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2. Décloisonner les établissements par un fonctionnement en réseau et encourager les initiatives locales

Votre commission souhaite insister, en outre, sur la nécessité de sortir les établissements de leur isolement, afin de mettre en oeuvre une politique éducative et pédagogique plus cohérente et plus innovante au niveau local.

A cette fin, la logique de réseau doit être développée.

Le bassin de formation constitue, pour cela, l'échelon de cohérence le plus pertinent. Comme le soulignait une circulaire du ministère de l'éducation nationale en 200139(*), « le bassin d'éducation et de formation » constitue un « cadre d'animation au sein duquel peuvent s'exprimer des solidarités de proximité » entre les établissements.

Il s'agit, en effet, de favoriser les échanges et les contacts entre les établissements, afin de passer d'une logique de concurrence à une logique de complémentarité, de nature à apporter une plus-value en matière de formation, par une mutualisation de l'offre et une plus grande fluidité des parcours scolaires.

Ainsi, dans son rapport sur l'enseignement des langues étrangères, notre collègue Jacques Legendre suggérait de développer les mises en réseaux d'établissements voisins, afin de rationaliser l'offre de langues vivantes, dans une perspective de diversification.

Par ailleurs, ces réseaux doivent associer tous les types d'établissements, afin de favoriser le développement de passerelles entre les différentes voies de formation, générale, technologique ou professionnelle, relevant de l'éducation nationale ou de l'enseignement agricole, sous statut scolaire ou par apprentissage. Ces possibilités assouplies d'allers-retours de l'un à l'autre type de formation devraient contribuer à la fois à élargir les perspectives offertes aux élèves, et à renforcer l'attractivité des filières professionnelles et par apprentissage.

En outre, votre commission souhaite libérer les établissements scolaires des rigidités du système, afin d'engager l'école dans le pari de l'innovation. A cette fin, elle vous proposera d'inciter au développement d'expérimentations, dans le cadre des projets d'école ou d'établissement. Le système éducatif doit, en effet, faire davantage confiance aux acteurs de terrain, en leur laissant une marge d'initiative plus importante. L'établissement scolaire, cellule de base de l'efficacité du système éducatif, constitue le niveau de proximité le plus approprié pour mettre en oeuvre des pratiques pédagogiques innovantes. Les académies devront encourager ces initiatives, les évaluer et diffuser les bonnes pratiques. Quand elles existent, ces dernières restent le plus souvent confidentielles et trop peu valorisées.

Enfin, votre commission a souhaité, à l'occasion d'une disposition introduite dans le rapport annexé, permettre le développement et l'assouplissement des conditions de recours à des professeurs associés.

Ceci va d'ailleurs dans le sens des propositions élaborées par le Conseil économique et social dans sa « Contribution à la préparation de la loi d'orientation sur l'avenir de l'école »40(*). Ce dernier prône un recrutement diversifié et évoque en particulier le recours à des professionnels et à des professeurs associés.

* 39 Circulaire n° 2001-114 du 20 juin 2001, « Organisations relatives aux bassins d'éducation et de formation ».

* 40 Avis du Conseil économique et social présenté par Mme Claude Azéma (2004).

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