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Projet de loi de finances pour 2007 : Sport, jeunesse et vie associative

 

2. Reconnaître le rôle du sport pour vaincre le handicap

Le développement de la pratique handisport, depuis les années 1960, et sa reconnaissance sur la scène olympique ont contribué d'une manière essentielle à faire évoluer l'image du handicap au sein de notre société. Les collectivités territoriales, les communes notamment, ont d'ailleurs été sensibilisées à cet enjeu, et ont contribué à une meilleure accessibilité des équipements sportifs aux personnes handicapées.

La Fédération française handisport compte ainsi plus de 25 000 pratiquants et près de 550 clubs dans 45 sports.

La politique gouvernementale, menée en direction des personnes handicapées, est structurée autour de trois actions principales :

- favoriser leur accès à la pratique sportive en développant les possibilités d'accueil et d'encadrement ;

- améliorer l'accessibilité des équipements et sites sportifs ;

- organiser la formation des éducateurs et relais locaux.

A ce titre, le ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative apporte un soutien financier aux fédérations et associations concernées, mais aussi aux fédérations dites « valides », afin d'améliorer l'accès des personnes handicapées aux pratiques physiques et sportives.

3. Encourager la pratique sportive des jeunes issus des quartiers urbains sensibles

La fréquence des pratiques sportives notamment dans leur composante d'adhésion à un club ou de détention d'une licence sportive apparaît corrélative du niveau de revenus et de diplôme. Des considérations sociales et financières semblent parfois freiner la pratique d'un sport.

L'accès à la pratique sportive ayant été défini comme un droit par la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre l'exclusion, des dispositifs à destination des populations considérées comme défavorisées ont été mis en place, afin de contribuer par ce biais à leur insertion sociale.

C'est dans cette optique qu'avait été créé le « coupon sport », permettant à des jeunes d'origine modeste de pratiquer le sport de leur choix au sein d'un club, en leur apportant une aide financière. Cependant, ce dispositif qui a connu un succès très inégal a été réformé et a pris la forme d'autres modalités d'intervention. Des subventions sont aussi accordées aux associations sportives attestant d'un effort particulier pour l'accueil des publics dits défavorisés.

Le « plan banlieues » a permis de renforcer la démarche du ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative en consolidant l'offre d'activités physiques et sportives à destination des jeunes des quartiers sensibles, principalement dans le cadre associatif.

A titre d'exemple, votre rapporteur souhaite indiquer que la Fédération française de rugby a initié un certain nombre d'opérations avec des associations de quartiers en direction de ce public. On peut citer l'opération « Drop de béton » qui agit depuis une dizaine d'années dans le domaine de l'insertion des jeunes des cités sensibles de Mérignac (Gironde) et au delà, en utilisant le rugby comme support : la compréhension de la règle et du jeu étant privilégiée.