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Projet de loi de finances pour 2003 : Enseignement agricole

 

DEUXIÈME PARTIE

L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE
À LA RECHERCHE D'UNE AMBITION

I. L'ENSEIGNEMENT AGRICOLE À LA CROISÉE DES CHEMINS

A. L'ÉVOLUTION DES EFFECTIFS

1. La tendance générale

A la rentrée 2002, pour la troisième année consécutive, les effectifs de l'enseignement agricole technique diminuent mais, il convient de le souligner, dans une moindre mesure que lors des deux précédentes rentrées.

Selon les informations disponibles au 30 octobre, cet enseignement enregistre un recul de 0,47% de ses effectifs.

Le tableau ci-dessous retrace l'évolution des effectifs de l'enseignement technique depuis 1993.

ÉVOLUTION DES EFFECTIFS

 

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002*

Taux de progression des effectifs scolarisés dans l'enseignement agricole

6

6,9

4,66

5,5

3,03

1,7

1,07

- 1,8

- 1,35

- 0,47

* chiffres provisoires au 30 octobre 2002

Il semble donc que se dessine une tendance à la stabilisation plutôt qu'à un recul durable.

Alors que les facteurs démographiques jouent encore à la baisse avec l'arrivée de classes d'âge moins nombreuses, l'enseignement agricole continue à demeurer attractif.

2. La répartition par niveau de formation

Les évolutions générales constatées au cours des précédents exercices continuent à poursuivre leurs effets à la rentrée 2002.

DES EFFECTIFS DE L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE PAR NIVEAU
DE FORMATION ET PAR CATÉGORIE D'ÉTABLISSEMENTS

 

Niveau V

Niveau IV

Niveau III

Total

Enseignement public

23 109

30 693

14 185

67 987

 

(+ 1,53 %)

(- 2,68 %)

(- 4,94 %)

(- 1,78 %)

Enseignement privé à temps plein

32 482

16 243

5 412

54 137

 

(+ 1,37 %)

(- 2,82 %)

(- 4,16 %)

(- 0,49 %)

Enseignement privé à rythme approprié

39 732

8 673

1 651

50 056

 

(+ 2,6 %)

(- 2,94 %)

(- 3,11 %)

(+ 1,40 %)

TOTAL

95 323

55 609

21 248

172 180

 

(+ 1,92 %)

(- 2,76 %)

(- 4,6 %)

(- 0,47 %)

On rappellera que la décélération de la progression des effectifs puis leur recul ont d'abord concerné les formations courtes avant d'affecter les formations de niveau IV et III, faute d'une reprise significative des flux d'entrants en provenance de l'éducation nationale.

Ainsi à la rentrée 2002, est confirmé le recul des formations de niveau IV dont les effectifs diminuent dans des proportions comparables à celles constatées depuis 2000 (- 2,76 %).

De même, les formations de niveau III continuent à subir le contrecoup des évolutions des années passées. Il convient toutefois de noter que la diminution est très significative (- 4,6 %) et laisse craindre par son ampleur une diminution de leur attractivité.

En revanche, votre rapporteur observe avec satisfaction que pour la première fois depuis 1998, les effectifs des formations de niveau V augmentent à nouveau (+ 1,92 %), ce qui, si cette tendance se confirmait, laisse espérer à terme que le recul global des effectifs puisse être enrayé.