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LOMBARD Georges

Ancien sénateur du Finistère

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (non réélu)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LOMBARD (Georges)

Né le 14 mars 1925 à Paris

Décédé le 13 septembre 2010 à Brest (Finistère)

Député du Finistère de 1958 à 1962 et de 1967 à 1968

Sénateur du Finistère de 1971 à 1989

Issu d'une famille brestoise d'hôteliers, Georges Lombard voit le jour le 14 mars 1925 à Paris. Après avoir fréquenté des établissements secondaires à Brest et à Paris, il étudie à la Faculté parisienne de droit. Il embrasse ensuite la profession d'avocat et s'inscrit en 1949 au barreau de Brest, dont il est élu bâtonnier à deux reprises.

Parallèlement à sa carrière au sein des prétoires, il s'engage dans la vie politique. Il est ainsi élu conseiller municipal de Brest en 1953 et nommé adjoint au maire en 1954.

Il se présente en novembre 1958 aux élections législatives dans la deuxième circonscription du Finistère sous l'étiquette du Centre national des indépendants et paysans. Après avoir réuni 10 243 des 59 110 suffrages exprimés au premier tour, il est élu au second tour : avec 18 482 des 59 098 suffrages exprimés, il défait de très peu le socialiste Robert Gravot qui en obtient 18 451. Il est ensuite élu maire de Brest en mars 1959.

Au Palais Bourbon, il siège au sein du groupe des Indépendants et paysans d'action sociale. Membre de la commission de la défense nationale, le maire de Brest défend la marine et la mise en place d'une force atomique internationale. Il vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960, puis la motion de censure du 4 octobre 1962.

Il perd toutefois son mandat de député dès novembre 1962. Après n'avoir réuni que 11 618 des 52 469 suffrages exprimés au premier tour, il est battu au second par Charles Le Goasguen : il n'obtient que 20 624 des 57 981 suffrages exprimés contre 27 195 pour le candidat gaulliste.

Il continue toutefois d'administrer la cité du Ponant jusqu'en 1973 : il s'attache à développer une ville en reconstruction. Il développe son port de commerce et y fait installer le Centre océanologique de Bretagne.

Il reconquiert son siège de député en mars 1967. Candidat du Centre démocrate, il est élu au second tour avec 29 693 des 65 973 suffrages exprimés contre 24 227 pour le gaulliste Yves Drogou. La même année, il est élu conseiller général du deuxième canton de Brest.

A l'Assemblée nationale, il rejoint le groupe Progrès et démocratie moderne. De nouveau membre de la commission de la défense nationale, il rapporte le budget des Armées en 1967 et intervient sur le service national et les corps militaires des ingénieurs de l'armement. La même année, il s'exprime sur la marée noire provoquée sur le littoral breton par le naufrage du pétrolier Torrey Canyon.

Il est toutefois de nouveau battu aux élections législatives de juin 1968. Avec 26 908 des 63 994 suffrages exprimés au second tour, il est défait par le candidat gaulliste Michel de Bennetot  qui en obtient 27 713.

Il se porte alors candidat aux élections sénatoriales de septembre 1971. Second sur la liste d'Union républicaine pour le progrès économique et social, il est élu au second tour avec 846 des 1 750 suffrages exprimés, après avoir réuni 777 des 1 770 suffrages exprimés au premier tour. Il est ensuite reconduit en septembre 1980 : deuxième sur la liste de la Majorité, il est réélu au second tour avec 933 des 1 812 suffrages exprimés, après avoir recueilli 492 des 1 839 suffrages exprimés au premier tour.

Dans le même temps, il continue de peser sur la scène politique finistérienne. Après avoir démissionné de la mairie de Brest en 1973, il est le premier président de la Communauté urbaine de Brest de 1974 à 1977. Il retrouve cette présidence de 1983 à 1989 après une candidature infructueuse aux élections municipales en 1977. S'il perd son siège de conseiller général du deuxième canton de Brest en 1973, il est réélu en 1979 dans le quatrième canton de la ville. Il est également conseiller régional de Bretagne en 1986.

Au Palais du Luxembourg, il siège au sein du groupe de l'Union centriste. Après un passage à la commission des affaires étrangères en 1971, il est membre de celle des finances de 1972 à 1989.

Cet ancien avocat est rapporteur spécial pour le budget de la Justice à partir de 1974. Il rapporte aussi en 1983 le projet de loi renforçant la protection des victimes d'infractions et siège au Conseil supérieur de l'administration pénitentiaire de 1986 à 1989.

Il consacre en outre une part notable de son activité sénatoriale à la planification. Rapporteur pour avis de textes concernant les VIIe, VIIIe et IXe Plans de 1979 à 1983, il présente aussi le projet de loi sur la réforme de la planification en 1982. Il est également rapporteur spécial pour les budgets des DOM et des TOM en 1973.

Il dépose aussi des propositions de loi sur des sujets très divers : la transmission des entreprises familiales (1981), l'abrogation de loi de nationalisation, les fonctions de secrétaire de mairie (1982), les prix (1985) ou la pratique référendaire (1988). Ayant voté contre la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974, il présente ensuite avec Francis Palmero, en 1983, une proposition de loi sur les prélèvements d'organes et les expérimentations sur l'enfant conçu.

Succédant à René Pleven à la présidence du Comité d'études et de liaison des intérêts bretons de 1972 à 1974 et premier président de l'Institut culturel de Bretagne de 1981 à 1986, il continue de se battre au Sénat pour le désenclavement de sa région lors des débats sur l'aménagement du territoire. Il est également membre de la commission d'enquête sénatoriale sur le naufrage du pétrolier Amoco Cadiz en 1978.

Il vote par ailleurs la loi portant création et organisation des Régions en 1972, la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974, la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi portant abolition de la peine de mort en 1981, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982 et la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988.

Il perd son siège sénatorial aux élections de septembre 1989. Candidat isolé, non investi sur la liste UDF-RPR, il n'obtient que 345 des 2 024 suffrages exprimés au premier tour. Officier de la Légion d'honneur, il quitte ensuite le Conseil général du Finistère en 1992 et se retire de la vie politique.

Se consacrant alors à l'écriture, il publie deux romans, Mireille Mune en 1994 et La Myrrhe et l'encens en 1995. Il s'éteint dans sa chère ville de Brest le 13 septembre 2010 à l'âge de quatre-vingt-cinq ans.

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Photo de M. Georges LOMBARD, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 14 mars 1925
Décédé le 13 septembre 2010
Profession
Avocat
Département
Finistère