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PINTAT Jean-François

Ancien sénateur de la Gironde

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Réélu le 24 septembre 1989
  • Fin de mandat le 14 juin 1990 (décédé)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

PINTAT (Jean-François)

Né le 29 juillet 1923 à Bordeaux (Gironde)

Décédé le 14 juin 1990 à Soulac-sur-Mer (Gironde)

Sénateur de la Gironde de 1971 à 1990

Fils d'un professeur de mathématiques au lycée de Talence, Jean-François Pintat voit le jour le 29 juillet 1923 à Bordeaux. Après des études à l'École centrale de Paris, il entreprend une carrière d'ingénieur et devient directeur général adjoint du Gaz de Bordeaux de 1959 à 1971. Il entre dans la vie publique en se présentant aux élections municipales de mars 1959 : il est élu conseiller municipal et maire de Soulac-sur-Mer, commune autrefois administrée par Georges Mandel. Constamment reconduit, il préside pendant plus de trente ans aux destinées de cette petite cité située à la pointe nord du Médoc. Il dote notamment cette station balnéaire d'un palais des congrès, d'un casino et d'un musée d'art contemporain. Il est en outre élu conseiller général du canton de Saint-Vivien-de-Médoc en mars 1964. Il siège au Conseil général de la Gironde jusqu'aux élections cantonales de mars 1976, lors desquelles il est battu par le socialiste Jacques Noël. Également membre du conseil régional d'Aquitaine à partir de 1973, il en est vice-président.

À ces responsabilités électives locales, il tente d'ajouter un mandat national. Il se présente ainsi en mars 1967 et en juin 1968 aux élections législatives dans la cinquième circonscription de la Gironde sous l'étiquette des Républicains indépendants. Mais il échoue à chaque fois au profit du député centriste sortant Aymar Achille-Fould. En 1967, après être pourtant arrivé en tête à l'issue du premier tour avec 16 106 des 44 104 suffrages exprimés, il est battu au second tour : il n'obtient que 18 590 des 43 152 suffrages exprimés contre 24 555 pour Aymar Achille-Fould. En 1968, Jean-François Pintat est une nouvelle fois défait au second tour : après n'avoir réuni que 9 698 des 43 443 suffrages exprimés au premier tour, il ne recueille que 18 150 des 41 008 suffrages exprimés contre 22 893 pour le candidat de Progrès et démocratie moderne.

Il se présente ensuite aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971 comme candidat républicain indépendant isolé. Il est élu sénateur de la Gironde au second tour avec 1 090 des 2 103 suffrages exprimés, après avoir obtenu 838 des 2 141 suffrages exprimés au premier tour. Il est ensuite reconduit à deux reprises par les grands électeurs girondins. Le 28 septembre 1980, la liste d'Union des démocrates libéraux et sociaux de la Gironde qu'il dirige recueille 1 063 des 2 219 suffrages exprimés. Tête de la liste de l'Union sénatoriale pour la Gironde, qui réunit 1 161 des 2 681 suffrages exprimés, il est également réélu lors des élections du 24 septembre 1989.

Au Palais du Luxembourg, il est membre du groupe de l'Union des républicains et des indépendants dont il devient vice-président en 1983. Parallèlement à ses activités au sein de ce groupe politique sénatorial, il gravit les échelons de son mouvement national. Siégeant d'abord au bureau politique de la Fédération nationale de républicains indépendants à partir de 1975, il devient secrétaire national à l'énergie et à l'industrie du Parti républicain en 1977, président de la fédération de la Gironde de l'Union pour la démocratie française en 1978 et membre du comité directeur du Parti républicain en 1982.

Dès son arrivée au Sénat en octobre 1971, il est nommé à la commission des affaires économiques et y exerce les fonctions de rapporteur pour avis du budget des ports maritimes de 1971 à 1976. Puis, à partir de juillet 1981, il siège à la commission des finances, dont il devient secrétaire en avril 1989 puis vice-président en octobre 1989, et pour laquelle il rapporte le budget de l'aviation civile de 1981 à 1985 et celui de l'industrie et de la recherche à partir de 1986.

Passionné par les questions énergétiques, sur lesquelles il publie l'ouvrage Énergie. Quel programme pour 1986 ?, l'ancien directeur général adjoint du Gaz de Bordeaux leur consacre la plupart de son activité sénatoriale et intervient dans tous les débats qui les concernent. Président du groupe sénatorial d'études de l'énergie créé en 1972, il s'inquiète de l'approvisionnement énergétique de la France, atteinte par deux chocs pétroliers successifs. Il se fait notamment l'avocat du programme nucléaire dans lequel il voit le meilleur moyen de réaliser l'indépendance énergétique française.

La commission des affaires économiques lui confie du reste les rapports sur les économies d'énergie en 1974, le projet de loi relatif à l'exploration et à l'exploitation des ressources du plateau continental en 1976, le projet de loi sur les économies d'énergie et à l'utilisation de la chaleur en 1980 ainsi que l'avis sur le budget de l'énergie de 1977 à 1980. Il est également nommé membre du Conseil supérieur du pétrole en 1976 et du Comité national interprofessionnel pour les économies d'énergie en 1978. Désigné pour siéger au Conseil supérieur du gaz et de l'électricité, il en devient président en 1986. Il préside aussi le Comité national de l'eau à partir de 1978.

Ce fervent partisan de la construction européenne, nommé délégué représentant la France à l'assemblée des Communautés européennes en 1974, puis élu député au Parlement européen de 1979 à 1984, ne cesse aussi de réclamer la mise en place d'une politique européenne énergétique commune. Aux yeux du président de la Fondation européenne de l'énergie, créée en 1980, cette politique constitue la première pierre de l'union politique de l'Europe qu'il appelle de ses voeux.

Président du Mouvement national des élus locaux à partir de 1983, à la suite du sénateur du Nord Pierre Carous, après l'avoir vice-présidé depuis 1978, il intervient également dans les débats intéressant les collectivités locales : la loi portant création et organisation des Régions, qu'il vote en 1972, la réforme des collectivités locales en 1978, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, qu'il vote en 1982, ou la loi sur la fonction publique territoriale en 1987.

Il préside par ailleurs les groupes d'amitié sénatoriaux France-Turquie, France-Arabie Saoudite et France-Amérique latine.

S'il se prononce contre la loi portant abolition de la peine de mort (1981), il vote la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité (1974), la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (1974), la loi portant réforme du divorce (1975), la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1980), la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982) et la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988).

Grièvement blessé à la suite d'un malaise survenu à son domicile de Soulac-sur-Mer, cette figure de la vie politique girondine disparaît brutalement le 14 juin 1990, à l'âge de soixante-six ans.

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Photo de M. Jean-François PINTAT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants
Etat-civil
Né le 29 juillet 1923
Décédé le 14 juin 1990
Profession
Ingénieur
Département
Gironde