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Projet de loi de finances pour 2007 : Enseignement scolaire

 

2. Favoriser la fluidité des parcours et les poursuites d'études

La revalorisation des filières professionnelles, comme de l'apprentissage, passe, en particulier, par leur promotion comme une voie d'excellence. Il s'agit tout à la fois d'approfondir les avancées permettant de rendre les parcours de formation plus souples et de favoriser l'élévation des niveaux de qualification des jeunes.

a) Développer des parcours de formation plus souples et mieux adaptés aux besoins des jeunes

Si des passerelles existent entre les voies de formation, elles restent encore insuffisantes pour améliorer les possibilités de réorientation.

A cet égard, des évolutions du dispositif de certification seraient à envisager, de façon à permettre à des jeunes d'obtenir, au cours de leur formation, des unités de valeur attestant des connaissances générales et professionnelles acquises.

Cela introduirait davantage de souplesse dans les cursus, pour ceux n'ayant pas obtenu le diplôme final ou ceux qui souhaiteraient se réorienter vers une autre spécialisation. Il peut être en effet dissuasif, pour certains jeunes, d'avoir à recommencer, dans ce cas, une année complète de formation.

b) La filière professionnelle, une voie d'excellence : consolider les possibilités de poursuite d'études

Si la création du baccalauréat professionnel en 1985 a ouvert une opportunité de poursuite d'études pour les titulaires de BEP - et, dans une moindre mesure, de CAP -, ce mouvement s'est interrompu depuis 1998. Le taux global de poursuite d'études vers le niveau IV après le BEP reste stable ces dernières années, autour de 55 % :

- 41,2 % des élèves de terminale BEP s'orientent, en 2004, vers une première professionnelle (8,8 % des élèves de CAP) ;

- 14,2 % d'entre eux accèdent à une première d'adaptation, permettant de préparer un baccalauréat technologique.

En outre, de plus en plus de titulaires de BEP poursuivent leurs études par la voie de l'apprentissage.

Toutefois, on note de fortes disparités selon les spécialités suivies, certaines offrant davantage d'opportunités que d'autres. La restructuration de l'offre de BEP, engagée par le ministère de l'éducation nationale, devrait contribuer à élargir les possibilités offertes aux candidats et à redonner à ce diplôme son caractère « propédeutique » : en effet, les nombre de spécialités a été réduit et leur champ professionnel élargi, de façon à ouvrir les choix d'orientation vers différents baccalauréats professionnels.

Au-delà, 37 % des bacheliers professionnels poursuivent leurs études dans l'enseignement supérieur, ce qui dépasse le taux de 15 % envisagé lors de la création du diplôme. Cependant, les chances de réussite des jeunes sont minces, notamment pour ceux qui rejoignent l'université, mais également en sections de technicien supérieur (STS), filières pourtant sélectives, puisque 62% ne parviennent pas à l'obtention du BTS.

Depuis la rentrée dernière, les jeunes ayant obtenu le baccalauréat professionnel avec une mention bien ou très bien peuvent accéder, de droit, à une section de technicien supérieur. Toutefois, votre rapporteure souligne que cette mesure ne doit pas conduire à limiter l'accès au BTS aux autres bons élèves qui bien souvent, en cas de refus d'admission, se tournent vers l'université où leurs chances de réussite sont plus faibles.

Par ailleurs, si cet objectif visant à favoriser l'accès des bacheliers professionnels aux sections de techniciens supérieurs, voire, ensuite, à une licence professionnelle est tout à fait louable, il convient, en parallèle, de mieux accompagner les jeunes s'engageant dans ces parcours de réussite, en favorisant, notamment, une plus grande articulation entre le contenu des baccalauréats professionnels et celui des BTS.