- Appartenance politique :
- Membre du Groupe socialiste
- État civil :
- Né le 8 septembre 1925
Décédé le 13 novembre 2003 - Profession :
- Artisan
- Département :
- Isère

-
Ancien sénateur de la Ve République
Travaux parlementaires
Ve République
ESPAGNAC (Raymond)
Né le 8 septembre 1925 à Grenoble (Isère)
Décédé le 13 novembre 2003 à Grenoble
Sénateur de l'Isère de 1981 à 1983
Fils d'un maître-verrier, Raymond Espagnac voit le jour le 8 septembre 1925 à Grenoble. Après avoir obtenu un certificat d'aptitude professionnel d'ajusteur et un brevet industriel, il devient ouvrier-électricien automobile de 1945 à 1948. Il est ensuite artisan-électricien automobile de 1948 à 1972, avant de terminer sa carrière professionnelle comme agent commercial à la Société de chaleur de Grenoble de 1972 à 1981.
Militant au sein de la Confédération générale du travail, il s'engage aussi en politique au sein de la SFIO, puis du Parti socialiste. En 1965, il est élu conseiller municipal de Grenoble sur la liste conduite par Hubert Dubedout associant le Groupe d'action municipal, mouvement fondé par celui-ci, la SFIO et le Parti socialiste unifié. Il est aussitôt nommé adjoint au maire. Réélu ensuite en 1971 et en 1977, il figure dans la majorité municipale d'H. Dubedout jusqu'en 1983. Puis après la victoire d'Alain Carignon contre H. Dubedout en 1983 il siège dans l'opposition municipale grenobloise jusqu'en 1989. Il est aussi conseiller général du canton de Grenoble-1 de 1973 à 1985. Au conseil général de l'Isère, il occupe d'importantes responsabilités : il en est vice-président, ainsi que président de la commission des affaires culturelles. Il est également conseiller régional de Rhône-Alpes.
Parallèlement à ses mandats locaux, Raymond Espagnac aspire à représenter son département au Parlement. Il se présente aux élections législatives du 4 mars 1973 dans la première circonscription de l'Isère sous l'étiquette de l'Union de la gauche socialiste et démocrate. Mais avec 18,43 % des suffrages exprimés au premier tour il est devancé par Aimé Paquet, député sortant membre des Républicains indépendants (44,4 % des voix) et par la communiste Justine Goy (20,86 % des voix). Il se retire alors avant le second tour.
Par la suite, au lendemain des élections sénatoriales du 22 septembre 1974, il devient suppléant du sénateur socialiste de l'Isère Paul Mistral. Après le décès de ce dernier le 29 août 1981, Raymond Espagnac est proclamé sénateur de l'Isère. Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe socialiste et rejoint la commission des affaires culturelles.
Au cours de son mandat sénatorial, il prend la parole à deux reprises en séance publique. La première fois, en novembre 1981, durant la discussion du projet de loi Deferre relatif aux droits et libertés des communes, des départements et des régions : il fait part de l'opposition du groupe socialiste à un sous-amendement déposé par le sénateur RPR du Val-de-Marne Michel Giraud, rapporteur du texte. L'année suivante, en 1982, il s'abstient lors du vote de cette loi Deferre.
R. Espagnac intervient aussi lors de l'examen du budget des prestations sociales agricoles en décembre 1981 : il évoque alors notamment différents sujets, tels que la réforme de l'assiette des cotisation sociales, l'allongement du congé maternité des agricultrices et la mise en place d'une allocation de remplacement, ou la pension d'invalidité versée aux agriculteurs.
Le sénateur de l'Isère cosigne par ailleurs plusieurs propositions de loi, dont celles relatives à l'instauration d'un permis pour les utilisateurs de détecteurs de métaux (1981), à la réforme de l'organisation régionale du tourisme (1982), à la protection des animaux utilisés par la recherche expérimentale en laboratoire (1982) ou à l'inclusion des bulletins blancs parmi les suffrages exprimés.
Il vote en faveur de la loi portant abolition de la peine de mort, en 1981, et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage, en 1982.
Deux ans après son arrivée au Palais du Luxembourg, il se représente aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983 sur la liste du Parti socialiste. Au premier tour, il obtient 741 des 2 305 suffrages exprimés. Puis, au second tour, le sénateur socialiste réunit 1 051 des 2 305 suffrages exprimés et perd son siège. Il est devancé par les quatre candidats de l'Union de l'opposition UDF-RPR, Jean Boyer (1 208 voix), Jean Faure (1 184 voix), Guy Cabanel (1 178 voix) et Charles Descours (1 153 voix), tous élus, de même que par le candidat communiste Paul Jargot (1 098 voix).
Raymond. Espagnac poursuit son engagement politique. Il conserve ses mandats de conseiller général jusqu'en 1985 et de conseiller municipal de Grenoble jusqu'en 1989.
Les 11 et 18 décembre 1988, il se porte candidat à l'élection législative partielle organisée dans la première circonscription de l'Isère pour remplacer à l'Assemblée nationale le maire RPR de Grenoble et président du conseil général, Alain Carignon, qui ne peut conserver son siège de député en vertu de la loi sur le cumul des mandats. Au premier tour, il est devancé par Richard Cazenave, secrétaire départemental du RPR et président du groupe RPR au conseil régional de Rhône-Alpes : il n'obtient que 27,31 % des voix contre 55,27 % pour le candidat du RPR. Au second tour, rendu nécessaire par une forte abstention au premier tour, l'ancien sénateur socialiste est battu : R. Espagnac réunit 35,06 % des voix contre 64,94 % pour R. Cazenave.
Après les élections municipales de 1989, il se retire de la vie politique active. Il s'éteint le 13 novembre 2003 à l'âge de soixante-dix-huit-ans à son domicile grenoblois.
Sources
Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.
Who's who in France, plusieurs éditions.
Sénateur le 29 août 1981 (en remplacement de M. Paul MISTRAL, décédé)
Fin de mandat le 2 octobre 1983 (non réélu)
Membre du Groupe socialiste
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaires
de Raymond ESPAGNAC
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