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HEINIS Anne

Ancien sénateur de la Manche

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elue le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 23 septembre 2001 (non réélue)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

HEINIS (Anne)

Née le 16 novembre 1933 à Cherbourg (Manche)

Décédée le 18 décembre 2009 à Garches (Hauts-de-Seine) Sénateur de la Manche de 1992 à 2001

Anne Heinis voit le jour le 16 novembre 1933 à Cherbourg. Son père, Antoine Barthélémy, ingénieur général du génie maritime, travaille à l'arsenal de la préfecture de la Manche qu'il dirigera par la suite. Après avoir fréquenté la pension Notre-Dame à Saint-Pierre-Église puis le lycée Molière à Paris, elle devient professeur de français à l'ambassade des États-Unis en France de 1957 à 1959.

Envoyée volontaire auprès des populations déplacées en Algérie de 1959 à 1961, elle est ensuite chargée de mission au cabinet du ministre des Rapatriés de 1961 à 1963. Puis elle exerce de 1963 à 1975 comme inspectrice régionale de l'action sociale au service des Français musulmans dans la région Languedoc- Roussillon. Après avoir obtenu une licence en sciences économiques à la faculté de Montpellier, elle y soutient en 1977 un doctorat de sociologie sur les Français musulmans regroupés dans les centres d'ex-harkis.

De retour dans sa terre natale normande, elle fait son entrée en politique. N'appartenant à aucun parti, elle conçoit son engagement politique comme la prolongation de son action sociale. Sollicitée par le député gaulliste de la Manche Pierre Godefroy pour figurer sur sa liste aux élections municipales de Valognes, elle est élue conseiller municipal en 1977. Adjointe au maire de Valognes de 1977 à 1983, elle reprend le flambeau de son père qui avait précédemment occupé cette fonction. Elle est ensuite élue maire de Valognes en 1983. Réélue en

1989, elle préside jusqu'en 1995 aux destinées de cette commune du centre du Cotentin. Elle vice-préside aussi l'Association des maires de la Manche.

Elle se présente aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992. Candidate sans étiquette, n'ayant obtenu l'investiture d'aucun parti, elle réunit 534 des 1 533 suffrages exprimés au premier tour. Elle est ensuite élue sénateur de la Manche au second tour : avec 684 des 1 464 suffrages exprimés, elle devance largement l'UDF sortant Jean-Pierre Tizon, réélu avec 543 voix.

Au Palais du Luxembourg, elle s'inscrit au groupe des Républicains et indépendants, dont elle est aussitôt nommée vice-présidente, et fait partie de la commission des affaires économiques. A ce titre, elle rapporte deux projets de loi en 1994, l'un portant sur les marchandises pirates et de contrefaçon, l'autre sur la certification des produits industriels et des services. Présidente de l'Union hospitalière du Nord-Ouest à partir de 1991, membre du Haut conseil de la réforme hospitalière en 1995 et vice-présidente de la Fédération hospitalière de France à partir de 1996, elle consacre une part notable de son action sénatoriale aux questions de santé : le don de sang et la transfusion sanguine (1992), les soins en milieu pénitentiaire (1993), le financement de la protection sociale (1995), le rôle des hôpitaux dans les territoires ruraux (1997), l'assurance maladie universelle (1998), les soins palliatifs, le recrutement médical et infirmier (1999), la contraception d'urgence (2000) ou l'interruption volontaire de grossesse (2001).

La mer est aussi l'objet des attentions de cette fille d'ingénieur du génie maritime, épouse puis veuve d'un officier de marine. Elle est ainsi rapporteur pour avis du budget de la mer à partir de 1998. Elle est également membre de la commission supérieure du Crédit maritime mutuel et du Conseil supérieur de l'Établissement national des invalides de la marine de 1998 à 2001. Anne Heinis se préoccupe plus particulièrement de la direction des constructions navales de Cherbourg (1996 et 1998), tout en s'intéressant à la

flotte marchande (1995), à la pêche maritime (1996) et à la pollution par les navires (2001). Elle préside du reste la mission commune d'information du Sénat sur le naufrage du pétrolier Érika en 2000.

Se présentant elle-même comme le « sénateur de La Hague », cap du nord-ouest du Cotentin où est établie une usine de retraitement de combustibles nucléaires usagés, elle suit de près l'examen des questions énergétiques. Elle s'exprime ainsi sur la gestion des déchets nucléaires (1997) et l'avenir du Commissariat à l'énergie atomique (1999). Elle est également nommée membre de la commission d'enquête sur la politique énergétique de la France en 1997.

La chasse, dont elle est une pratiquante passionnée, constitue également l'un de ses principaux sujets de préoccupation au Sénat. Après avoir rapporté des propositions de loi sur les dates d'ouverture anticipée et de clôture de la chasse aux oiseaux migrateurs en 1997 et sur diverses mesures d'urgence relatives à la chasse en

1999, elle est rapporteur du projet de loi sur la chasse en 2000.

Membre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de 1999 à 2001, elle vote la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes en 1999 après avoir initialement fait part de ses réserves. Elle intervient aussi en 2000 sur l'instauration de la parité politique et l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Elle prend la parole à l'occasion de nombreux débats dans l'hémicycle, qu'il s'agisse des harkis (1994), de l'adoption (1996), des plans d'épargne retraite (1997), de l'aménagement du territoire, de la protection de la nature (1998), du tourisme rural (1999) ou de la fonction publique territoriale (2000). Elle vote la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale en 1993, la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail en 1998 et la loi relative au pacte civil de solidarité en 1999.

Anne Heinis perd toutefois son fauteuil sénatorial le 23 septembre 2001 : la liste d'Union de la droite, sur laquelle elle se présente en deuxième position, n'obtient que 495 des 1 534 suffrages exprimés et un seul fauteuil qui revient au sortant RPR Jean-François Le Grand. Cette défaite succède à celles qu'elle avait précédemment connues aux élections municipales de juin 1995 et mars 2001. Battue de manière inattendue en 1995, elle avait en effet dû laisser la mairie de Valognes à l'apparenté communiste Fernand Leboyer et avait quitté le conseil municipal. Elle avait de nouveau échoué à reconquérir son fauteuil majoral en 2001. À partir de cette date, elle ne conserve que le mandat de conseiller municipal de Valognes.

Chevalier de la Légion d'honneur, croix de la Valeur militaire et chevalier des Palmes académiques, elle préside par ailleurs l'association du prix Alexis de Tocqueville de 1992 à 2008. Victime d'un accident vasculaire cérébral durant l'été 2009, elle s'éteint le 18 décembre suivant, à l'âge de soixante-seize ans, à l'hôpital de Garches, en banlieue parisienne.

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Photo de Mme Anne HEINIS, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Née le 16 novembre 1933
Décédée le 18 décembre 2009
Profession
Inspecteur régional d'action sociale
Département
Manche