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CALMÉJANE Robert

Ancien sénateur de la Seine-Saint-Denis

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 28 septembre 1986
  • Réélu le 24 septembre 1995
  • Fin de mandat le 10 décembre 2002 (décédé)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CALMEJANE (Robert)

Né le 19 mai 1929 à Paris

Décédé le 10 décembre 2002 à Paris

Député de Seine-Saint-Denis de 1968 à 1973

Sénateur de Seine-Saint-Denis de 1986 à 2002

Né à Paris, Robert Calmejane grandit à Romainville où il obtient son certificat d'études. Son père est alors prisonnier en Allemagne. Il milite très tôt dans de nombreuses associations d'entraide à travers le scoutisme puis au sein de la Croix-Rouge. Après avoir effectué son service militaire en Allemagne, il poursuit son engagement dans le syndicalisme à partir de 1953 au sein de l'entreprise de construction de tracteurs agricoles SOMECA à Saint-Denis. Agent de planning, il est élu délégué du personnel puis secrétaire général des syndicats indépendants du groupe automobile SIMCA entre 1953 et 1958. Agent technique aux Fonderies modernes de l'automobile à Bondy puis cadre chez SIMCA à Nanterre entre 1956 et 1958, il devient ensuite attaché de direction chargé des relations publiques dans différentes entreprises industrielles jusqu'en 1979. En 1960, il acquiert et édite le journal Nord Est Banlieue.

Il n'a que 18 ans lorsqu'il adhère au Rassemblement pour la France (RPF). Il représente le secteur des jeunes au congrès du mouvement qui se tient à Nice en 1948. Robert Calmejane participe à la campagne pour les élections municipales de 1953: il est élu conseiller municipal de Romainville et le demeure jusqu'en 1959. Elu membre du comité directeur national des Républicains sociaux au congrès de Bordeaux en février 1957, ce gaulliste parvient en septembre 1958 dans un département situé politiquement à gauche à se faire élire député de l'UNR dans la 43e circonscription de la Seine alors qu'il n'a pas encore 30 ans. Battu aux élections législatives de

1967, il siège au Palais-Bourbon de 1968 à 1973 en tant que député de l'Union pour la défense de la République dans la 5e circonscription de Seine-Saint-Denis. Entre janvier et juin 1968, il est membre de la section de l'adaptation à la recherche technique et de l'information économique du Conseil économique et social.

Parallèlement à ses fonctions électives nationales, il devient un élu local influent. Plus jeune maire de la région parisienne en 1964 après le décès de l'ancien maire de Villemonble, il est réélu jusqu'en 1977 puis de

1983 à 1999, date à laquelle son fils Patrice lui succède. Il demeure toutefois adjoint au maire. Entre 1965 et

1971, il préside la Société immobilière d'économie mixte du département de la Seine. De 1966 à 1976, il occupe la fonction de vice-président du district de la région de Paris. A partir de 1964, il devient conseiller général de la Seine pour le canton de Villemonble. Robert Calmejane connaît cependant une série de revers électoraux : en

1977, il perd les élections municipales puis les élections législatives dans la 5e circonscription de Seine-Saint- Denis en mars 1978 et juin 1981. Elu le 16 mars 1986 au Conseil régional d'Ile-de-France en tête de liste pour le Rassemblement pour la République (RPR) en Seine-Saint-Denis, il démissionne le 12 octobre 1986 conformément à la loi sur le cumul des mandats. En 1988, il ne se représente pas aux élections cantonales.

Aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986, il conduit, avec Jean-Jack Salles, la liste d'Union de la majorité gouvernementale et parlementaire. Robert Calméjane est réélu aux élections sénatoriales du 24 septembre 1995: il est à nouveau le seul élu de la liste de la majorité présidentielle, devancée par celle des partis de gauche. Inscrit au groupe sénatorial du RPR, il est membre du comité central du parti et de son bureau politique de décembre 1984 à juin 1987. Au Sénat, il siège de 1986 à 1995 au sein de la commission des affaires économiques puis au sein de la commission des affaires étrangères de 1995 à 2002.

Ses prises de parole en séance se concentrent essentiellement sur la gestion des collectivités locales, la défense nationale et l'éducation.

Il intervient au cours de la discussion du projet de loi de finances pour 1994 sur le budget de l'éducation nationale. Il insiste à cette occasion sur la nécessité de prévenir l'échec scolaire, en renforçant l'encadrement dans les zones rurales et urbaines en difficultés. Il met l'accent sur la nécessaire revalorisation de l'apprentissage. Il interpelle à deux reprises, en 1996 et 1998, le ministre de l'Education nationale afin d'évoquer la situation des établissements scolaires en Seine-Saint-Denis et la nécessité d'y maintenir un encadrement suffisant.

Très impliqué dans la vie politique locale, il prend la parole au cours des débats pour demander une réforme de la fiscalité des collectivités territoriales. En 1991, il dépose une proposition de loi tendant à l'assouplissement du lien qui unit les taux des impôts directs locaux et intervient sur le projet de loi instituant une solidarité financière entre les communes d'Ile-de-France pour déposer un amendement modifiant le calcul des taxes directes locales. Au cours de la discussion sur le projet de loi de finances pour 1999, il met en avant l'importance de la taxe professionnelle dans le budget des communes et se déclare favorable à la suppression de la part d'imposition calculée sur les salaires. En 1994, il intervient également sur des projets de loi ayant trait au financement de la vie politique. Conscient des risques de corruption mis en lumière par plusieurs instructions judiciaires, il rappelle toutefois qu'un trop grand contrôle législatif et le financement de la vie politique par l'Etat peuvent entraver le bon déroulement d'une campagne de terrain.

Il s'intéresse également aux questions relatives à la défense nationale. Lors de la discussion du projet de loi portant réforme du service national en 1997, il se montre favorable à une professionnalisation des armées face à l'évolution des menaces et des technologies.

Il se montre très critique vis à vis de certaines réformes sociales mises en oeuvre par le Gouvernement dirigé, à partir de 1997, par Lionel Jospin. Lors de la discussion du projet de loi relatif à la solidarité et au renouvellement urbain en 2000, il dénonce le caractère coercitif d'un texte qui ne prend pas en compte les différentes formes d'accession à la propriété et qui fait de la mixité sociale un dogme sans tenir compte des réalités de terrain. Il évoque le cas de la Seine-Saint-Denis et des risques de ghettoïsation engendrés par la construction de grands ensembles devenus des cités-dortoirs. Il cite en contre-exemple Villemonble, où l'habitat pavillonnaire a été préservé avec près d'un tiers de logements sociaux dans la commune. Au cours de la discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2001, il critique l'absence d'une volonté de réforme dans le domaine de la prévention et de l'éducation à la santé. Selon lui, la mauvaise gestion des retraites, de l'assurance-maladie et de la politique familiale conduit la France au bord du gouffre financier.

Il vote la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988). Il s'oppose à la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre: « De l'Union européenne » (1992). Il vote la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993) et la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail (1998). Il approuve la loi relative au pacte civil de solidarité (1999) et la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes (1999).

Chevalier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite, chevalier des Palmes académiques, Robert Calméjane est victime d'un malaise cardiaque au Palais du Luxembourg et meurt à l'âge de

73 ans. L'éloge funèbre prononcé par le président du Sénat Christian Poncelet salue sa fidélité aux idéaux gaullistes et une inlassable activité au service des autres.

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Photo de M. Robert CALMÉJANE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 19 mai 1929
Décédé le 10 décembre 2002
Profession
Administrateur de sociétés
Département
Seine-Saint-Denis