Projet de loi de finances pour 2009 : Engagements financiers de l'État - compte spécial participations financières de l'État - Compte spécial gestion du patrimoine immobilier de l'État
2. Les questions de gouvernance
La politique immobilière de l'Etat, en termes de « gouvernance », repose sur le rôle cardinal dévolu, au plan opérationnel, à France Domaine et, pour la supervision, au CIE. Ce schéma a priori très « centralisateur » se heurte cependant à plusieurs difficultés.
a) Les difficultés de la supervision
La réforme du service des domaines et la création du CIE ont constitué une amélioration significative de l'identification de l'Etat propriétaire. Cependant, le rôle de France Domaine, sorte de « directoire » dans le dispositif actuel, demeure largement à imposer dans les faits. Aujourd'hui, il semble que les arbitrages immobiliers se décident parfois encore à des niveaux de responsabilité disproportionnés par rapport aux enjeux.
De même, le rôle du CIE, équivalent d'un « conseil de surveillance » du système, reste encore à consacrer, malgré la saisine désormais en principe systématique de l'institution, pour avis, sur les opérations les plus significatives (cf. supra). Si, ces derniers mois, la situation a paru s'améliorer, les obstacles qu'a rencontrés le CIE dans l'accomplissement de sa tâche ont été importants (avis négatifs non suivis d'effet, saisine dans des délais insuffisants pour que les avis rendus soient « utiles », accès difficile à une information exhaustive56(*)...). Au surplus, dans la mesure où des parlementaires siègent au CIE, et alors que cette instance est présidée par notre collègue député Georges Tron, l'articulation de son action avec celle du Parlement n'est pas dénuée d'ambiguïtés aux yeux de votre rapporteure spéciale.
* 56 Ces faits ont notamment été mis en lumière lors de l'audition organisée par votre commission des finances le 9 avril 2008, principalement consacrée aux conditions du renouvellement du bail du pôle financier du TGI de Paris.





