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2. Des progrès à consolider dans un contexte budgétaire difficile

Pour 2005, les crédits consacrés par l'Etat à la sécurité routière sont estimés à 1,7 milliard d'euros, en baisse de 4,4 % par rapport à la loi de finances initiale pour 2004. Les dépenses du ministère de l'équipement s'élèvent à 658 millions d'euros soit 38 % du total de l'effort en faveur de la sécurité routière. L'effort du ministère de l'équipement est en baisse de 3,2 % en 2005. Après deux années de hausse, l'effort de l'Etat en faveur de la sécurité routière recule donc légèrement en 2005.

Pour 2005, le ministère présente les priorités suivantes :


· « Une nouvelle culture de l'usage de la route et du véhicule » : ce volet comporte les actions suivantes :

- la poursuite de la mise en place du permis probatoire engagée en 2004, dans l'objectif de réduire le phénomène de sur-représentation des jeunes de moins de vingt-cinq ans dans la mortalité routière ;

- des actions spécifiques pour des catégorie jusqu'alors moins touchées par les campagnes de communication (motocyclistes, conducteurs de poids lourds) ;

- des campagnes de communication ciblées et sur toute l'année ;

- des mesures de nature à permettre aux jeunes un meilleur accès au service public du permis de conduire : remise à niveau des inspecteurs du permis, recrutement de nouveaux inspecteurs, investissements en faveur des centres d'examen, attention portée à la qualité des stages de récupération de points et de sensibilisation à la sécurité routière.


· « La poursuite de la sécurisation des déplacements sur la route » : ce volet comporte les actions suivantes :

- accompagner le déploiement du contrôle automatique : expérimenter une extension du dispositif à d'autres infractions que celles liées à la vitesse (non respect des feux rouges, des interdistances...), développer les études et recherches ;

- faire évoluer les infrastructures dans les sections jugées accidentogènes (signalisation, obstacles latéraux) ;

- poursuivre la politique de gestion du trafic et d'information aux usagers de la route ;

- développer les études, les expertises et les expérimentations dans les domaines de l'accidentologie et de la conduite guidée.

Le coût des campagnes de communication en faveur de la sécurité routière

Depuis 2002, le budget communication de la sécurité routière s'est établi comme suit :

(en millions d'euros)

2002

2003

2004

12,20

12,53

14,53

Pour 2003 :


· 7 millions d'euros sont affectés à l'achat d'espace publicitaire sur les chaînes de télévision, les stations radio ou les panneaux d'affichage.


· 4 millions d'euros sont affectés à la conception et la réalisation des spots TV, messages radio ou affiches et les relations presse.


· 1 million d'euros est affecté à la réalisation de stands pour participation à des événements grand public.


· 0,5 million d'euros est affecté à des enquêtes et sondages pour tester les campagnes et mesurer leur impact et leur efficacité.

De 1999 à 2002 toutes les campagnes de la Sécurité Routière ont été particulièrement « impactantes », générant des taux d'agréments élevés. Elles mettaient toutes l'accent sur la légitimité de la règle et les conséquences de son non respect. La communication de la Sécurité Routière évolue en 2003 pour contribuer à résoudre un problème majeur constaté à travers les enquêtes d'opinion et les pratiques sur la route: l'écart entre bonne conscience morale des usagers pris globalement et la mauvaise foi individuelle. Pour ce faire, les campagnes vont démontrer qu'il n' y a jamais de bonnes raisons pour ne pas respecter la règle. Pour accompagner l'évolution de la stratégie de communication, la signature de la Sécurité Routière évolue en parallèle et a pour objectif de renvoyer chacun à ses propres responsabilités. La signature choisie est : "Changeons".

En outre afin d'optimiser les ressources, il a été décidé de traiter un thème phare par semestre (vitesse au premier semestre, alcool au second) aussi bien pour les campagnes publicitaires que pour les relations presses et les actions de partenariat et en lui consacrant les médias les plus efficaces : télévision, radio, affichage.

En 2004 le même processus est développé. Le premier semestre porte essentiellement sur l'évolution du permis de conduire, avec la mise en oeuvre du permis probatoire. C'est ensuite une campagne démarrant l'été sur le principe du conducteur désigné qui sera poursuivie au cours du second semestre et notamment au moment des fêtes de fin d `année. Ces campagnes sont essentiellement développées en utilisant la radio et l'affichage.

Il faut préciser, en outre, que le cahier des charges qui s'impose aux chaînes télévisées du service public prévoit des obligations non quantifiées de diffusion d'information sur la sécurité routière. Depuis mars 2004 les chaînes du service public se sont engagées à assurer régulièrement pendant des périodes d'une semaine la rediffusion gracieuse de spots télévisés de sécurité routière déjà préalablement présentés dans le cadre des « écrans publicitaires ». Certaines chaînes privées assurent sporadiquement et au coup par coup des diffusions gracieuses d'information sur la sécurité routière.

Enfin, dans quelques départements, les Préfet avec l'aide et le conseil de la DSCR, ont passé des conventions avec certains quotidiens régionaux afin de mieux faire connaître les problèmes locaux, la politique locale qu'ils mettent en oeuvre, les actions qui sont engagées, et de sensibiliser les jeunes par des numéros spéciaux distribués largement et gratuitement.

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