Préambule
Premier groupe politique du Sénat, le groupe Les Républicains inscrit son engagement au cœur de la majorité sénatoriale. Il contribue à préparer l’alternance de demain. Le groupe est uni par l’impérieuse exigence d’une ligne politique indépendante pour définir les voies du redressement de la France.
Ouvert à tous les Sénateurs qui souscrivent sa déclaration politique, le groupe « Les Républicains » détermine sa position sur les projets et propositions de loi en cohérence avec ses valeurs, ses convictions et son projet politique tout en contribuant à l’unité de la majorité sénatoriale. Il se concerte aussi avec les groupes parlementaires de l’Assemblée nationale dont les convictions et les projets sont identiques aux siens ou compatibles avec eux.
Le groupe entretient un lien avec le parti « Les Républicains » dans le respect de son indépendance. Il n’exige pas de ses membres qu’ils soient adhérents de ce parti. Il accueille en outre des Sénateurs « apparentés » ou « rattachés », qui y ont toute leur place.
Dans son action législative et politique, le groupe est guidé par l’ambition d’un sursaut national, l’impératif d’un dialogue social sincère, le respect du principe de liberté, le recentrage de l’Etat sur ses grandes missions, le redressement des comptes publics et l’exigence de la réforme pour mieux répondre aux besoins des Français et conforter la place de notre Nation. Il affirme la conviction partagée que l’impuissance publique, la suradministration et l’empilement des normes et contraintes, l’érosion de la cohésion sociale et l’effondrement de l’autorité de l’Etat sont les principales causes de l’affaiblissement de notre démocratie et du relâchement de la solidarité nationale. Il estime urgent de répondre à la crise politique, économique, sociale et morale traversée par la France et de restaurer les fonctions régaliennes de l’Etat. Il ne se résigne pas à la montée continue de l’abstention et des votes contestataires, à la multiplication des désordres sociaux et des actes d’incivisme, à l’acceptation des tentations insurrectionnelles et des actions violentes. Il défend la loi et l’ordre contre toutes les atteintes à la démocratie, à ses institutions et à ceux qui les protègent. Il veille au respect par l’Etat de ses grandes missions de sécurité, de justice et de protection des plus fragiles et soutient la nécessité d’une vision d’avenir pour la France.
Par l’exercice d’un contrôle parlementaire indépendant et rigoureux, le groupe entend aussi faire progresser l’efficacité et la transparence dans l’action des gouvernements et l’exécution des lois face à l’impasse d’une action publique de plus en plus erratique, opaque et à court terme.
Enraciné dans les territoires, animé de ce fait par une vision claire des attentes des Français, des besoins des acteurs économiques et des territoires, comme des grands enjeux auxquels notre pays est confronté, le groupe a l’ambition de contribuer à forger un véritable projet pour l’alternance républicaine.
Il agit dès maintenant en faveur de réformes d’intérêt national, avec la ferme volonté de retrouver le chemin d’une croissance durable et équilibrée.
Les membres du groupe, forts de convictions partagées, poursuivent ce projet politique commun dans le respect des sensibilités propres à chacun et de la liberté inhérente à la fonction constitutionnelle de représentation de la Nation. Ils délibèrent au sein du groupe sur les enjeux de l’actualité et s’accordent sur les réponses à leur apporter pour promouvoir avec détermination ce projet.
Le fonctionnement démocratique du groupe « Les Républicains » est régi par son règlement. Le groupe respecte la liberté de vote et d’expression politique de chacun de ses membres. Ceux-ci s’engagent en retour à respecter la déclaration politique du groupe.
Nos engagements pour une autre politique
Les membres du groupe « Les Républicains » souscrivent trois grandes séries d’engagements pour le renouveau de l’action publique et le redressement du pays.
En rupture avec les politiques mises en œuvre depuis quinze ans, il s’agit d’abord de rétablir l’Etat dans l’exercice de ses grandes missions. Parce que l’Etat est en France le principe fédérateur de la nation, il doit pleinement assumer sa vocation de protection, de régulation et d’arbitrage, tout en desserrant son emprise sur la vie quotidienne des Français, des acteurs économiques et des décideurs territoriaux. C’est ainsi que la confiance dans la politique sera restaurée.
Cela implique de redresser durablement les finances publiques et de casser la spirale dévastatrice de la dette, qui mène aux impôts de demain, à la paupérisation des Français et à l’affaiblissement de l’Etat comme à la perte de l’influence française. Un pays qui ne tient pas ses comptes est un pays qui ne tient pas son rang dans le monde.
I – La démocratie, l’État et les pouvoirs
- Rendre à la démocratie sa vigueur par un renforcement de la séparation des pouvoirs, un rééquilibrage des institutions en faveur du Parlement, une accentuation du rôle de contrepouvoir du Sénat ; relancer à bon escient la pratique du référendum ; créer les conditions du rétablissement de la fonction arbitrale du Président de la République et restaurer le rôle constitutionnel du Gouvernement responsable devant le Parlement ; agir pour une clarification et un meilleur partage des pouvoirs entre l’Etat et les collectivités territoriales.
- Rétablir l’efficacité du creuset républicain en faisant de la laïcité et de la liberté d’expression des exigences essentielles ; combattre le poison des communautarismes et du séparatisme ; dépasser les dogmatismes et les idéologies pour rassembler les Français autour de la devise de la République : liberté, égalité, fraternité.
- Libérer notre société d’un étatisme étouffoir et de sa bureaucratie exacerbée et stérilisante, en s’appuyant sur les forces vives, entreprises, indépendants et salariés, sur le dialogue social, sur les libertés locales, sur les énergies associatives ; la méthode efficace pour la réforme, c’est l’écoute, l’expérimentation et le dialogue. Cela passe aussi par la suppression des normes inintelligibles, inutiles ou contradictoires.
- Relancer la décentralisation en faisant confiance aux territoires ; rétablir les libertés locales entravées par l’accumulation des contraintes encadrant l’action des élus ; assurer l’autonomie financière des collectivités locales ; définir une politique de développement et d’aménagement durables
adaptée à chaque territoire ; soutenir la revitalisation rurale autant que la rénovation urbaine ; renforcer la place des collectivités d’Outre-mer dans la République.
II – Réparer un pacte républicain fissuré et tracer un chemin d'avenir partagé
- Refonder notre école, en recentrant les apprentissages sur les fondamentaux : lire, écrire, compter ; libérer les établissements de la gangue bureaucratique, en encourageant l’autonomie et la responsabilité des chefs d’établissement, notamment dans le recrutement de leurs enseignants ; remettre le mérite et l’effort au cœur du pacte scolaire ; adapter l’organisation et les ressources de l’enseignement à la diminution rapide des effectifs scolaires ; faire respecter la liberté de l’enseignement.
- Reconstruire notre modèle social, fondé sur la solidarité nationale et l’équilibre des droits et des devoirs. Soutenir un pouvoir d’achat de plus en plus compromis par la hausse des prix et par l’aggravation de la dette publique en réduisant les charges qui pèsent sur les revenus du travail. Veiller à la juste répartition de l’effort de redressement national en donnant la priorité aux économies, sans pénaliser les plus vulnérables, en particulier nos compatriotes les plus âgés, qui ont largement contribué à la croissance de notre pays, et sans matraquer les classes moyennes. S’assurer que les revenus de l’assistance ne dépasseront pas ceux du travail. Relancer une véritable politique familiale pour aider les parents à accueillir autant d’enfants qu’ils le souhaitent et soutenir la natalité. Assurer la sauvegarde de nos régimes de retraite par répartition. Adapter l’indemnisation du chômage aux besoins de chaque demandeur d’emploi et aux exigences de l’économie. Mobiliser la nation pour la formation et l’insertion des jeunes. Garantir la nécessaire solidarité en faveur des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées.
- Reprendre le contrôle de l’immigration par des lois volontaristes ; assurer l’intégration des étrangers en situation régulière ; proportionner sous le contrôle du Parlement l’entrée et le séjour des étrangers à la capacité d’accueil et d’assimilation de notre société; organiser l’éloignement effectif de ceux qui ne se conforment pas à nos lois et accentuer la pression sur les pays d’origine pour qu’ils assument leurs responsabilités vis-à-vis de leurs ressortissants ; inscrire dans la Constitution que « Nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect des règles applicables ».
- Redonner aux Français la nécessaire confiance en l’Etat, en le recentrant sur ses grandes missions : sécurité et protection, justice, accès aux soins, éducation, égalité des chances, soutien aux plus fragiles. Remettre à niveau nos services publics et assurer leur présence dans tous les territoires ; garantir l’égal accès aux soins par la rénovation du système de santé et la résorption des déserts médicaux ; valoriser le sens de l’effort, du travail et combattre les dérives de l’assistanat. Rendre la justice rapide et effective, appliquer les peines encourues et instaurer de courtes peines afin qu’à tout délit réponde une sanction, construire de nouvelles prisons et de nouveaux centres fermés adaptés..
- Promouvoir une écologie de progrès. Et non une écologie dogmatique au détriment de la croissance et des réalités du quotidien. Accompagner la transition écologique par la pédagogie et la prise en compte de ses impacts ; mener une stratégie énergétique de long terme reposant sur la relance de la filière nucléaire, la réduction progressive du recours aux énergies fossiles et le recours à une juste part des énergies renouvelables dans la production d’électricité ; déployer un plan national pour l’eau afin d’anticiper les besoins futurs en augmentant les financements et en développant le stockage raisonné de l’eau pour l’agriculture.
- Conduire une politique économique courageuse reposant sur une économie de marché régulée, sur la préférence européenne et sur l’ouverture au commerce international dans les conditions d’une juste réciprocité ; réduire les prélèvements obligatoires et les taxes pour les ramener au niveau de nos principaux concurrents ; encourager l’innovation et la création d’entreprises ; réformer le code du travail pour faciliter l’embauche ; orienter le système éducatif vers les besoins d’emploi de notre pays ; stimuler les formations en alternance ; réduire fortement les normes et les contraintes administratives ;
diminuer le nombre d’interlocuteurs face aux acteurs économiques et aux collectivités territoriales en regroupant, voire en supprimant, des opérateurs de l’Etat ; soutenir notre agriculture ; accompagner les entreprises à l’export. - Mettre fin à la politique de laxisme budgétaire et d’endettement de la France qui obère le présent et hypothèque l’avenir, en condamnant les Français à des charges fiscales insupportables ; mener une politique vigoureuse de réduction de la dépense publique ; arbitrer et prioriser les dépenses afin d’assurer le financement des grandes missions régaliennes ; supprimer des taxes obsolètes ou très pénalisantes ; réduire fortement les prélèvements obligatoires pour relancer l’activité et la consommation.
- Renouer la confiance envers la République par le rétablissement de l’égalité des chances ; remettre à niveau nos grands services publics menacés d’effondrement (hôpital, éducation, transports publics, justice…) ; garantir l’égal accès aux soins par la rénovation du système de santé et la résorption des déserts médicaux ; valoriser le sens de l’effort, du travail et du mérite et combattre les dérives de l’assistanat.
- Restaurer l’autorité de l’Etat et prendre à bras le corps le problème de l’insécurité pour qu’à chaque délit corresponde une sanction proportionnée, prévisible et certaine ; les peines prononcées doivent être immédiates et effectives ; des courtes peines doivent être instaurées; la politique pénale doit être accompagnée d’une forte augmentation et d’une diversification des places de prison.
III – Défendre notre souveraineté, accroître notre influence
- Affirmer notre engagement pour une Europe politique au service des Européens. Faire enfin de l’Europe un multiplicateur de puissance plutôt qu’un soustracteur de souveraineté, un facilitateur d’initiatives plutôt qu’un producteur de normes contraignantes et souvent inutiles ; libérer les institutions européennes d’une vision bureaucratique ; respecter la souveraineté de chaque pays membre que garantit le principe de subsidiarité ; veiller à l’égalité des normes dans les accords commerciaux.
- Adapter notre politique étrangère et notre défense nationale aux nouveaux enjeux de la géopolitique mondiale et aux nouveaux risques, en approfondissant les principes qui nous ont été légués par le Général de Gaulle : politique d’indépendance nationale, affirmation de la place de la France dans un monde multilatéral, renforcement de la dissuasion nucléaire, accentuation de l’effort de modernisation de nos moyens militaires conventionnels, politique d’équilibre entre les puissances, appui à l’affirmation des puissances intermédiaires, préservation du rôle particulier de la France au sein des Nations Unies, maintien de la présence de la France sur les cinq continents. Nous estimons que rien ne devra être fait qui puisse compromettre davantage l’avenir de l’Alliance atlantique, mais considérons aussi que la France devra tirer les conséquences de la fragilisation de celle-ci en étant fortement partie prenante d’un effort militaire européen de long terme. Nous serons attentifs au maintien d’un soutien à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Nous contribuerons à rechercher les voies d’un apaisement des tensions au Proche-Orient dont les multiples crises ont un impact considérable sur notre économie et sur l’équilibre de notre société.
- Développer avec lucidité et réciprocité les échanges économiques : l’insertion de la France dans le libre échange doit s’effectuer dans des conditions garantissant notre indépendance nationale et la sincérité de rapports commerciaux équilibrés, sans déléguer nos droits dans la validation des traités commerciaux et en assurant la sauvegarde de nos intérêts nationaux.
Le Groupe Union Centriste & Indépendants rassemble des sénateurs issus des différentes sensibilités centristes ainsi que des sénateurs partageant leurs valeurs et leurs convictions. Cette diversité constitue sa richesse. Elle repose sur une même exigence : défendre une ligne politique fondée sur la liberté de jugement, le sens des responsabilités et le refus de tout dogmatisme.
Membre de la majorité sénatoriale, le Groupe Union Centriste & Indépendants entend continuer à prendre toute sa part à l'action de notre assemblée, tout en préservant sa liberté de réflexion et d'expression. Cette indépendance ne signifie ni isolement ni opposition systématique. Elle implique de pouvoir apprécier chaque décision au regard de l'intérêt général, de nos convictions et de la réalité des territoires.
Cette démarche s'inscrit dans notre conception du bicamérisme. Dans une période où la vie politique nationale est marquée par une forte fragmentation et par la difficulté à dégager des majorités durables, le Sénat doit plus que jamais être un lieu de stabilité, de dialogue et de construction. La qualité du travail parlementaire, l'exigence du contrôle de l'action du Gouvernement et la capacité à élaborer des solutions concrètes doivent contribuer à restaurer la confiance dans nos institutions.
Nous sommes convaincus que la responsabilité politique suppose de savoir rechercher les accords utiles lorsque l'intérêt général l’exige, mais aussi d'assumer les réformes et les décisions difficiles lorsqu'elles sont nécessaires. Le courage politique consiste parfois à prendre des décisions qui ne recueillent pas immédiatement l'adhésion de tous, lorsque l'avenir du pays commande de dépasser les postures et les calculs de court terme.
Notre conception de l’action publique repose également sur une conviction essentielle : l'efficience doit devenir une exigence permanente. L'État, les collectivités territoriales et l'Union européenne doivent être capables de produire davantage de résultats avec les ressources dont ils disposent. La multiplication des normes, des procédures et des dispositifs ne saurait tenir lieu de politiques publiques. Chaque mesure doit pouvoir être évaluée au regard de ses objectifs, de son coût et de ses résultats.
Cette exigence est indissociable de la soutenabilité financière de l'action publique. L'accumulation de la dette et des déficits ne peut constituer une réponse durable aux défis auxquels notre pays est confronté. La maîtrise de la dépense publique, qui intègre la lutte contre toutes les fraudes, est une condition de notre souveraineté et de notre capacité à agir dans la durée. Elle doit permettre de préserver les moyens nécessaires à l'investissement, à la protection des plus fragiles et à la préparation de l'avenir. Nous voulons une action publique à la fois plus efficace, plus simple et financièrement soutenable.
Nous voulons une Europe plus forte, plus unie et plus efficace. Face au retour des rapports de force et à l'intensification des compétitions géopolitiques, économiques et technologiques, la France ne peut défendre seule ses intérêts et ses valeurs. L'Europe doit être en mesure de peser davantage dans le monde, de renforcer sa sécurité, son indépendance énergétique et sa compétitivité, tout en protégeant le modèle démocratique qui fonde son unité. Mais une Europe plus forte doit aussi être une Europe plus efficiente : elle doit concentrer son action sur les enjeux qui justifient une réponse commune, simplifier ses règles et éviter de produire des normes inutiles ou redondantes. L'Europe doit être capable d'agir et de protéger, sans s'éloigner des citoyens et des territoires. A ce titre, l’Europe doit être plus forte là où la dimension continentale est nécessaire, et plus respecter le principe de subsidiarité là où les États et les territoires sont les mieux placés pour agir. Cette ambition européenne s’inscrit dans une France pleinement ouverte sur le monde. Les Français établis hors de France constituent une richesse pour notre pays et nos entreprises. Ils contribuent, par leur présence et leur engagement, à leur rayonnement. Le Groupe Union Centriste & Indépendants entend veiller à la pleine effectivité de leur accès aux services publics et au maintien d’un lien étroit avec la Nation. De même nous souhaitons renforcer la diplomatie parlementaire, complément indispensable de l’action diplomatique du Gouvernement.
Nous défendons une économie de liberté et d'initiative, au service de la personne humaine. La création de richesse, l'entreprise, l'innovation et le travail sont indispensables au progrès collectif. La France et l’Europe doivent retrouver une pleine maîtrise de leur avenir. Ils doivent simultanément s'inscrire dans un modèle qui donne à chacun les moyens de construire son autonomie et de participer à la prospérité commune. Les transformations technologiques et économiques sont porteuses d'opportunités considérables ; elles doivent être accompagnées par la formation, l'investissement et la solidarité afin qu'elles deviennent des facteurs d'émancipation et de cohésion plutôt que de nouvelles sources de fractures.
Nous voulons faire réellement confiance aux territoires et à leurs élus. La décentralisation ne peut se résumer à un transfert de compétences accompagné de nouvelles contraintes. Elle doit donner aux collectivités des marges de liberté et de responsabilité effectives, associées à une véritable autonomie financière. Les décisions qui peuvent être prises au plus près du terrain doivent pouvoir l'être, dans le respect de l'unité de la République. Nous continuerons ainsi à défendre le rôle irremplaçable de la commune, la simplification des normes et le principe de différenciation, afin que l'action publique puisse mieux tenir compte de la diversité des réalités locales.
Cette confiance doit également trouver une traduction particulière dans les outre-mer. La République doit prendre pleinement en compte la diversité de ses territoires ultramarins et leurs réalités propres. L'adaptation des politiques publiques, la différenciation et l'évolution des cadres institutionnels doivent pouvoir répondre aux situations particulières de chacun d'eux, dans le respect de la République et de ses principes.
Dans ce cadre, nous attachons une importance particulière à la préservation de l'État de droit. La protection des libertés publiques, l'indépendance de la justice, l'égalité devant la loi et le respect de la Constitution constituent des garanties fondamentales de notre démocratie. Mais défendre l'État de droit ne signifie pas considérer que le droit serait figé. Le droit doit pouvoir évoluer avec la société, les réalités nouvelles et les exigences de l'intérêt général. Il appartient au législateur, dans le respect de la Constitution et des engagements internationaux de la France, de faire évoluer les règles lorsque celles-ci ne répondent plus suffisamment aux besoins de la Nation. La stabilité du droit et son adaptabilité ne sont pas contradictoires : elles participent toutes deux de la confiance dans nos institutions.
Ces convictions doivent désormais trouver leur traduction dans plusieurs priorités nationales.
Nous voulons élever rapidement notre effort de défense. Le retour de la guerre sur le continent européen et les menaces hybrides nous imposent de préparer le pays aux crises de haute et de basse intensité. La France, en lien avec ses partenaires européens, doit disposer de forces armées entraînées, correctement équipées et soutenues par une base industrielle souveraine, agile et réactive.
Nous voulons restaurer l'autorité de l'État et garantir la sécurité de nos concitoyens. La lutte contre les violences, les trafics, les incivilités et les radicalités doit constituer une priorité. L'autorité républicaine doit être pleinement exercée et la justice rendue dans des délais compatibles avec les attentes légitimes des citoyens. Cette exigence d'autorité vaut également pour la famille et l'éducation, qui jouent un rôle essentiel dans la transmission des règles communes et dans la construction de citoyens libres et responsables.
Nous voulons renforcer la cohésion sociale en privilégiant l'émancipation. La solidarité nationale doit protéger ceux qui en ont réellement besoin, mais elle doit aussi permettre à chacun de retrouver les moyens de son autonomie. Le travail, la formation, l'engagement et le mérite doivent constituer des voies privilégiées d'émancipation. Cette ambition suppose également de mieux répondre aux difficultés d'accès aux soins, de soutenir les familles, de développer une politique du logement adaptée aux besoins et d'accompagner dignement le vieillissement de la population et la dépendance.
Nous voulons concilier transition écologique, souveraineté alimentaire, énergétique et compétitivité. Face au changement climatique, la transformation de notre modèle de production et de consommation est nécessaire. Cette transformation doit cependant être conduite avec réalisme, en s'appuyant sur l'innovation, la recherche et une politique énergétique permettant à la France de préserver son indépendance et sa compétitivité. La transition écologique ne pourra être durable que si elle est économiquement soutenable, socialement acceptable et compatible avec les capacités d'investissement de notre pays.
Nous voulons rendre l'action publique plus efficace et plus proche des citoyens. Cela suppose de lutter contre la complexité administrative, de réduire les normes inutiles, de mieux évaluer les politiques publiques et de responsabiliser ceux qui les mettent en oeuvre. L’intelligence artificielle offre à cet égard de multiples opportunités pour simplifier les démarches, mieux anticiper les besoins des citoyens et améliorer la qualité des services publics. Son développement doit toutefois s’inscrire dans un cadre exigeant, garantissant la souveraineté et la protection des données, la transparence des traitements et le maintien d’une décision humaine lorsque celle-ci est nécessaire. L'efficience ne consiste pas à faire moins pour faire moins : elle consiste à utiliser au mieux les ressources collectives pour obtenir les meilleurs résultats. Elle doit être recherchée à tous les niveaux de décision, de la commune à l'Union européenne.
La France dispose de nombreux atouts : la vitalité de ses territoires, la créativité de ses entrepreneurs, l'engagement de ses élus et de ses associations, la qualité de ses services publics, ainsi que les talents et l'énergie de ses citoyens. Notre responsabilité est de leur donner les libertés, les moyens et le cadre nécessaires pour qu'ils puissent pleinement s'exprimer.
Dans une période de profondes transformations et d'incertitude politique, le Groupe Union Centriste & Indépendants entend demeurer une force de proposition, de dialogue et de responsabilité. Fidèles à nos convictions européennes, humanistes, libérales et décentralisatrices, nous voulons contribuer à une France plus libre, plus responsable, plus efficace et plus unie.
Ces valeurs et ces exigences guideront l'action des membres du Groupe Union Centriste & Indépendants.
Le Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain du Sénat s'inscrit dans la continuité de l'action des parlementaires qui, au cours de l'histoire, se sont dressés contre les inégalités sociales, ont lutté et agi pour l'émancipation des individus et pour plus de justice sociale.
Aujourd’hui, alors que la sphère économique et financière, issue de la mondialisation ne cesse d’étendre son emprise et renforce son pouvoir d’influence sur la société, de nouvelles menaces apparaissent : le changement climatique, la perte de biodiversité, l’augmentation des inégalités, le développement des précarités liées à l’emprise grandissante de l’économie numérique, la montée des tensions politiques et sociales, les crises sanitaires.
De même, ces nouvelles tensions internationales se font jour sur fond de guerres commerciales et de montée du populisme, de remise en cause des valeurs démocratiques et nous confortent à la fois dans notre vision universelle et dans notre volonté de consolider notre espace européen.
La société française est fragmentée, traversée de lignes de faille profondes auxquelles s’ajoutent des transitions d’ordre économique, démographique, numérique et écologique qu’il est indispensable de prendre en compte. Ces fractures, qu’elles soient sociales, culturelles ou territoriales fragilisent notre démocratie et notre modèle républicain.
Pour nous, Sénatrices et Sénateurs du Groupe, il est plus que nécessaire d’agir, de proposer, de débattre et de légiférer pour offrir de nouveaux choix à nos concitoyens en participant à la mise en place de politiques publiques plus inclusives qui permettront de lutter contre toutes les fractures de notre société.
Proposer d’abord une nouvelle politique économique, sociale et environnementale qui rejoint les objectifs du développement durable comme première exigence de notre groupe, où la juste répartition des richesses, la protection et la création de nouveaux droits sociaux, la lutte contre la pauvreté et les inégalités, l’éradication des paradis fiscaux feront l’objet d’une attention particulière, notamment en vue d’une fiscalité juste, équitablement répartie.
Rechercher l’émancipation des femmes et des hommes dans la société en prenant appui sur l’éducation, la culture, la santé, le sport, permettre à tout enfant de se projeter dans ce qu’il souhaite devenir en le protégeant, en lui donnant toutes les chances de se réaliser, notamment au travers de l’éducation scolaire et extra-scolaire, et conquérir de nouveaux droits qui répondent aux aspirations de tous.
Inspirer nos actions par un dialogue renforcé avec les représentants du mouvement social de la société civile et des corps intermédiaires.
Réaffirmer la nécessité des services publics, de la Sécurité Sociale comme outils de la protection sociale, la promotion des biens communs, le rôle de l’État-Providence stratège et régulateur.
Faire progresser la fraternité entre les peuples – notamment par notre implication dans les groupes d’Amitié ou les organismes extra-parlementaires –, l’attention aux pays du Sud et à l’espace francophone, le règlement pacifique des conflits et la construction d’une Europe solidaire.
Apporter aux Français établis hors de France, qui confortent notre présence à l’international, les services publics dont ils ont besoin, notamment dans les domaines administratif, éducatif et culturel.
Promouvoir une Europe ambitieuse sur le plan social et exigeante dans ses relations diplomatiques et commerciales.
Protéger notre planète et peser de tout notre poids afin que les mesures qui s’imposent pour lutter contre le changement climatique soient opérantes au plus vite, assurer la transition énergétique, réduire les pollutions, endiguer la perte de biodiversité, et gérer de façon raisonnée les ressources naturelles.
Faire preuve de vigilance face à tout ce qui pourrait atteindre nos libertés publiques et individuelles, notamment eu égard à la concentration de la presse, au poids des réseaux sociaux, promouvoir la rationalité, la science, le progrès et lutter contre toutes les formes d’obscurantisme, en particulier l’inquiétante propagation des thèses complotistes.
Lutter contre les déterminismes qui mettent à mal les principes d’égalité, l’accès aux droits et devoirs du citoyen et redonner espoir à la jeunesse. Réduire les fractures sociales et territoriales, en promouvant l’égalité femmes-hommes, en luttant contre toutes les discriminations et contre toute forme de radicalité.
Faire de la laïcité un principe intangible et fondateur de notre modèle républicain respectueux de chacun.
Mener une politique d’intégration dans le respect des diversités qui cimente et dynamise notre nation.
Avoir confiance en la force et en la capacité d’initiative de nos collectivités locales et territoriales pour assurer, en pleine autonomie, leur développement et proposer des services attendus et innovants aux populations.
Poursuivre la décentralisation, le droit à la différenciation, les politiques publiques en faveur des quartiers populaires et reconnaître la ruralité comme un atout au service de la cohésion des territoires.
Affirmer notre ambition d’un État fort en mesure de faire face aux défis écologiques, numériques et démocratiques dont l’organisation et la mise en oeuvre des politiques publiques soient plus déconcentrées.
Conforter nos territoires ultra-marins et les accompagner pour leur permettre d’apporter les meilleures solutions qui tiennent compte de leurs spécificités, de leurs problématiques et de leurs identités territoriales.
Prendre appui sur la capacité d’implication de nos concitoyens dans le débat public à travers une démocratie participative qui leur permettra de proposer et d’agir. Cette démocratie participative peut enrichir notre démocratie représentative qui doit rester la règle.
Refonder notre politique de sécurité publique et tisser un lien de confiance avec la population, notamment en la basant sur la proximité, la prévention des violences, la mobilisation coordonnée de tous les services de l’État : Police, Justice, École… et de tous les acteurs de terrain.
Défendre nos institutions et les droits du Parlement, veiller au strict respect de la séparation des pouvoirs, proposer des avancées constitutionnelles et exercer avec vigilance notre pouvoir de contrôle tout en travaillant à la mise en place d’un nouveau pacte démocratique pour que les citoyens retrouvent leur place dans le fonctionnement de notre République.
Forts de nos convictions, nous, Sénatrices et Sénateurs du Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain affirmons nos valeurs de gauche, notre volonté de contribuer au rassemblement de toutes les forces de progrès afin de proposer une nouvelle alternative politique. Nous nous inscrivons dans une dynamique d’opposition à l’actuel gouvernement et à la majorité sénatoriale et serons force de propositions dans le cadre des débats parlementaires pour apporter des réponses aux attentes de nos concitoyens et préparer l’avenir.
Depuis des décennies, la France traverse une crise économique, sociale, écologique et démocratique profonde qui ne cesse de s’aggraver.
Aux promesses non tenues et aux espoirs déçus se sont en effet succédés ces dernières années des choix politiques néfastes et agressifs, contraires aux aspirations populaires.
La précarité progresse, les inégalités se creusent.
Le pouvoir d’achat est au plus bas et les droits les plus élémentaires reculent.
A cela s’ajoutent de profondes inégalités territoriales entre les centres urbains, les quartiers populaires et les territoires ruraux.
Dans les territoires ultramarins, les inégalités au caractère systémique marqué sont vécues avec une intensité particulière, appelant à un soutien renforcé aux aspirations légitimes à l’égalité, à la dignité et à la reconnaissance des spécificités de ces territoires.
Pour nombre de femmes et d’hommes de ce pays, l’avenir incertain est source d’inquiétudes.
Un fort sentiment d’abandon et d’impuissance fragilise la démocratie, favorise l’abstention électorale et participe à la progression de l’extrême droite.
Dans ce contexte, la constitution inédite d’un groupe d’extrême droite au Sénat à l’issue du renouvellement de septembre 2026 est un fait politique majeur pour notre assemblée et traduit un mouvement de fond dans notre société.
Elle confirme que sa progression ne concerne désormais plus seulement les scrutins nationaux ou européens, mais atteint aussi une assemblée élue essentiellement par les représentants des collectivités territoriales.
Nous, sénatrices et sénateurs du groupe CRCE-K, combattons sans relâche sur le terrain politique les idées de l’extrême droite. Nous refusons la banalisation de discours qui opposent les Français entre eux, désignent l’étranger ou le plus fragile comme responsable des difficultés du pays et détournent ainsi du nécessaire débat des inégalités, de la concentration des richesses et de l’affaiblissement des services publics.
À la peur, au repli et à la division, nous opposons l’égalité, la fraternité, la solidarité et l’universalité des droits. Nous sommes convaincus que la réponse durable à l’extrême droite réside dans la capacité de la République à tenir ses engagements : permettre à chacune et chacun de vivre dignement, garantir l’égalité entre les territoires et redonner aux citoyennes et aux citoyens le pouvoir d’agir sur leur avenir.
Face à cette crise démocratique, notre réponse est claire : davantage de démocratie, de justice sociale et d’intervention citoyenne.
Défendre la démocratie et les collectivités
Nous nous engageons pour une nouvelle République fondée sur la souveraineté populaire, le respect des pouvoirs du Parlement, le pluralisme, le principe constitutionnel de laïcité et une participation citoyenne renforcée.
La place de la commune et le pouvoir d’agir des collectivités territoriales constituent notre boussole. Ainsi, nous portons l’exigence d’un approfondissement de la décentralisation qui ne soit ni un transfert de charges ni une mise en concurrence des territoires, s’appuyant sur un État démocratisé, garant de l’égalité républicaine et d'un maillage de services publics répondant aux besoins de toutes et tous.
Nous refusons que les collectivités territoriales deviennent une variable d’ajustement du budget de l’État et défendons les moyens nécessaires à l’exercice de leurs compétences et au maintien des services publics de proximité.
L’égalité au cœur de notre action
Considérant le développement des services publics comme socle de notre engagement pour l’égalité et pour une vie digne, nous agissons pour l’effectivité des droits à la santé, au logement, à l’éducation, à la culture, pour la protection sociale.
Nous défendons notre système de retraite par répartition et une sécurité sociale fondée sur la solidarité et les cotisations sociales.
Nous agissons pour un budget de la Nation répondant aux enjeux de notre époque, pour une fiscalité plus juste, une meilleure redistribution des richesses et une lutte déterminée contre l’évasion fiscale.
Nous portons sans relâche l’exigence de l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous combattons les violences sexistes et sexuelles dont sont victimes les femmes et les enfants.
Nous luttons contre toute forme de racisme, d’antisémitisme et de discrimination.
Nous agissons pour une politique de sécurité associant prévention, présence humaine et police de proximité au service de la population.
Nous défendons une politique migratoire respectueuse de la dignité humaine, des droits fondamentaux et du droit d’asile.
Produire autrement pour répondre à l’urgence écologique
Face aux changements climatiques, à l’effondrement de la biodiversité et à l’épuisement des ressources, nous portons la nécessité d’une transformation profonde de notre modèle de développement.
Nous agissons pour une transition écologique de progrès social, créatrice d’emplois et permettant à toutes et tous d’accéder aux biens essentiels de l’eau et de l’énergie, au droit à l’alimentation.
Nous défendons une politique ambitieuse de réindustrialisation, conciliant souveraineté économique, emploi, réduction des émissions de carbone et préservation des ressources naturelles.
Nous demandons que les aides publiques accordées aux entreprises soient conditionnées à des engagements en matière d’emploi, de salaires, d’investissements et de respect des objectifs sociaux et environnementaux.
Nous portons l’urgence d’un développement de l’investissement public, de la recherche scientifique et de l’innovation, comme instruments essentiels de la transition écologique.
Une France souveraine dans une Europe des peuples
Nous contestons les politiques européennes qui soumettent les choix démocratiques aux exigences de l’austérité, de la concurrence et des marchés financiers.
Nous agissons pour une Europe respectueuse de la souveraineté populaire, des droits sociaux et des services publics.
Nous défendons le respect du droit international, le multilatéralisme, et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Militants de la paix, nous agissons pour une résolution politique et négociée des conflits partout dans le monde.
Faire vivre la souveraineté populaire
Nous portons la conviction que la participation du peuple aux décisions politiques, économiques, sociales et écologiques est l’une des conditions essentielles du renouveau démocratique et d’une transformation durable de la société.
Ainsi, nous soutenons les mobilisations sociales et nous nous engageons à associer les organisations syndicales, les associations, les élus locaux et les citoyens à notre travail parlementaire.
Dans le même temps, nous portons l’exigence d’un débat public pluraliste et d’une information indépendante des puissances financières comme du pouvoir exécutif.
Un groupe engagé et rassemblé
Nous nous engageons pleinement dans le travail parlementaire.
Nous réaffirmons notre attachement au rôle d’un Sénat porteur des attentes et des besoins des territoires et de leurs habitants. En ce sens, nous entendons travailler avec les autres groupes de gauche.
Nous considérons que la chambre haute ne peut pas être qu’une assemblée d’accompagnement des choix de l’exécutif ou dont l’ordre du jour ne répond qu’aux seuls desiderata de la majorité sénatoriale. Sous couvert d’appels réguliers à la responsabilité et à la stabilité, le travail législatif de l’opposition et les débats afférents ne trouvent pas toujours pleinement leur place dans notre haute assemblée.
Le groupe CRCE-K respecte la diversité de ses membres.
Chaque sénatrice, et chaque sénateur, y dispose de la même voix. Aucun vote ni aucune initiative ne lui est imposé.
Cette liberté individuelle s’inscrit dans une volonté commune : agir au Sénat au service des territoires, des femmes et des hommes qui y vivent ; défendre l’égalité et les services publics ; faire progresser la démocratie et ouvrir la voie à une transformation sociale et écologique de la société.
Le Groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste – Kanaky entend ainsi être une force d’opposition, de conviction, de proposition et de rassemblement, au service d’une République sociale, démocratique, laïque et écologique.
Héritier des grandes traditions républicaines, hostile à tout dogmatisme, notre Groupe a pour règle d'assurer à tous ses membres une totale liberté d'expression, de décision et de vote.
Il entend que l'esprit de tolérance et de compréhension préside à toutes ses délibérations, ce qui n'exclut pas, le cas échéant, des prises de position d'une grande fermeté à titre individuel ou collectif. En particulier son Président doit exprimer, à la Conférence des Présidents, quand une décision politique importante se présente, la sensibilité majoritaire du groupe réuni au préalable.
Pour libres qu'ils soient de leur expression et de leur vote, les membres du groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen se retrouvent sur des choix essentiels :
Ils affirment, en accord avec les principes républicains, leur attachement à l'État de droit, aux libertés publiques, aux Droits de l'Homme et du Citoyen, au progrès social, au développement durable et au respect des lois dans une République de droits et de devoirs.
Sur le plan des institutions, ils confirment leur volonté d'assurer un respect rigoureux de la Constitution, préservant le rôle, les pouvoirs et les droits du Parlement et notamment du Sénat qui représente, selon notre loi fondamentale, les collectivités locales mais aussi, selon la plus ancienne tradition, le sens de la continuité et du Bien public.
Ils croient à la valeur de la politique qu'ils ne réduisent pas aux seuls impératifs de gestion. La République est une idée toujours neuve, comme l'exprimait Georges Clemenceau. Son exigence est inscrite dans sa devise :
Liberté fondée sur la laïcité, c'est-à-dire le débat public en dehors des dogmes, entre citoyens qui détiennent chacun une parcelle de la souveraineté populaire. La laïcité affirme au-dessus de toute autre, la valeur de la liberté de conscience. Former des citoyens libres est depuis toujours la tâche de l'École républicaine. Mais ce doit être aussi aujourd'hui une des missions du service public de l'audiovisuel et une ambition de la politique culturelle.
Égalité des chances, toujours à parfaire pour que soient compensés les handicaps de départ, notamment sociaux, et que chacun puisse aller au bout de ses possibilités, conformément au principe de l'élitisme républicain.
Fraternité qui découle de l'égalité et de la responsabilité des citoyens dans une République humaniste et solidaire où des services publics performants doivent trouver toute leur place.
Cette exigence républicaine, la vocation naturelle de notre groupe est de la faire partager par d'autres. Le renouveau du civisme s'adosse naturellement à un patriotisme républicain ouvert sur l'universel.
Il n'y a aucune contradiction entre cette exigence républicaine et la volonté de construire une République européenne, à l'écoute des peuples qui la composent.
Pas davantage cette exigence républicaine ne s'oppose à la réforme de l'État et à la décentralisation, dès lors qu'elles ne remettent pas en cause la solidarité nationale. Notre groupe entend préserver et favoriser l'autonomie des collectivités locales, creusets de la démocratie.
Il entend également lutter pour réformer notre système d'enseignement et de formation professionnelle afin de valoriser la ressource humaine et la recherche, principaux atouts de la France dans la compétition mondiale et assurer à notre démocratie un avenir conforme aux idéaux qui l'ont fait naître.
Notre groupe entend enfin protéger l'environnement sans remettre en cause l'idéal du progrès économique et social et relever ainsi le défi de ces deux ambitions complémentaires.
Composé d'hommes et de femmes venus d'horizons divers, qui mettent leur engagement personnel et leur sens politique au service d'un renouveau républicain, le Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen entend dépasser les clivages devenus secondaires pour montrer, face aux défis d'une « globalisation » financière en crise, la permanence et l'actualité des grandes valeurs républicaines en France, en Europe et dans le monde.
Le Rassemblement des Démocrates, Progressistes et Indépendants (RDPI) réunit des sénatrices et des sénateurs unis par une même exigence : celle de la liberté. Liberté de juger chaque texte au fond, au nom de l'intérêt général et de nos territoires. Nous sommes des indépendants. C’est notre identité et notre méthode. Chacune et chacun de nos membres disposent d'une liberté de vote ; nous en faisons un principe, et nous l'assumons publiquement.
Notre groupe s'est construit sur une conviction : les grandes questions de notre pays ne se règlent ni par les clivages d'appareil, ni par les solutions simplistes. Elles exigent du dialogue, de la concertation et le courage de dépasser les oppositions stériles. C'est dans cet esprit que nous travaillons, au sein de la Haute assemblée, avec le Président du Sénat, Gérard Larcher, dans un dialogue constructif, exigeant et en cohérence avec les convictions que nous portons. Nous le disons clairement, cette coopération institutionnelle n'entame ni notre liberté, ni notre indépendance. Nous dialoguons quand l'intérêt du pays l'exige ; nous votons toujours selon nos convictions.
Représentants de toutes les diversités de nos territoires, de l’Hexagone, des Outre-mer et des Français établis hors de France, nous portons les combats qui donnent du sens à notre engagement : réformer pour protéger notre modèle social et garantir de nouveaux droits ; moderniser nos outils économiques et sociaux ; rénover la vie démocratique ; bâtir une Europe puissante ; maintenir notre rang de puissance d'équilibre dans le monde ; et porter haut l'ambition climatique et écologique, si essentielle à notre avenir commun.
Nous défendrons la République et ses valeurs. Nous défendrons les intérêts des collectivités territoriales. Nous serons attentifs aux besoins des élus locaux et à ce que tous les territoires aient les mêmes chances de réussite. Nous agirons pour réconcilier nos territoires, des ruralités aux quartiers populaires, urbains et périurbains, de l'Hexagone aux Outre-mer. Nous croyons et promouvons la différenciation territoriale, qui permet d'adapter l'organisation territoriale aux particularités locales. Nous nous attacherons également à bâtir une République de proximité, qui réponde au besoin de nos concitoyens d'une plus grande lisibilité et d’efficacité de l'action publique. Dans cet esprit, nous sommes favorables à des évolutions statutaires ou institutionnelles (notamment en Alsace et en Guyane). Nous resterons attentifs au débat en cours pour les autres territoires ultramarins.
Nous porterons une attention constante à la protection de l'enfance et au soutien des familles ; à l'égalité réelle entre les femmes et les hommes ; au travail, qui doit payer mieux ; et à la lutte contre la précarité, parce qu'une société progressiste se juge d'abord à la manière dont elle protège les plus fragiles.
Nous croyons aux libertés économiques : la liberté d'entreprendre, de créer, d'innover et de travailler. La France a besoin d'un tissu industriel solide, de filières souveraines et d'une économie attractive, capables de produire sur notre sol, de financer nos services publics et d'offrir un avenir à notre jeunesse. Nous soutiendrons nos entreprises, des TPE-PME aux fleurons nationaux, en simplifiant, en sécurisant et en investissant dans l'avenir, plutôt qu'en empilant les normes. Le marché est un moyen, jamais une fin en soi. À nos yeux, une économie n'a de sens que si elle donne sa chance à chacun et si elle sait partager ce qu'elle produit. La liberté d'entreprendre et la justice sociale ne s'opposent pas : elles se tiennent. Nous voulons une économie qui crée des richesses et qui n'abandonne personne au bord du chemin.
Depuis notre origine, notre ADN ultramarin est le fil d'Ariane de notre engagement politique. Les Outre-mer contribuent à la souveraineté, à la puissance maritime et au rayonnement de notre pays. Avec la deuxième zone économique exclusive du monde, la France est une puissance globale grâce à ses territoires ultramarins. Notre groupe est le reflet de cette réalité : il rassemble des élus de l’Hexagone, d'Outre-mer et des français établis hors de France : de la Martinique à Wallis-et-Futuna, de la Guyane à La Réunion, de la Guadeloupe à Mayotte. Cet ADN se traduit aussi bien dans nos prises de position que dans les combats que nous menons avec force et détermination : la santé, l’accès à l’eau l’émancipation de la jeunesse, le logement, la lutte contre la vie chère, l'investissement public, l’emploi, la continuité territoriale, l’exploitation durable des ressources endogènes, la lutte contre les sargasses et la transition énergétique. Les Outre- mer ne seront jamais une variable d’ajustement, ils sont une priorité de la Nation.
Notre action s'inscrit dans la continuité de ce que nous avons entrepris. Depuis 2017, avec notre Président-Fondateur, François Patriat dont la disparition nous a profondément marqués, nous avons voté autant de réformes que nécessaire pour réparer notre pays, améliorer durablement le quotidien des Français et préparer l'avenir.
Alors que nous affrontons des crises inédites, à l'aune de cette nouvelle mandature qui s'ouvre, nous, sénatrices et sénateurs RDPI, réunis autour de notre nouveau président, Xavier Iacovelli, nous engageons à poursuivre notre action collective au sein de la Haute assemblée, dans une dynamique de dépassement et de rassemblement, et dans un esprit de dialogue et de concertation. Il y va de notre responsabilité à tous de trouver des consensus au moment où « Faire Nation » est une impérieuse nécessité.
Notre identité politique est sans ambiguïté car nous sommes des démocrates, des progressistes, des républicains et plus que jamais, des indépendants. Notre groupe se définit par la liberté de ses membres et par la fidélité à ses valeurs.
Alors que les crises liées au dérèglement climatique se multiplient et s’amplifient partout sur la planète et que nous sommes entrés dans la sixième extinction de masse, nos territoires aspirent à s’engager dans une transition écologique et sociale ambitieuse. Partout, nous constatons le besoin de recouvrer notre souveraineté et de répondre aux aspirations des élu•es et des citoyen•nes. Le groupe Écologiste, Solidarité et Territoires composé de parlementaires écologistes, régionalistes et divers gauche, porte la voix de celles et ceux qui ont à coeur de répondre aux crises écologique, sociale et démocratique, par un modèle de société juste et soutenable. Il se donne pour objectif de repenser notre rapport au monde et aux autres, notre manière d’habiter la Terre, de sorte que le vivant et l’humain y cohabitent harmonieusement, dans le respect des limites planétaires et dans un environnement protégé, sain et viable.
Combattre les injustices sociales, environnementales et la mise en danger de la démocratie
Les membres de ce groupe partagent l’ambition de construire une société écologique : ils et elles se retrouvent autour d’une écologie qui agit pour transformer la société. Face au dérèglement climatique, à la destruction de la biodiversité et des communs qui mettent en péril l’habitabilité de nos territoires, face à l’aggravation des inégalités sociales, environnementales et territoriales et à une démocratie en péril, ce groupe contribuera à bâtir un avenir viable et désirable.
Partout en France, dans tous les territoires, des maires et d’innombrables élu•es engagent déjà la transition écologique et mettent en mouvement la vision d'un monde fait de coopération, de respect du vivant et d’ouverture. Ce groupe est le point d’appui au Sénat de toutes et tous ces élu•es qui souhaitent s’engager pour affronter les défis du siècle. Il est également une plateforme pour consolider le projet global des écologistes via ses propositions nourries des expériences et des réussites mises en oeuvre sur tous les territoires de la République.
Cet avenir se construira autour d’une transition écologique (à la fois énergétique, agricole et alimentaire, sanitaire, etc) à même de relocaliser l’activité économique, de reconstruire et protéger les services publics partout pour résorber les fractures territoriales, dans l’Hexagone ainsi que dans les territoires ultramarins. Il se construira à l'aune d’une exigence sociale renforcée, à même de lutter efficacement contre la pauvreté et l'accroissement des inégalités, en élaborant une protection sociale adaptée aux enjeux du XXIe siècle, en particulier les transformations du travail et l’allongement de la durée de la vie.
Devant l’interdépendance des injustices sociale et climatique, notre groupe aura l’objectif de faire vivre le principe pollueur-payeur en l’appliquant à celles et ceux qui sont les premiers responsables, c'est-à -dire les grands producteurs-consommateurs, et non à celles et ceux qui sont les plus fragiles socialement. À l’heure où l’inflation, les inégalités et les divisions rendent toujours plus difficile le quotidien de nos concitoyennes et concitoyens, notre groupe sera force de propositions sur la question de l’accès à une alimentation saine, durable et abordable, sur la question de l’accès aux soins, au logement et à des salaires justes.
Face à des forces populistes se nourrissant du désespoir et de la peur, dans un contexte de montée des extrêmes droites en France, eu Europe et dans le monde, notre groupe se fera le garant des libertés publiques et se battra toujours pour le maintien et le renforcement des droits sociaux, continuellement menacés.
Cet avenir se construira également autour d’une profonde refondation démocratique remettant, dans le cadre d’une République rénovée, les citoyens et citoyennes, les corps intermédiaires, les territoires et le Parlement au coeur du processus de décision.
Il se construira en défense des droits humains mais aussi planétaires, au sein d’une société coopérative, qui valorise les activités créatrices de lien social et cesse d’opposer l’accomplissement individuel à l’accomplissement collectif. L’égalité des droits, l’exigence de justice environnementale et sociale, l’éco-féminisme, l’antiracisme, le régionalisme, la promotion de l’autonomie des territoires garantie par une décentralisation accrue et le renforcement induit de l’espace délibératif et de contrôle au sein des assemblées territoriales sont également au coeur des valeurs des membres de ce groupe.
Ne pas transiger sur nos valeurs dans un monde en plein bouleversement
En 2020, la pandémie de Covid-19 est venue exposer toutes les fragilités et les impasses de notre économie mondialisée, du manque d’intégration européenne et du sous-investissement dans nos services publics.
En 2022, l'invasion de l'Ukraine par la Russie a mis en exergue le risque sécuritaire que faisait peser sur l’Europe sa dépendance aux fossiles et a aussi mis fin au mythe selon lequel le libre échange permettrait d'assurer une certaine pacification des équilibres entre les puissances.
Non seulement le modèle économique mondial est prédateur du vivant, fait exploser les inégalités mondiales, mais il met également à mal la souveraineté des Nations et ne garantit plus la stabilité géopolitique mondiale.
Ce contexte géopolitique mondial, marqué par les menaces existentielles que font peser l’internationale réactionnaire sur l’ordre mondial et le retour de la guerre initiée par des grandes puissances impérialistes, appelle plus que jamais une fermeté sur nos valeurs.
Notre groupe est uni dans la défense intransigeante du droit international, de la démocratie et de l’Etat de droit et dans la promotion d’une Europe fédérale, seule capable de mener une véritable politique étrangère et de défense commune pour défendre ses valeurs et de constituer la puissance régulatrice indispensable à la mise en oeuvre de la transition écologique du continent.
A l’opposé des réflexes de repli nationaliste et réactionnaire, notre groupe promeut le renforcement des espaces de gouvernance multilatérale, la construction d’une nouvelle solidarité internationale fondée sur le rééquilibrage des flux économiques et bien sûr la lutte contre l’effondrement de la biodiversité, contre le dérèglement climatique et l’adaptation à ses impacts partout dans le monde.
Répondre aux demandes d’autonomie des territoires et de renouveau démocratique
Ce groupe est particulièrement attaché à la défense et au développement démocratique décentralisé de nos institutions locales et territoriales dans toute leur diversité. Cette décentralisation peut aller jusqu’à une autonomie politique et décisionnelle pleine et entière au sein de la République, inscrite dans notre Constitution. Nous avons la conviction commune que notre société doit reposer tout à la fois sur une réelle liberté de décision des territoires, à partir desquels se construisent les modèles alternatifs de la transition, et sur une coopération renforcée des peuples à l’échelle internationale dont une Europe solidaire, fédérale et verte constitue, pour ce qui concerne la France, une indispensable première étape.
Si les collectivités locales doivent retrouver toute leur place dans la République vivante et collégiale que les membres de ce groupe aspirent à bâtir, il en va de même pour tous les corps intermédiaires, forces vives de notre Nation. À l’opposé du mépris affiché par les droites lorsqu’elles gouvernent le pays, le rôle primordial des partenaires sociaux et tout particulièrement des syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs doit être consacré. Le constat vaut également pour les associations, dont l’action est une assurance de solidarité et de contrat social majeure.
Il est essentiel que la République garantisse tout à la fois les moyens et l’expression des corps intermédiaires, qui doivent être intégrés beaucoup plus directement à la construction des politiques publiques. Cela commence par notre Parlement et ce groupe a à coeur de se faire le porte-voix des demandes et propositions de la société civile organisée.
Ce souffle démocratique doit également s’étendre à tous les acteurs économiques et particulièrement les grandes entreprises, qui souffrent tout autant que l'État de la concentration des décisions dans les mains de quelques un•es. Les défis de ce siècle nécessitent plus que jamais un recours systématique à l’intelligence collective et à la mobilisation de toutes les bonnes volontés dans des cadres communs et partagés qui assurent une efficace utilisation des énergies.
Les mobilisations citoyennes, et particulièrement l’engagement de toute une jeunesse, ont bousculé les certitudes et ont fait entendre dans la rue des voix trop longtemps absentes de nos institutions. Le rôle de ce groupe est de s’en faire l’écho au sein de la Haute Assemblée. Il porte la voix des mouvements pour faire progresser l’égalité des revenus comme l’égalité des droits quel que soit le sexe, le genre, l’orientation sexuelle ou l’origine. Il porte la voix des combats pour l’accueil digne et plus largement pour la dignité humaine. Ce groupe sera un appui pour toutes celles et ceux qui souhaitent construire la société plus juste et plus soutenable de demain.
Nous faisons et ferons preuve de diversité et d’ouverture
Ce groupe assume pleinement la diversité de ses membres, qui constitue une précieuse richesse. Il pourrait accueillir d’autres sénateurs et sénatrices se reconnaissant clairement dans le pacte écologique et social qu’il propose. Un pacte difficilement compatible avec le conservatisme de la droite, le néo-libéralisme et le productivisme. Toutefois, ce groupe ne manquera pas de nouer le dialogue le plus fructueux possible avec les représentantes et les représentants des autres sensibilités politiques présentes au Sénat, lorsque la voie du consensus, sur certains sujets, notamment sur l’urgence climatique, semblera ouverte.
Nous nous opposerons à tous ceux qui font de l’immigration un argument contre l’édification d’une société ouverte et accueillante au coeur d’une Europe fédérale, écologique et sociale. Nous sommes foncièrement attaché•es à la défense de la diversité des territoires, des pays, des langues et des cultures régionales. Nous entendons promouvoir un modèle de société dont les valeurs de bienveillance et d’humanisme sont le socle.
La France fait face à de multiples défis : économique, écologique, social, géopolitique et énergétique, et à une crise démocratique car beaucoup de Français doutent de leurs représentants, se détournent des urnes, crise accélérée par les réseaux sociaux qui aggravent les clivages de notre société.
Les populismes se nourrissent de ces difficultés. Pour affronter les épreuves, nous avons besoin des institutions solides de la Vème République et particulièrement du Sénat, qui incarne la stabilité.
Les Sénateurs du Groupe « Les Indépendants - République et Territoires », se reconnaissent dans une Droite et un Centre libéral, social, européen, écologique, réformiste et travaillent de façon libre et constructive, refusant toute opposition systématique comme tout suivisme. L’indépendance est la caractéristique de ce Groupe, guidé par le souhait de voir la France réussir.
Le Groupe « Les Indépendants - République et Territoires » se veut une force de proposition pour oeuvrer en faveur des libertés individuelles et publiques, agir pour la sécurité de nos concitoyens, soutenir l’agriculture et la ruralité, redresser notre économie, supprimer les freins au développement de nos entreprises, moderniser notre modèle social.
Il souhaite renforcer la souveraineté de la France, favoriser la croissance, réformer et rénover les services publics, assurer la justice, garantir l’égalité entre les femmes et les hommes, assurer la prise en charge de la dépendance de nos aînés, réformer le système éducatif pour cultiver l’excellence et créer des opportunités de réussite pour tous les jeunes.
Le Groupe est attaché à la diversité des territoires, à leur identité, à leur développement économique, social et culturel dans le respect des principes constitutionnels. Loin des oppositions entre territoires, le Groupe soutient la solidarité entre les quartiers, les villes, les départements, les régions. La ruralité, les métropoles, les outre-mer et les Français de l’étranger représentent ensemble un atout majeur pour notre pays.
Composé d’Européens convaincus, le Groupe estime que l’Europe est, et doit demeurer, une chance pour la France. L'Union européenne doit poursuivre son renforcement pour mieux protéger les peuples et répondre plus efficacement aux défis auxquels elle est confrontée : le dérèglement climatique, la révolution numérique et celle de l’intelligence artificielle, les mouvements migratoires et les évolutions géopolitiques.
Conscient que la préservation de l'environnement fait partie des intérêts fondamentaux de la nation, le Groupe oeuvre à sa protection et à la sauvegarde de la biodiversité. Il soutient la transition énergétique, défend les énergies renouvelables et les énergies bas carbone ainsi que toutes les mesures concourant à l’efficacité énergétique.
Conformément à l’article 27 de la Constitution, les membres du Groupe conservent leur liberté de vote en toutes circonstances.
À la suite des élections sénatoriales du 27 septembre 2026, le camp national a fait son entrée au Sénat.
Pour la première fois de l’histoire de la Chambre haute du Parlement, le Rassemblement National présidé par Jordan Bardella, et ses alliés de l’UDR, dirigés par Éric Ciotti, sont en mesure de constituer un groupe sénatorial. Ce groupe déclare s’inscrire dans l’opposition.
Ce résultat historique est le fruit logique du travail accompli par nos élus : implantation territoriale des candidats, campagne électorale de proximité, soif de rupture manifestée par les élus locaux, confiance des Français dans les valeurs défendues par Marine Le Pen et légitime souci d’une meilleure représentativité.
Désormais, grâce aux 140 députés du RN et de l’UDR élus lors des élections législatives de 2024, et aux 15 sénateurs de l’« Union Nationale pour les Territoires », les textes pourront bénéficier d’une navette législative efficace et l’action du Gouvernement sera contrôlée par des parlementaires au service de l’intérêt général.
Notre groupe, attaché aux valeurs républicaines et à la noblesse du combat politique, entend agir dans le respect absolu des institutions. Il se dresse comme un rempart face aux forces du déclin, du renoncement et de la décroissance. Notre ambition est de contribuer, aux côtés de Marine Le Pen, à la renaissance du pays après dix ans de désordre qui n’épargne aucun domaine et aucun Français.
Dans tous les domaines, les indicateurs révèlent le décrochage national : dette, fiscalité, balance commerciale, pouvoir d’achat, sécurité, liberté, immigration, natalité, école, santé, agriculture, justice, diplomatie, moral des entrepreneurs et des Français, notamment ceux de la classe moyenne, ou encore les plus fragiles telles que les personnes en situation de handicap, les familles monoparentales et les personnes âgées isolées. Il est urgent que ceux qui ont échoué à protéger les Français soient remplacés par ceux qui symbolisent le rassemblement, le courage politique et l’amour de notre pays.
La flamme qui nous anime est celle que ravivent chaque jour les abandonnés de notre Nation que nous rencontrons dans tous les territoires, de l’Hexagone à l’outre-mer. Du personnel soignant aux forces de l’ordre, des pompiers aux agents municipaux, des enseignants aux retraités, des vignerons aux artisans, des commerçants aux ouvriers, tous les visages de la patrie attendent de retrouver la paix et la prospérité.
Nous rendrons aux Français leur pays et leur argent. Nous rétablirons l’ordre partout où il a disparu. Nous défendrons la justice fiscale et sociale. Nous rendrons la parole au peuple par le recours au référendum. Nous ferons en sorte que les Français soient prioritaires chez eux. Nous combattrons les budgets qui pénaliseraient les Français qui travaillent, qui ont travaillé ou qui aimeraient travailler. Nous rendrons à la France sa souveraineté démographique, énergétique et alimentaire. Nous défendrons le localisme, meilleur allié de la décarbonation et de la protection de l’environnement. Nous lutterons contre la fracture et les inégalités territoriales, en particulier contre le délaissement de la ruralité, grâce à d’ambitieuses politiques de réindustrialisation, de rétablissement des services publics de proximité, de préservation des « petites » lignes de transport et de démétropolisation.
Les maires et les communes feront l’objet d’une attention toute particulière car l’attachement que leur manifestent les Français et leur utilité au quotidien méritent, là aussi, que l’on mette fin à des années de défiance, à l’accumulation de normes, à la multiplication des coupes budgétaires, à des décisions unilatérales et déconnectées et enfin à la confiscation de leurs compétences.
Seul groupe parlementaire dont les membres n’ont aucune responsabilité dans l’élection d’Emmanuel Macron, nous sommes déterminés à incarner l’alternance, redresser le pays et rassembler les Français au sein d’une concorde nationale tant attendue.