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Projet de loi de finances pour 2003 : Enseignement agricole

 

2. La nécessité d'une nouvelle ambition

Votre rapporteur se félicitera que le ministre ait affirmé son intention d'encourager le développement de l'enseignement et de la formation agricole.

Cette volonté doit désormais se traduire dans une politique claire et mobilisatrice.

Plutôt qu'une charge indue et excessive, comme certains l'ont parfois présenté, l'enseignement agricole constitue un atout pour le ministère.

En premier lieu, l'enseignement agricole a pour mission de former les agriculteurs de demain. A cet égard, l'adaptation des formations de la production aux nouvelles exigences sanitaires et environnementales apparaît comme un enjeu stratégique, à la fois pour permettre à la profession d'y répondre, mais également pour permettre à ce secteur de continuer à attirer des jeunes. Votre rapporteur considère, en effet, qu'il s'agit là d'un enjeu essentiel car il ne peut y avoir développement du milieu rural sans que le maintien des activités de production soit assuré.

Au-delà des filières de la production, il y a également urgence à définir des orientations permettant à l'enseignement agricole de mettre à profit ses acquis pédagogiques au bénéfice de nouveaux domaines, en particulier celui des métiers de l'environnement. Il y a là des besoins à satisfaire.

Par ailleurs, la réactivité des formations par rapport aux évolutions économiques et sociales apparaît aujourd'hui particulièrement indispensable alors que le chômage progresse de nouveau.

Votre rapporteur exprime donc le souhait que l'année 2003 soit l'occasion d'une prise de conscience et permette la mise en oeuvre d'un dispositif efficace de pilotage de l'appareil de formation.

Alors que le Gouvernement engage un effort pour réhabiliter l'enseignement professionnel relevant de l'éducation nationale, il serait regrettable que ne soient pas valorisés les atouts de l'enseignement agricole.