B. LES PAYS-BAS : UNE COOPÉRATION POUSSÉE ENTRE L'ÉTAT ET LES VILLES

• Aux Pays-Bas, la cogestion entre l'Etat et les grandes villes s'est concrétisée dans la « politique des grandes villes ». Créée initialement pour les quatre principales villes du pays, elle a ensuite été étendue à 25 villes de 60.000 à 600.000 habitants.

Les fonds ont tout d'abord été globalisés au niveau central : il existe un budget unique, le budget d'investissement pour la réhabilitation urbaine, qui regroupe pratiquement l'ensemble des fonds destinés aux municipalités et concernant le logement, l'environnement, les espaces publics et les activités économiques. Ce budget contraint les différents ministères à une plus grande cohérence dans la formulation de leurs politiques .

Ce système d'intégration des politiques et des financements se retrouve aux échelons locaux, les financements de la régénération urbaine étant autant que possible globalisés au niveau de la ville, parfois celui de l'arrondissement.

• La coopération entre l'Etat et les villes s'effectue suivant des principes clairs : en contrepartie de l'octroi de fonds supplémentaires, les villes sont libres de réaliser leurs programmes après que ceux-ci ont été discutés avec l'échelon central. L'Etat fixe les orientations principales et fournit l'essentiel des ressources. Des programmes multi-annuels sont engagés en collaboration étroite entre les deux instances.

Les autres autorités -organisations sociales, établissements d'éducation, entreprises- sont invitées à participer à la politique de revitalisation, une collaboration étroite avec le secteur privé étant fortement encouragée au niveau local .

Cette coopération s'accompagne d'une réorganisation des services vers davantage d'intégration ainsi que d'une mise en commun au niveau de la ville des fonds destinés à la politique de la ville. Trois « piliers » -économique, social et urbain- ont été définis. Ils constituent l'approche intégrée de la régénération urbaine et s'appliquent à tous les niveaux de réalisation des opérations : Etat, ville et territoire .

• Enfin, ce système repose sur un nouveau type de gouvernance locale appelée « politique complémentaire de gestion urbaine ». Pour chaque zone, il existe un comité de direction responsable du développement local, qui comprend deux membres : un représentant de la ville et le président du conseil du quartier, tous deux élus. Ce comité approuve le plan d'investissements et le rapport de suivi annuel, et administre le budget de la zone d'action.

Page mise à jour le

Partager cette page