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Sur les travaux de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au cours de la première partie de la session ordinaire - 2012

23 février 2012 : sur les travaux de la délégation française à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe au cours de la première partie de la session ordinaire - 2012 ( rapport d'information )

G. INTERVENTION DE MME TARJA HALONEN, PRÉSIDENTE DE LA FINLANDE

Membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe de 1991 à 1995, ancienne ministre des Affaires étrangères, Mme Tarja Halonen a été invitée à venir présenter devant l'hémicycle les attentes de la Finlande à l'égard du Conseil de l'Europe.

Selon elle, l'Organisation doit agir de façon à répondre à un triple défi, économique, social et environnemental, qu'elle qualifie de « trinité moderne ». Il existe, selon elle, un lien fort entre ces problématiques, la stabilité politique et la protection des droits de l'Homme. La présidente finlandaise a souhaité insister sur la question des Roms, minorité paneuropéenne, dont les droits sociaux, économiques et culturels ne paraissent pas, à ses yeux, suffisamment respectés.

Mme Halonen souhaite, en outre, que le Conseil de l'Europe puisse continuer son travail en faveur de l'égalité et a salué, à ce titre, ses travaux sur la question de la violence à l'égard des femmes. La situation des plus jeunes mérite également, à ses yeux, une attention particulière.

Selon la présidente finlandaise, le Conseil de l'Europe, l'OSCE et l'Union européenne ont chacun leur rôle à jouer et doivent voir leur action confortée. L'amélioration de celle du Conseil de l'Europe passe, notamment, par une amélioration du fonctionnement de la Cour européenne des droits de l'Homme. Les États membres ont, à cet égard, un rôle crucial à jouer, tant les tribunaux nationaux doivent pouvoir faciliter un désengorgement de la Cour.

Au cours des échanges avec les membres de l'Assemblée, Mme Christine Marin (Nord - UMP) a souhaité interroger la présidente finlandaise sur les choix énergétiques de son pays :

« La particularité de la production d'électricité en Finlande réside dans la diversité de ses ressources énergétiques. Pouvez-vous, Madame la Présidente, nous expliquer la raison de ce mix énergétique ? Demeure-t-il toujours une priorité pour votre pays ? »

La chef de l'État lui a répondu :

« C'est une bonne question, posée de surcroît par une représentante de la France. Il existe des opinions très différentes sur la politique énergétique. La Finlande fait partie des pays qui se sont prononcés récemment en faveur du nucléaire. De nombreux parlementaires finlandais estiment qu'il constitue une option pour régler le problème énergétique, même s'ils sont conscients des conséquences d'un tel choix. Personnellement, j'ai toujours été favorable aux énergies renouvelables, dans la perspective du développement durable.

Ensuite, en Finlande, en Allemagne, en France, même si nous mettons tout en oeuvre pour régler ce problème et être de bons exemples, si nous ne parvenons pas à rallier à notre position les économies des pays émergents, nous ne pourrons pas sauver la planète. Il est important d'intensifier la coopération internationale en rendant les industries, les citoyens, les ménages parties prenantes. Les Nations unies déploient des efforts particuliers sur ce dossier. Mon pays, je l'espère, appliquera ce qu'ont décidé les Nations unies. Aujourd'hui, le système de notre pays est satisfaisant. Nous avons su faire preuve de pragmatisme. C'est ce dont nous avons besoin pour avancer. »