Allez au contenu, Allez à la navigation

Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger (Auditions)

3 avril 2013 : Sectes - Dérives thérapeutiques et dérives sectaires : la santé en danger (Auditions) ( rapport de commission d'enquête )
Audition de M. Hervé FLOIRAC, de la société Etioscan France (mercredi 27 février 2013)

M. Alain Milon, président. - Mes chers collègues, nous terminons cette série d'auditions avec M. Hervé Floirac, directeur de la société Etioscan France.

Notre réunion d'aujourd'hui n'est pas ouverte au public ; un compte rendu en sera publié avec le rapport.

Monsieur Hervé Floirac, me confirmez-vous que vous avez donné votre accord :

- pour que cette audition fasse l'objet d'une captation vidéo ;

- et pour que cet enregistrement soit éventuellement par la suite accessible sur le site du Sénat ?

M. Hervé Floirac. - Oui

M. Alain Milon, président. - Je précise à l'attention de M. Hervé Floirac que notre commission d'enquête s'est constituée à l'initiative de M. Jacques Mézard, qui est notre rapporteur.

Je vais maintenant, conformément à la procédure applicable aux commissions d'enquête, vous demander de prêter serment.

Je rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission serait passible des peines prévues aux articles 434-13, 434-14 et 434-15 du code pénal.

Monsieur Hervé Floirac, veuillez prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité, levez la main droite et dites : « Je le jure ».

M. Hervé Floirac. - Je le jure.

M. Alain Milon, président. - Ainsi que vous en avez été informé, notre audition est prévue pour durer quarante-cinq minutes. Je vous invite donc à prononcer un court exposé introductif, puis les sénateurs membres de la commission vous poseront quelques questions.

Monsieur Floirac, vous avez la parole.

M. Hervé Floirac, directeur de la société Etioscan France. - Je suis kinésithérapeute et ostéopathe depuis 1981. Depuis 1994, j'ai un cabinet à Clapiers. Il y a six ans, j'ai découvert la thérapie de biorésonance, pour laquelle je me suis formé en Russie et en Ukraine. Je continue d'exercer en tant que kinésithérapeute et ostéopathe, et dispose d'une EURL pour l'activité de biorésonance. Mon site internet a été réalisé par des collaborateurs en Russie.

Mme Muguette Dini. - D'après annuaire-therapeutes.com, vous êtes à la fois ostéopathe et kinésithérapeute diplômé d'Etat, conseiller en fleurs de Bach et praticien en analyse et réinformation. En quoi la biorésonance consiste-telle ?

M. Hervé Floirac. - Les neurophysiciens russes qui ont découvert cette méthode avaient constaté que chacune de nos cellules vibrait à une fréquence spécifique et qu'un terrain en dysfonctionnement montrait un dysfonctionnement vibratoire. Avec les appareils, fabriqués en Russie, nous analysons le terrain pour comprendre comment telle ou telle pathologie s'est s'installée. Lorsqu'on trouve un dysfonctionnement, on écoute les tissus et on peut envoyer à la cellule sa fréquence physiologique qui, grâce au phénomène de biorésonance, retrouve sa fréquence physiologique.

Mme Muguette Dini. - Vous faites cela grâce à l'étioscan ?

M. Hervé Floirac. - En effet. Ses composants sont fabriqués en Allemagne et il est assemblé en Russie.

Mme Muguette Dini. - C'est votre EURL qui vend l'appareil ?

M. Hervé Floirac. - Oui.

Mme Muguette Dini. - L'utilisez-vous lors de vos consultations d'ostéopathie ?

M. Hervé Floirac. - Cela m'arrive, de même que pendant mes séances de kinésithérapie. Je n'ai jamais eu un appareil d'électrothérapie aussi efficace et performant. Je l'utilise au même titre que j'utilisais avant les ultrasons et la basse fréquence.

Mme Muguette Dini. - Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

M. Hervé Floirac. - Nous avons un casque, un émetteur infrarouge, des manettes que l'on tient à la main et qui analysent le stress oxydatif, les réactions des tissus au passage d'un micro-courant électrique d'1,5 volt.

Mme Muguette Dini. - A quoi les fréquences vibratoires correspondent-elles et comment déterminez-vous ce que vous devez faire avec l'appareil ?

M. Hervé Floirac. - L'analyse du terrain produit des courbes et des logos de tel ou tel organe, qui renseignent sur l'état de cet organe. Je ne fais pas de diagnostic. Au contraire, je renseigne un logiciel sur le diagnostic posé par le médecin. J'analyse le terrain, puis je fais une réinformation du terrain pour lui redonner ses capacités d'homéostasie.

Mme Muguette Dini. - Et ça marche ?

M. Hervé Floirac. - Ca marche très, très bien.

Mme Muguette Dini. - Avez-vous des cas concrets à nous exposer ?

M. Hervé Floirac. - Je peux vous en donner beaucoup. Les résultats sont très positifs. Par exemple, parmi les derniers cas en date, il y a celui d'une dame qui est venue avec une épaule « gelée ». Elle avait une attelle et ne pouvait plus bouger l'épaule du tout. Elle était sous anti-inflammatoires et prenait même des suppositoires de Lamaline tellement elle souffrait. En une séance - je l'ai revue trois ou quatre jours après -, sur l'échelle de la douleur, elle était passée de 9 à 3. A la deuxième séance, elle n'avait plus son attelle, elle bougeait son épaule. Je me garde cependant d'attribuer ce succès à l'étioscan, y compris devant le patient. Mais on a vraiment une activité complémentaire à celle du médecin.

Mme Muguette Dini. - L'avez-vous revue depuis, cette cliente ?

M. Hervé Floirac. - Oui, elle m'a amené son fils qui souffrait d'énurésie.

Mme Muguette Dini. - Le prix des consultations est-il plus élevé lorsque vous utilisez l'étioscan ?

M. Hervé Floirac. - En kinésithérapie, je peux utiliser l'étioscan comme je ferais des ultrasons ou de la basse fréquence. Pour les patients qui viennent hors prescription, les séances d'étioscan ne sont pas remboursées par la sécurité sociale.

Mme Muguette Dini. - Les personnes que vous formez doivent-elles avoir des connaissances particulières, par exemple en anatomie ?

M. Hervé Floirac. - Je me refuse à vendre l'appareil à des gens sans formation. Je ne le vends qu'à des thérapeutes : kinésithérapeutes, ostéopathes, médecins ou naturopathes.

Mme Muguette Dini. - Il y a à la fois des thérapeutes reconnus et des thérapeutes non reconnus, comme les naturopathes. Ne formez-vous que des praticiens ?

M. Hervé Floirac. - Oui. Je ne forme pas de particuliers.

Mme Muguette Dini. - Comment vos clients s'adressent-ils à vous pour acheter l'étioscan ?

M. Hervé Floirac. - Pour l'achat de l'étioscan, ils me contactent grâce au site internet. Le fabriquant russe m'envoie aussi des clients qui l'ont contacté. Et le bouche à oreille fonctionne également.

Mme Muguette Dini. - Si les autres thérapeutes utilisent votre étioscan, vous n'aurez plus de clients...

M. Hervé Floirac. - Je ne suis pas dans cette dynamique-là.

Mme Muguette Dini. - Quelle est la durée de la formation à l'étioscan ?

M. Hervé Floirac. - Elle dure quatre jours.

Mme Catherine Génisson. - Quand vous utilisez l'étioscan dans le cadre de vos consultations de kinésithérapie, est-ce de votre propre chef ? Avertissez-vous le patient, le prescripteur ?

M. Hervé Floirac. - Les résultats que j'ai obtenus dès le départ étaient si spectaculaires que j'en ai parlé aux médecins autour de moi. Quand un jeune homme de dix-huit ans atteint de la maladie de Crohn a complètement guéri en trois séances, j'en ai fait part à un gastro-entérologue ; il ne m'a jamais envoyé personne. J'ai prévenu tous les médecins du village où j'exerce. Certains sont même venus voir l'appareil : cela n'a pas été plus loin. Certains médecins acceptent ma pratique, d'autres ne veulent pas en entendre parler ; en ce cas, je ne le fais pas pour les patients qu'ils m'envoient. Evidemment, avant d'utiliser l'étioscan, je le propose aux patients.

Mme Catherine Génisson. - Pouvez-vous aller au-delà de la prescription médicale ?

M. Hervé Floirac. - La patiente qui avait l'épaule « gelée » avait déjà eu une quinzaine de séances de kinésithérapie. Une séance d'étioscan a suffi pour une amélioration de 70 %. La deuxième séance a fait le reste.

Mme Catherine Génisson. - Pour quelles raisons préférez-vous l'étioscan aux ultra-sons ?

M. Hervé Floirac. - J'ai suivi une formation sur la nutrition à l'université de Monaco, où a été présenté un appareil similaire, l'introspect. La démonstration était intéressante, mais personne ne savait l'utiliser faute de formation adaptée. L'année suivante, j'ai rencontré à Montpellier un vendeur qui a pu me former à son cabinet. J'ai testé l'appareil sur moi-même, puis sur ma famille. J'ai contacté les fabricants en Ukraine, me suis renseigné sur internet. J'ai commencé à travailler avec et six mois plus tard, j'ai proposé à cette personne de mettre en place une formation. Cela a duré deux ans, puis nous nous sommes séparés, pour des problèmes d'éthique notamment. Comme cette personne me barrait l'accès à la Russie, je suis parti en Ukraine pour voir comment les médecins y travaillaient. Les fabricants cherchaient quelqu'un en France pour représenter leur marque. Je ne suis pas vendeur dans l'âme, mais je n'avais que deux appareils à vendre par an. On m'a également proposé de m'aider à réaliser mon site internet. J'ai pris l'offre comme un challenge : en vendant et en formant, je continuais de me former personnellement. Depuis trois ou quatre ans, je travaille avec l'étioscan et je vends l'appareil.

Mme Muguette Dini. - Combien en vendez-vous ?

M. Hervé Floirac. - Environ un appareil par mois. Je ne harcèle personne : nous sommes dans la thérapie quantique, les choses viennent le moment venu.

Mme Catherine Génisson. - En quoi l'étioscan est-il efficace ? Qu'est-ce que la théorie quantique ?

M. Hervé Floirac. - La physique quantique, dont Planck a été un des premiers théoriciens, repose sur la réinformation cellulaire vibratoire. Pour les physiciens quantiques, la pensée et la parole sont véhiculées par des particules atomiques. Par la parole ou la réinformation, on exerce une action directe sur la fréquence vibratoire de la cellule. Cette théorie est utilisée en Russie depuis vingt-cinq ans ; on se sert désormais d'appareils miniaturisés.

Je ne peux parler que de ce qui se passe dans mon cabinet et dans celui des thérapeutes que je connais. Nous essayons de créer des bases de données. Nous travaillons également avec les Russes afin d'établir des protocoles.

Il y a deux ans, en septembre 2011, lors de la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer, j'ai entendu à la télévision un professeur de neurologie de la faculté de Montpellier, M. Touchon, se déclarer démuni sur le plan médicamenteux. Comme j'avais traité avec un certain succès des troubles de mémoire et de concentration, j'ai pris rendez-vous avec lui à l'hôpital à Montpellier pour lui proposer de travailler bénévolement quatre jours par mois, avec des grilles d'évaluation ; il m'a expliqué qu'il ne pouvait pas accepter.

Pour en revenir à mon travail, j'ai été le premier surpris par la rapidité des résultats de l'étioscan. En dehors de la maladie de Crohn, je peux citer le cas de cette patiente qui a échappé à l'opération parce que son adénome hypophysaire avait régressé en deux séances, généralement espacées de trois semaines à un mois. J'ai également résolu rapidement des cas d'énurésie. Dans le domaine ostéo-articulaire, j'ai obtenu des résultats surprenants en traitant un monsieur pour une addiction à l'alcool, qui souffrait également d'une sciatique chronique au point d'être arrêté une semaine par mois ; après le traitement, il n'a plus jamais souffert du dos. On parle parfois du « pouvoir de l'intention » du thérapeute. Or celui-ci a été tout à fait nul puisque je n'avais traité que le foie et la vésicule biliaire, pas le dos. En médecine chinoise, le foie et la vésicule biliaire sont liés aux tendons et aux ligaments ; or la conception de l'appareil tient également compte de la médecine chinoise. Je me sers donc de mes connaissances en médecine chinoise pendant les séances d'étioscan.

M. Alain Milon, président. - Y a-t-il d'autres réseaux que les réseaux français et russes ?

M. Hervé Floirac. - L'appareil est utilisé partout. Les russes vendent partout dans le monde.

M. Alain Milon, président. - A qui est-il vendu ? A des professionnels ?

M. Hervé Floirac. - Je ne connais pas la clientèle des Russes. Pour ma part, je ne vends qu'aux thérapeutes. J'explique aux particuliers que je ne peux leur vendre l'appareil. Il y a des gens qui veulent acheter l'appareil pour se soigner.

M. Alain Milon, président. - En dehors de la maladie de Crohn, avez-vous d'autres cas particulier à nous signaler ?

M. Hervé Floirac. - J'ai soigné une personne atteinte d'une bronchopneumopathie obstructive. Elle voyait un kinésithérapeute tous les jours pour se désencombrer. Au bout d'une séance d'étioscan, elle a réduit ses séances de kinésithérapie. A la deuxième séance, au bout d'une semaine, son kinésithérapeute lui trouvait des poumons secs. Il ne comprenait pas pourquoi.

J'obtiens également de bons résultats sur les bronchiolites. J'ai guéri en janvier un bébé de treize mois, sous kiné respiratoire depuis décembre. En ouvrant son carnet de santé, j'ai découvert que peu avant l'infection, l'enfant avait été vacciné par le prevenar ; les symptômes - notamment la fièvre - correspondaient aux effets secondaires du médicament tels qu'on les découvre sur internet. Je lui ai envoyé la fréquence inverse de ce vaccin ; en quarante-huit heures, sa fièvre est tombée, l'enfant a pu se réalimenter.

M. Alain Milon, président. - C'est quoi la fréquence inverse d'un vaccin ?

M. Hervé Floirac. - Tous les remèdes, même les fleurs de Bach, ont une fréquence vibratoire, que les Russes ont enregistrée dans une base de données. On peut envoyer la fréquence inverse. Dans le cas de cet enfant, j'ai mis un biberon d'eau dans la chambre de résonance et, comme en aromathérapie, j'y ai envoyé la fréquence inverse du vaccin.

M. Alain Milon, président. - L'enfant a bu le biberon après ?

M. Hervé Floirac. - Oui, une dizaine de gouttes d'eau. La maman m'a rappelé. Le surlendemain, c'était terminé.

M. Alain Milon, président. - Vos collègues ailleurs dans le monde obtiennent-ils les mêmes résultats que vous ?

M. Hervé Floirac. - Tous les thérapeutes qui l'utilisent en France essaient de communiquer pour échanger. Nous avons lancé avec les Russes un rapprochement de tous les thérapeutes dans le monde pour croiser les informations.

Mme Muguette Dini. - Combien de thérapeutes vous ont acheté le système ?

M. Hervé Floirac. - J'ai traduit le logiciel en français. A ce titre, les Russes souhaitaient me donner l'exclusivité en France et dans la francophonie. Je leur ai dit que je n'en avais pas besoin. Entre la Belgique, la Suisse et la France, il y a une trentaine d'appareils en service.

M. Alain Milon, président. - Je suis perplexe... Comment déterminer la fréquence d'un vaccin et établir la fréquence inverse ?

M. Hervé Floirac. - Les Russes enregistrent les fréquences des produits qu'ils ont. Nous avons par exemple rentré la fréquence des fleurs de Bach, que je leur avais apportées en Russie.

Mme Catherine Génisson. - Je suis ébahie. Je ne comprends pas.

M. Hervé Floirac. - Moi aussi je suis ébahi. Les Russes communiquent peu. Je suis parfois plus étonné que les patients. Les Russes m'ont indiqué qu'en mettant l'ampoule du vaccin dans la chambre de résonance, on peut enregistrer sa fréquence vibratoire et donc envoyer la fréquence inverse. Quel que soit le remède, deux courbes s'affichent sur l'écran, une courbe de structure et une courbe de fonction.

M. Alain Milon, président. - De quoi s'agit-il ? Qu'est-ce qu'une courbe de structure et une courbe de fonction ?

M. Hervé Floirac. - On a une chambre de résonnance sous laquelle on met l'ampoule. L'appareil analyse des fréquences vibratoires.

M. Alain Milon, président. - Comment détermine-t-il une fréquence quantique ? Comment fait-il ces analyses ?

M. Hervé Floirac. - L'étioscan est un boîtier qui transforme des informations lumineuses, électriques et auditives en données numériques. Toutes les questions que vous me posez, je les avais posées aux Russes. Ils ne veulent pas communiquer. Détenant l'exclusivité sur ces appareils, ils ne veulent pas dire comment les fréquences sont enregistrées. Nous travaillons de manière empirique, avec des résultats extraordinaires.

M. Alain Milon, président. - Les Russes meurent quand même !

M. Hervé Floirac. - Les Français aussi !

Mme Catherine Génisson. - S'agit-il d'une fréquence négative par rapport à une fréquence positive ?

M. Hervé Floirac. - C'est l'inversion des courbes entre la structure et la fréquence.

Mme Hélène Lipietz. - L'étioscan est apparemment un appareil complexe. Or il y a sur votre site d'autres éléments, comme « Les clefs de la guérison », qui ressemblent plus à des pratiques de vie ou à de l'autosuggestion.

M. Hervé Floirac. - « Les clefs de la guérison » sont un atelier que j'ai suivi il y a quatre ans, un atelier de développement personnel fondé sur les théories de Maslow et d'Henri Laborit et sur la pyramide des besoins. J'ai demandé à son concepteur, Jean-Jacques Crèvecoeur, qui ne voulait plus venir en France à cause de la vaccination H1N1, à laquelle il s'opposait, si je pouvais reprendre l'atelier pour mes patients, ce que je fais depuis trois ans à raison de deux fois par an environ.

M. Alain Milon, président. - Ces ateliers sont donc fondés sur les données que vous a fournies M. Crèvecoeur.

M. Hervé Floirac. - Oui.

M. Alain Milon, président. - Donc, c'est la méthode Hamer.

M. Hervé Floirac. - Pas du tout.

M. Alain Milon, président. - M. Crèvecoeur est un émule de Hamer.

M. Hervé Floirac. - Cet atelier n'a rien à voir avec la méthode Hamer.

M. Alain Milon, président. - Je n'ai pas compris grand-chose et ne suis pas convaincu.

Mme Hélène Lipietz. - Vous nous dites que vous ne savez pas comment l'appareil fonctionne...

M. Hervé Floirac. - Je ne sais pas davantage comment fonctionne mon téléviseur LCD. Je vais à tous les salons de médecine quantique pour m'informer ; je n'y expose pas. Je suis allé me former en Ukraine, en Russie. Je ne sais pas comment l'appareil marche : je ne suis pas physicien et j'ignore d'ailleurs aussi comment fonctionne la basse fréquence, avec laquelle j'ai beaucoup moins de résultats.

Mme Catherine Génisson. - Il y a une nuance. On sait pourquoi la basse fréquence est active.

M. Hervé Floirac. - Quand j'ai suivi une formation chez Zimmer, un grand fournisseur de matériel d'électrothérapie pour les kinésithérapeutes, ils m'ont parlé de dépolarisation membranaire au niveau cutané... En trente ans de pratique, j'ai eu beaucoup d'appareils, peu m'avaient donné satisfaction. J'insiste surtout sur le fait que je m'inscris en complémentarité avec les médecins, et non en remplacement.

M. Alain Milon, président. - Vous évoquez une méthode de réharmonisation complète de la personne, basée sur la lecture de la mémoire cellulaire individuelle.

M. Hervé Floirac. - C'est la traduction de ce que disent les Russes.

M. Alain Milon, président. - Nos milliards de cellules sont pour la plupart renouvelées...

M. Hervé Floirac. - Sur des maladies réputées irréversibles, lorsqu'on réinforme une cellule de sa fréquence physiologique, au moment de l'apoptose et de la recréation des cellules, les cellules neuves sont moins en dysfonctionnement que les anciennes.

M. Alain Milon, président. - C'est plus facile à dire qu'à prouver.

M. Hervé Floirac. - Les Russes travaillent ainsi depuis vingt-cinq ans.

M. Alain Milon, président. - Ce qui me paraît bizarre, c'est qu'il ne semble pas y avoir eu de communication dans des grandes revues internationales comme The Lancet.

Mme Muguette Dini. - Y a-t-il des recherches identiques ailleurs ?

M. Hervé Floirac. - Il y a des communications sur le site de mon fournisseur.

M. Alain Milon, président. - Je parle de communications scientifiques internationales.

M. Hervé Floirac. - Les machines ne sont vendues que depuis peu à l'étranger.

M. Alain Milon, président. - Il y a vingt-cinq ans : ce n'est pas si récent ! Les Russes, me semble-t-il, n'auraient pas manqué de communiquer sur une découverte aussi extraordinaire pour prouver l'efficacité de leur système. Vous avez parlé de l'énurésie : je veux bien. De toute façon, ça finit par disparaître. Vous avez parlé aussi de la maladie de Crohn...

M. Hervé Floirac. - Je vous ai parlé d'un cas.

M. Alain Milon, président. - La méthode a-t-elle été essayée sur des scléroses en plaque, des maladies de Parkinson ?

M. Hervé Floirac. - Je n'ai pas de sclérose en plaques à mon cabinet. Une patiente atteinte de la maladie de Parkinson avait des troubles du langage : elle a retrouvé l'usage de la parole ; ses tremblements ont également diminué. Elle m'a dit que l'étioscan lui avait apporté énormément de bienfaits.

M. Alain Milon, président. - L'avez-vous revue depuis ?

M. Hervé Floirac. - Je vis dans un petit village, je revois mes patients. Je ne prétends pas avoir de résultats systématiques sur tout, ce n'est pas la panacée. Mais j'ai eu des cas étonnants. Ne riez pas, ne me prenez pas pour Jésus, mais j'ai vu arriver un professeur de gymnastique de quarante ans avec deux cannes anglaises et deux hallux valgus très développés. D'après le chirurgien, c'était l'opération ou les cannes à vie. En une seule séance d'étioscan, les douleurs ont disparu - les hallux valgus étaient toujours là. Je suis aussi étonné que vous...

M. Alain Milon, président. - Tant mieux pour lui. Mais si l'hallux valgus est toujours là, cela reviendra.

M. Hervé Floirac. - Pendant les sept ans où j'ai habité en Guadeloupe, je vivais sans chaussures. A mon retour, j'ai souffert de ce problème, et c'est ainsi que je me suis soigné. Je n'ai plus de douleur du tout, et pourtant j'ai toujours des déformations.

M. Alain Milon, président. - Nous vous remercions.