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Projet de loi de finances pour 2003 : Solidarité

 

3. La poursuite de l'effort envers les établissements de formation en travail social

Les crédits relatifs à la formation des travailleurs sociaux représentent désormais près de 50 % des crédits de l'agrégat « Développement social », du fait du changement de la nomenclature budgétaire. Il reste que le travail social est un instrument essentiel de la politique de lutte contre les exclusions et que l'effort consenti en leur faveur participe de la volonté du Gouvernement d'accompagner les publics les plus fragiles.

Il existe actuellement 304 établissements de formation en travail social (EFTS), parmi lesquels seuls 130 préparent aux formations dites initiales (assistant de service, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, éducateur technique spécialisé, conseiller en économie sociale et familiale, moniteur-éducateur). Parmi ces 130 établissements, 102 reçoivent un financement de l'Etat, au titre des formations initiales : 28 établissements publics et 102 établissements privés, ayant statut d'association régie par la loi de 1901 ou 1908, subventionnés.

On comptait au 1er janvier 1998, 805.788 travailleurs sociaux, parmi lesquels, notamment, 380.000 assistantes maternelles agréées et 177.000 professionnels de l'aide à domicile.

a) Une augmentation importante des crédits de fonctionnement des EFTS

2003 constitue la deuxième année de mise en oeuvre du plan pluriannuel (2002-2005) de formation des étudiants en travail social, qui vise à répondre au constat du Schéma national des formations sociales arrêté par le décret du 28 mai 2001, qui fait apparaître une pénurie de travailleurs sociaux dès 2003-2004.

Les crédits inscrits au projet de loi de finances pour 2003 s'élèvent ainsi à 121,6 millions d'euros, en progression de 11,7 % par rapport à 2002. Ils doivent permettre de faire face à la montée en charge des 3.000 places de formation créées à la rentrée 2002, à hauteur de 8,5 millions d'euros, ainsi qu'à la création de 3.000 places supplémentaires à la rentrée 2003, pour un montant de 4,25 millions d'euros. Ces établissements font également l'objet d'un effort en termes d'investissement, dans la mesure où les crédits de paiement à ce titre augmentent de 28 % en 2003.

Ces moyens nouveaux doivent permettre de faire face aux nombreux départs en retraite prévisibles dans le champ du travail social, ainsi qu'à l'accompagnement des nouveaux besoins, liés notamment à la mise en place de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et au plan triennal en faveur des enfants, adolescents et adultes handicapés, qui entraîne une forte progression de la demande d'aide à domicile.