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C. EN GRANDE-BRETAGNE : LE RÔLE PRIMORDIAL DU SECTEUR PRIVÉ

Le modèle anglais est quant à lui beaucoup plus éloigné de la France. Il se caractérise, depuis la « stratégie nationale pour la rénovation des quartiers » lancée en janvier 2001 afin d'orienter davantage les programmes généraux vers les besoins spécifiques des zones les plus défavorisées, par le déclin du rôle des collectivités locales et l'accroissement de celui du secteur privé, d'organisations et d'agences gouvernementales chargées de la mise en place des programmes.

Partout des partenariats locaux ont été institués, notamment avec des entreprises privées. Ce sont ces partenariats qui décident d'un plan local pour le quartier ou le secteur. Il existe 88 secteurs qui, suite à un processus de validation, ont reçu des fonds spécifiques.

Les « bureaux régionaux du gouvernement », créés en 1994, doivent promouvoir les politiques gouvernementales avec les autorités locales, suivant des pratiques informelles : la contractualisation est absente, il s'agit de « coopération », à l'instar de ce qui existe pour les programmes « City Challenge », aujourd'hui « Single Regeneration Budget », dont la dernière vague a été lancée en 2000-2001 pour sept ans. Ces programmes sont réalisés sur la base d'une procédure d'appel d'offres et d'une sélection des projets présentés par les autorités locales, en principe en partenariat avec les acteurs privés.

Le programme définit des objectifs, les autorités locales devant soumettre des projets pour les réaliser. Depuis 2001 les programmes sont approuvés par les agences de développement régional. L'approbation du projet se traduit par une lettre d'accord adressée par l'agence de développement régional au partenariat constitué par l'autorité locale, avec les indicateurs de performance du projet.