- Appartenance politique :
- Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
- État civil :
- Né le 16 juin 1930
Décédé le 9 mars 2022 - Profession :
- Adjoint technique
- Département :
- Territoire de Belfort

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Ancien sénateur de la Ve République
Travaux parlementaires
Ve République
TALON Bernard
Né le 16 juin 1930 à Courcelles (Territoire de Belfort)
Décédé le 9 mars 2022 à Beaucourt (Territoire de Belfort)
Sénateur du Territoire de Belfort de 1971 à 1980
Fils d'agriculteurs modestes, Bernard Talon voit le jour le 16 juin 1930 à Courcelles, petit village situé très près de la frontière suisse. Il a quatre ans son père est emporté par la tuberculose. Son frère Henri est victime de la même maladie l'année suivante. Après avoir obtenu le certificat d'études primaires, Bernard Talon ne peut poursuivre ses études, faute de moyens. En 1951, il devient apprenti géomètre dans une entreprise de travaux publics établie au nord de Strasbourg. Puis de 1957 à 1966 il est conducteur de travaux pour le service des Ponts et chaussées de Delle. En 1966, il devient directeur des services techniques municipaux de cette ville, deuxième commune la plus peuplée du Territoire de Belfort.
Bernard Talon s'engage également en politique. En 1959, il est élu maire de Courcelles, comme l'avait été auparavant son père Joseph (1922-1934). Il sera ensuite réélu à six reprises, durant au total quarante-deux ans.
Aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971, il se présente comme suppléant de Jean-Marie Bailly, élu sous les couleurs de l'Union des démocrates pour la République (UDR). Mais J.-M. Bailly renonce à son mandat pour conserver son poste de secrétaire d'État au Commerce au sein du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. Le 3 novembre 1971, Bernard Talon est ainsi proclamé sénateur du Territoire de Belfort.
Apparenté au groupe sénatorial de l'UDR de 1971 à 1976, il est ensuite membre du groupe du Rassemblement pour la République (RPR) de 1976 à 1980. Bernard Talon assume d'ailleurs d'importantes responsabilités locales au sein du parti gaulliste : président de la fédération du RPR du Territoire de Belfort, il dirige aussi son comité régional de Franche-Comté. Au Palais du Luxembourg, il est successivement membre de la commission des lois (1971-1972) et de celle des affaires sociales (1972-1980).
Au cours de son mandat sénatorial, il dépose plusieurs rapports sur des textes législatifs concernant des questions sociales. En 1974, il présente le rapport au nom de la commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion du projet de loi relatif aux licenciements pour cause économique. De même, en 1975, il rapporte le texte proposé par la commission mixte paritaire sur les dispositions restant en discussion du projet de loi d'orientation en faveur des personnes handicapées. En 1977, il est rapporteur du projet de loi instituant un congé parental d'éducation.
En outre, il rapporte deux propositions de loi relatives à la santé. La première, en 1978, concernant l'extension du monopole pharmaceutique à différents produits, tels que les lentilles de contact et les tests de grossesse. La seconde, en 1980, sur l'innocuité des médicaments et l'usage des substances vénéneuses, proposition de loi qu'il avait lui-même déposée en 1979.
Le sénateur du Territoire de Belfort présente également cinq rapports d'information rédigés à la suite de missions effectuées par des délégations de la commission des affaires sociales : sur les différents régimes de protection sociale dans les pays membres de la Communauté économique européenne (1973), le fonctionnement du centre professionnel polyvalent et de promotion rurale de Cuisery (1973), les expériences d'amélioration des conditions de travail en Norvège et en Suède (1974), les problèmes sanitaires et sociaux en Israël (1979), ainsi que ces mêmes problèmes au Canada (1981).
Par ailleurs, il se montre très actif en séance publique. Très engagé sur les questions sociales, il intervient au sujet des pensions des veuves (1972), de l'assurance vieillesse des mères de famille relevant de la fonction publique (1975), de l'aide au logement (1976), des anciens combattants (1976) et des personnels exerçant dans les établissements spécialisés pour enfants et adolescents handicapés (1977). Il s'intéresse aussi aux sujets éducatifs : lors de la discussion du budget de l'Éducation nationale, il évoque la scolarisation en milieu rural, l'enseignement privé ou la nationalisation des collèges d'enseignement secondaire. De nombreux autres sujets retiennent également son attention : la protection de l'industrie française des moteurs électriques (1974), la régulation des naissances (1974), les créations d'emplois judiciaires (1977), les responsabilités des collectivités locales (1979) et l'insémination artificielle comme moyen de procréation (1980).
Il vote en faveur de la loi portant création et organisation des régions, en 1972, de la loi dite Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat, en 1973, et de la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité, en 1974. Il se prononce contre la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en 1974. Il s'abstient sur la loi portant réforme du divorce en 1975.
Vice-président du groupe sénatorial d'amitié France-Autriche, Bernard Talon est aussi vice-président du groupe de contact et d'études sur les problèmes économiques et culturels France-Corée-du-Nord. De 1977 à 1980, il est par ailleurs désigné délégué titulaire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Au terme de son mandat sénatorial, il se représente aux élections du 28 septembre 1980 et réunit 78 des 324 suffrages exprimés. Avec 209 voix, l'ancien député socialiste Michel Dreyfus-Schmidt lui ravit le siège de sénateur du Territoire de Belfort.
Après ce revers, Bernard. Talon quitte la Haute Assemblée mais ne renonce pas à son engagement politique. Battu au second tour des élections cantonales en 1976 dans le canton de Delle par le socialiste Denis Maire, il continue d'administrer la commune de Courcelles. Parallèlement, il rejoint le Centre national de la fonction publique territoriale. En septembre 1989, il se représente aux élections sénatoriales comme suppléant du candidat RPR Jean Rosselot, battu par Michel Dreyfus-Schmidt.
En mars 2001, il décide de ne pas solliciter un huitième mandat de maire de Courcelles. Il s'éteint le 9 mars 2022 à l'âge de quatre-vingt-onze ans. Il était chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite.
Sources
Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur.
Bibliographie
Who's who in France, plusieurs éditions.
Sénateur le 3 novembre 1971 (en remplacement de M. Jean Bailly, nommé membre
du Gouvernement)
Fin de mandat le 1er octobre 1980 (non réélu)
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Extrait de la table nominative
Résumé de
l'ensemble des travaux parlementaires
de Bernard TALON
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