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Projet de loi de finances pour 2003 : Enseignement scolaire

 

II. DE NOUVELLES PRIORITÉS POUR L'ÉCOLE, LE COLLÈGE ET LE LYCÉE

Le plan de lutte contre l'illettrisme, l'instillation de l'alternance professionnelle au collège, la poursuite de la réforme du lycée et un certain recentrage sur les fondamentaux traduisent les nouvelles priorités du gouvernement pour l'enseignement scolaire.

A. UNE PRIORITÉ POUR L'ÉCOLE PRIMAIRE : LA RÉDUCTION DE L'ILLETTRISME

Dès le 23 mai 2002, le nouveau ministre chargé de l'éducation nationale a inscrit au rang de ses priorités la prévention de l'illettrisme. Il a souligné dans sa conférence de presse du 2 septembre 2002 qu' « on ne parvient pas depuis une dizaine d'années à réduire l'effectif de 15 à 20 % d'élèves qui entrent en 6ème sans maîtriser les apprentissages fondamentaux ».

Le plan de prévention de l'illettrisme, qui devait être en oeuvre à partir de la rentrée de septembre 2002 dans le premier degré, comprend plusieurs volets.

1. Une adaptation des programmes

Le premier niveau du plan de prévention consiste en une prise en charge pédagogique qui doit permettre de conduire la grande majorité des élèves à acquérir les fondamentaux.

Il s'appuie d'abord sur les nouveaux programmes pour l'école primaire (définis dans les arrêtés du 25 janvier 2002), qui font de la maîtrise de la langue française dans ses usages oraux et écrits la première des priorités pour tous les cycles : les activités de lecture et d'écriture y font l'objet de préconisations pédagogiques et d'une définition plus précise des compétences à acquérir à la fin de chaque cycle. Les directives en matière de pédagogie de la lecture, définissent des « moments » incontournables de l'apprentissage qui devront être respectés, quelles que soient les méthodes adoptées par les maîtres. Les horaires quotidiens dévolus aux activités de lecture et d'écriture, 2h30 au cycle des apprentissages fondamentaux (CP et CE1) et 2 heures au cycle des approfondissements (CE2, CM1 et CM2), y sont précisés, alors que ce n'était plus le cas depuis 1969.

2. Des dispositifs d'évaluation

Les dispositifs d'évaluation des acquisitions en français devraient être développés : les maîtres seront aidés pour pouvoir en tirer un meilleur profit et proposer à leurs élèves fragiles ou en difficulté des réponses pédagogiques adaptées. Ce sera tout particulièrement le cas pour le CP dont les maîtres se verront proposer un livret synthétisant les principales difficultés rencontrées par les élèves durant cette première étape de l'apprentissage de la lecture, ainsi que les situations et activités pédagogiques de nature à y remédier.