissance dans l'année mais qui n'ont pas donné lieu à encaissement ou paiement sont rattachées à l'exercice comptable sous forme de produits à recevoir (créances), de provisions ou de charges à payer (dettes).

Pour résumer, une comptabilité en droits constatés est une comptabilité de créances et de dettes.

Avant la réforme, les comptes des caisses du régime général étaient en encaissements-décaissements. Néanmoins, elles utilisaient déjà, pour certaines opérations, la technique des droits constatés (exemple de certaines avances ou compensations de l'Etat).

En revanche, les régimes complémentaires et les compagnies d'assurance étaient déjà en droits constatés.

3.  un cadre comptable similaire pour l'ensemble des régimes, les régimes complémentaires et les mutuelles ;

4.  une transparence financière entre les différents acteurs de la sécurité sociale, puisque les droits constatés font apparaître les créances et les dettes respectives de chacun.

Le décret n° 96-448 du 23 mai 1996 a officialisé la comptabilisation en droits constatés dans les organismes du régime général à compter du 1 er janvier 1996. Cette réforme a été étendue aux autres régimes à partir du 1 er janvier 1997.

Pourtant, cette année encore, les comptes soumis à la Commission des comptes de la sécurité sociale, comme le projet de loi de financement de la sécurité sociale, sont établis en encaissements-décaissements.

Comme le rappelle M. François Monier, secrétaire général de la Commission des comptes de la sécurité sociale, dans l'avant-propos du rapport de septembre 1999, " le projet de faire basculer les travaux de la Commission en comptabilité de droits constatés, qui avait été annoncé il y a un an, n'a pu être mené à bien en 1999, faute de moyens dans les services de l'administration. Il se trouve donc reporté. " M. Monier ajoute : " Cette situation ne saurait durer très longtemps. "

Votre rapporteur ne peut qu'approuver ce jugement et demeure persuadé, comme le secrétaire général de la Commission des comptes, que l'achèvement de la réforme des droits constatés par son application aux comptes de la sécurité sociale constitue un objectif prioritaire.

Le maintien des comptes de la sécurité sociale en encaissements-décaissements demande en effet la production de tables de passage qui, selon les termes mêmes du secrétaire général de la Commission des comptes, " risquent de fournir des estimations d'une qualité décroissante au cours du temps ".

La majoration de l'allocation de rentrée scolaire

L'analyse de l'évolution des recettes et des dépenses de la branche famille se heurte traditionnellement au problème soulevé par le mode de comptabilisation de la majoration de l'allocation de rentrée scolaire (ARS).

L'Etat procède en effet à la majoration systématique de l'ARS depuis quelques années. Cette majoration est versée par la branche famille et théoriquement compensée par l'Etat. Cette majoration n'est pourtant jamais acquise et son montant varie d'année en année : elle n'est donc pas comptabilisée dans les prévisions de dépenses figurant dans le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale.

L'impact de cette majoration rend donc difficile l'analyse des évolutions de recettes et de dépenses d'une année sur l'autre. Comme le souligne de manière répétée le rapport de la Commission des comptes, " les variations du montant de la majoration d'ARS et sa prise en charge partielle ou totale par l'Etat perturbent assez fortement la structure du compte ".

Pour avoir une idée plus précise de l'évolution des comptes de la branche famille, il faut donc parfois " neutraliser " l'impact de la majoration d'ARS. On peut d'ailleurs se demander quelle signification revêt pour le Parlement le vote d'un objectif de dépenses pour la branche famille qui n'intègre pas cette majoration : cette dernière étant devenue quasiment systématique à l'occasion de chaque rentrée scolaire, l'objectif de dépenses est fatalement dépassé de plusieurs milliards. Toutefois, si cette majoration est intégralement compensée par l'Etat, le solde final de la branche n'en est pas affecté, sous réserve de l'impact en trésorerie des retards de remboursement...

La difficulté de l'analyse sera encore accrue en 2000 puisque le Gouvernement a décidé la prise en charge par la branche famille, à hauteur de 2,5 milliards de francs, d'une partie du coût de la MARS qui sera accordée à la rentrée scolaire 2000. Les dépenses prévisionnelles de la branche famille en 2000, telles que les prévoit le rapport de la Commission des comptes, intègrent donc une augmentation de 2,5 milliards de francs des dépenses au titre de l'ARS.

La modification du mode d'affectation des recettes

L'affectation des recettes entre les différentes branches du régime général et les organismes concourant à leur financement (FSV, CADES) s'effectuait avant 1998 au niveau central de l'ACOSS selon des clefs de répartition au caractère parfois un peu arbitraire.

Cette affectation est désormais réalisée selon le système RACINE qui ventile à la source -au niveau des URSSAF- les recettes de la sécurité sociale.

Cette modification introduit une rupture dans la série des encaissements recensés, ce qui rend non significatives les évolutions entre 1997 et 1998 et rend difficile la compréhension du niveau même de ces encaissements.

La branche famille a été relativement pénalisée par ce nouveau mode d'affectation des recettes. Si l'on compare les encaissements dont elle aurait bénéficié avec l'ancien système et les sommes qui lui sont aujourd'hui affectées, la branche famille perd 2,5 milliards de francs pour l'année 1998.


 

Répartition comptable RACINE

Attributions forfaitaires
en trésorerie

 
 

Montant
(milliards de francs)

%

Montant
(milliards de francs)

%

Ecart (milliards de francs

CNAF

163,637

15,14

166,139

15,36

- 2,502

Des comptes qui ne sont ni spontanés, ni tendanciels, ni prévisionnels

Les comptes présentés, en septembre 1999, à la Commission des comptes de la sécurité sociale pour l'année 1999 constituent des prévisions. Ils intègrent les informations disponibles au début du mois de septembre sur les différents régimes.

Comme le souligne le rapport de la Commission des comptes, " la nature des comptes établis pour l'an 2000 est différente. Ce ne sont pas à proprement parler des prévisions puisqu'ils n'intègrent pas, par construction, les mesures de la loi de financement dont plusieurs auront un impact sensible sur les soldes des régimes. Ce ne sont pas non plus exactement des comptes " tendanciels " qui correspondraient à une projection spontanée fondée sur l'application stricte de la réglementation en vigueur, l'analyse des évolutions passées et l'estimation de l'impact des mesures déjà connues ".

S'agissant de la branche famille, cette pratique un peu floue conduit ainsi le rapport de la Commission des comptes à tenir compte pour 2000 d'un certain nombre d'hypothèses qui s'avèrent d'ores et déjà erronées. Les comptes de la branche famille publiés par la Commission des comptes de la sécurité sociale et sur lesquels s'appuie le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2000 n'ont donc aucune signification réelle.

L'ensemble des éléments qui viennent d'être évoqués contribuent à une certaine opacité des comptes de la branche famille, opacité qui permet au Gouvernement de choisir la présentation des comptes qu'il juge la plus avantageuse.

La première tâche de votre rapporteur consiste donc à examiner et à retraiter les comptes de la branche famille fournis par le Gouvernement, afin d'obtenir une image de la situation de cette branche plus sincère et plus conforme à la réalité.

2. Une situation améliorée en 1999

Après avoir été longtemps excédentaire, la branche famille connaissait depuis 1994 des déficits importants : 10,5 milliards de francs, en 1994, 38,9 milliards de francs en 1995 3( * ) , 9,7 milliards de francs en 1996, 14 milliards de francs en 1997, 1,9 milliard de francs en 1998.

Les comptes prévisionnels de la Commission des comptes de la sécurité sociale de septembre 1999 font en revanche apparaître une nette amélioration du solde de la branche famille qui s'établirait à + 3,26 milliards de francs en 1999.

Votre rapporteur tient à rappeler à cette occasion que la branche famille a connu jusqu'en 1993 des excédents réguliers -de 10,7 milliards de francs en 1993, par exemple- qui ont souvent permis de financer les déficits des branches vieillesse et maladie. L'excédent structurel que connaissait alors la branche famille a longtemps servi d'alibi aux prélèvements de toutes sortes qui ont été effectués à ses dépens. La séparation des branches de la sécurité sociale et l'obligation de l'équilibre financier de chacune d'elles, prévue par la loi n° 94-637 du 25 juillet 1994 relative à la sécurité sociale, sont intervenues au moment même où la situation de la branche famille connaissait les premières difficultés.

Pour 1998, les résultats définitifs de la branche famille présentés dans le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale de septembre 1999 font apparaître un déficit de 1,9 milliard de francs pour 1998 avec 254,4 milliards de francs de dépenses pour 252,5 milliards de francs de recettes.

Comptes de la branche famille
(y compris majoration de l'allocation de rentrée scolaire)

(en milliards de francs)

 

1998 (définitif)

Evolution (1998/1997)

1999 (prévisionnel) )

Evolution (1999/1998)

Recettes

252,543

+ 4,1 %

269,385

+ 6,7 %

Dépenses

254,446

- 1,0 %

266,126

+ 4,6 %

Solde

- 1,903

 

+ 3,259

 

Ces résultats restent marqués par la modification de la structure des encaissements qui fait suite au passage au système RACINE précédemment évoqué et qui s'est traduite par une perte de recettes de 2,5 milliards pour la branche famille.

Les dépenses en 1998 sont en diminution de 1 % par rapport à 1997. Cette évolution s'explique essentiellement par la mise sous condition de ressources des allocations familiales, qui a entraîné une diminution de 5 % de cette prestation en métropole, et par une baisse importante de l'AGED (- 13,6 %) suite aux mesures gouvernementales de diminution du montant de cette prestation. Le retour à la normale du niveau de la prise en charge par la branche famille des cotisations vieillesse des parents au foyer (AVPF) se traduit par une diminution de 10,8 % de ce poste en 1998.

En 1999, la branche retrouverait un solde excédentaire -3,26 milliards de francs- avec 269,4 milliards de francs de recettes prévisionnelles et 266,1 milliards de francs de dépenses prévisionnelles.

Les dépenses augmenteraient de 4,6 % en 1999 en raison principalement du retour à l'universalité des allocations familiales. L'aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agréée (AFEAMA) continuerait de progresser assez rapidement du fait de la moindre attractivité de l'allocation de garde d'enfant à domicile (AGED).

Les recettes devraient augmenter rapidement par rapport à 1998 (+ 6,7 %) en raison du remboursement par l'Etat, pour la première fois, de l'allocation de parent isolé (API) pour un montant de 4,1 milliards de francs.

Bénéficiaires tous régimes des prestations métropole et DOM depuis 1994


Nombre de bénéficiaires en milliers

1994

1995

1996

1997

1998

Entretien des enfants

 
 
 
 
 

Allocations familiales (AF)

4.701

4.706

4.708

4.721

4.390

Complément familial " famille " (CF)

1.040

1.036

953

937

938

Allocation de rentrée scolaire (ARS)

3.038

3.059

3.075

3.066

3.129

Aide à la scolarité

721

748

722

776

 

Naissance, jeune enfant

 
 
 
 
 

Alloc. pour jeune enfant (APJE)

 
 
 
 
 

dont APJE courte

475

485

420

420

428

APJE longue

1.292

1.167

1.128

1.071

1.068

Alloc. parentale d'éducation (APE)

175

303

450

533

542

Alloc. de garde d'enfant à domicile (AGED)

25

47

67

83

74

Aide emploi assistante maternelle (AFEAMA)

273

326

384

437

487

Allocation d'adoption

 

2

2

2

2

Monoparentalité

 
 
 
 
 

Alloc. de parent isolé (API)

169

164

163

164

163

Alloc. soutien familial (ASF)

560

571

582

593

605

Autres

 
 
 
 
 

Prestations hors métropole

76

68

63

59

51

Allocation différentielle

12

10

13

16

14

Logement (B)

5.823

6.023

6.158

6.164

6.309

Alloc. logement familiale (ALF)

1.137

1.159

1.158

1.175

1.206

Aide personnalisée au logement (APL)

2.729

2.795

2.855

2.844

2.868

Alloc. logement social (ALS)

1.956

2.069

2.145

2.155

2.235

Invalidité (C)

 
 
 
 
 

Alloc. pour adultes handicapés (AAH)

598

614

631

648

668

Complément d'AAH

98

106

112

117

125

Alloc. d'éducation spéciale (AES)

101

102

104

106

110

Précarité (D)

 
 
 
 
 

Revenu minimum d'insertion (RMI)

908

946

1.010

1.068

1.110

3. Un excédent " spontané " de 6 milliards de francs en 2000

La situation de la branche famille en 2000 est bien meilleure que ce que fait apparaître la présentation des comptes choisie par le Gouvernement.

Selon le rapport de la Commission des comptes de la sécurité sociale, les recettes atteindraient, en 2000, 268,194 milliards de francs tandis que les dépenses s'élèveraient à 265,651 milliards de francs. La branche serait par conséquent excédentaire de 2,543 milliards de francs.

Cet excédent serait ramené à 1,41 milliard de francs après les différentes mesures nouvelles annoncées par le Gouvernement et dont l'impact total est estimé à 1,14 milliard de francs dans l'annexe C du projet de loi.

Cette présentation des comptes est largement biaisée : elle ne reflète en rien la situation de la branche famille.

Ces estimations tiennent en effet compte d'un certain nombre d'hypothèses qui affectent de manière très significative les comptes de la branche, à la fois en recettes comme en dépenses :

- la revalorisation au 1 er janvier de la base mensuelle de calcul des allocations familiales de + 0,2 %, compte tenu d'un rattrapage négatif de - 0,5 % au titre de l'évolution des prix de 1999 ;

- la prise en compte dans la limite de 2,5 milliards de francs, à titre provisionnel, d'une majoration de l'allocation de rentrée scolaire à la charge de la CNAF ;

- la prise en compte, à titre provisionnel, d'une contribution de 1,010 milliard de francs de la branche famille au financement de la réduction du temps de travail.

Si la première hypothèse est traditionnelle, les deux autres résultent de décisions gouvernementales qui n'avaient pas vocation à être intégrées dans les prévisions du rapport de la Commission des comptes. Il eût été en effet plus orthodoxe que le Gouvernement distingue, d'une part, l'évolution spontanée de la branche, d'autre part l'impact des mesures nouvelles.

Si l'on souhaite avoir une idée de la situation de la branche plus conforme à la réalité, il convient par conséquent de retraiter les comptes publiés dans le rapport de la Commission des comptes.

Ce retraitement consiste à soustraire du montant des dépenses les sommes relatives à la prise en charge de la MARS (2,5 milliards de francs) et au financement de la réduction du temps de travail (1,01 milliard de francs).

On obtient alors un total de dépenses " spontanées ", c'est-à-dire avant toute mesure nouvelle décidée par le Gouvernement, de 262,141 milliards de francs, soit, pour un montant de recettes inchangé, un solde excédentaire de 6,053 milliards de francs.

Evolution " spontanée " de la branche famille

(hors mesures nouvelles)

(en milliards de francs)

 

Année 2000

Evolution (2000/1999)(1)

Recettes

268,194

+ 2,2 %

Dépenses

262,141

+ 1,1 %

Solde

+ 6,053

 

(1) hors majoration de l'allocation de rentrée scolaire (MARS)

Les recettes enregistreraient une progression plus forte (+ 2,2 %) que les dépenses (+ 1,1 %).

La présentation choisie par le rapport de la Commission des comptes et le Gouvernement poursuit en réalité un triple objectif :

- dissimuler l'ampleur de l'excédent que connaît la branche famille ;

- minorer l'impact de la dégradation des comptes imputable aux ponctions décidées par le Gouvernement ;

- ne faire apparaître officiellement que le seul 1,41 milliard de francs qui bénéficie aux familles.

Solde de la branche famille

(en milliards de francs)

Note : 2000: après mesures annoncées par le Gouvernement

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