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CHAPITRE IER -

L'ACTIVITÉ DES PME, DU COMMERCE ET DE L'ARTISANAT EN 1996 ET 1997

I. LE COMMERCE : UNE ÉVOLUTION POSITIVE

A. UNE CROISSANCE MODÉRÉE DE L'ACTIVITÉ

En 1996, l'activité du commerce s'est accrue de 1,7 %, légèrement plus que le PIB. Cette croissance modérée, inférieure à celle de l'année 1995 (+ 2,4 %), provient du ralentissement de l'activité du commerce de gros (+ 1,5 %) tandis que celle du commerce de détail a progressé de 1,9 %.

1. Le commerce de détail

 En 1996, la consommation commercialisable1(*), qui représente le déterminant essentiel de l'activité du commerce de détail, s'est accrue en volume au même rythme qu'en 1995, de 1,3 %.

En dépit d'un ralentissement de la croissance des revenus d'activité et d'un alourdissement des prélèvements obligatoires, la consommation des ménages a été plus dynamique en 1996 que l'année précédente, les ménages ayant réduit leur taux d'épargne (qui est passé de 14,3 % à 12,50 %).

La croissance du chiffre d'affaires a été, en volume, proche de celle de 1995 : + 1,9 % (après + 2,1 %) et nettement supérieure à celle observée en 1994 et 1993 (respectivement + 0,9 % et + 0,1 %).

 Une bonne tenue du commerce non alimentaire

L'activité du commerce non alimentaire en magasin spécialisé a de nouveau nettement progressé (+ 2,3 %, après + 2,0 % en 1995), succédant aux trois années de décroissance de 1991 à 1993. Ce dynamisme est le fait de presque tous les secteurs.

L'année a été favorable au commerce spécialisé d'équipement du foyer (en particulier, à l'électroménager, TV, HIFI, électronique) dont le volume des ventes a de nouveau fortement augmenté (+ 3 %, après + 4,3 % en 1995). La consommation de ces produits a été légèrement stimulée par la reprise des achats de logements neufs, eux-mêmes aidés par différentes incitations fiscales. Le secteur de l'aménagement de l'habitat, en expansion depuis trois années, a continué de croître à un rythme soutenu (+ 3,4 %). Sa composante la plus dynamique est, depuis plusieurs années, le commerce du bricolage (+ 6,4 %). L'activité des fleuristes et jardineries a également crû à un bon rythme (+ 3,6 %), après deux années de recul.

Pour la première fois depuis 1991, l'activité des magasins spécialisés de l'habillement a cessé de se réduire (+ 1,1 %), après une décroissance annuelle moyenne comprise entre - 1 % et - 2 % depuis cinq ans.

 Une croissance encore forte du chiffre d'affaires des grandes surfaces

Les progrès de la consommation en produits non alimentaires ont également profité aux grandes surfaces à prédominance alimentaire qui détiennent environ 15 % des parts de marché pour les produits d'équipement du foyer, 25 % pour ceux de l'aménagement de l'habitat et 14 % pour l'équipement de la personne.

Toutefois, en 1996, leur croissance a été plus contenue que par le passé, à cause du ralentissement de la progression du parc. La croissance du chiffre d'affaires de ces grandes surfaces reste cependant élevée en volume avec + 3,1 %, après + 3,7 % en 1995 et 1994 et + 2,7 % en 1993. Elles commercialisent le tiers des produits vendus au détail, soit plus de 60 % des produits alimentaires et près de 20 % des produits non alimentaires.

L'évolution des parts de marché par type de commerce depuis 1993 est présentée dans le tableau ci-dessous.

PART DE MARCHÉ PAR TYPE DE COMMERCE - ENSEMBLE DES PRODUITS

(hors véhicules automobiles)

TYPE DE COMMERCE

1993

1994

1995

1996

Grand commerce à dominante alimentaire

31,5

32,3

32,8

33,3

Grands magasins et grandes entreprises de VPC

3,0

3,1

2,9

2,9

Grand commerce non alimentaire en magasin spécialisé


6,6


7,0


7,4


7,9

GRAND COMMERCE

41,0

42,3

43,1

44,0

Petit commerce alimentaire et artisanat

13,1

12,4

12,0

11,6

Pharmacie, commerce d'articles médicaux et orthopédiques


5,7


5,7


5,8


5,8

Petit et moyen commerce non alimentaire

25,2

24,2

23,6

23,0

PETIT ET MOYEN COMMERCE ET ARTISANAT


44,0


42,3


41,3


40,3

Ventes au détail du commerce et de la réparation automobile (hors vente et réparation de véhicules automobiles)



9,8



10,2



10,3



10,5

Autres ventes au détail

5,2

5,3

5,3

5,2

ENSEMBLE DES VENTES AU DETAIL ET REPARATION


100,0


100,0


100,0


100,0

Source : INSEE - Comptes du Commerce

 Une moindre décroissance dans l'alimentation générale de proximité

Le commerce alimentaire -spécialisé ou non- a subi le léger ralentissement de la croissance de la consommation alimentaire. Avec l'artisanat commercial (boulangerie, pâtisserie, charcuterie), l'alimentation spécialisée vend environ 20 % des produits alimentaires, deux fois plus que l'alimentation générale de petite surface.

L'activité de ces commerces recule depuis de nombreuses années.

Celle des boucheries, qui était restée stable en 1995, après deux mauvaises années, a régressé à nouveau (- 2,3 %). La crise dite de la " vache folle ", qui a conduit à une baisse sensible de la consommation de viande de boeuf, a eu un impact assez limité sur celles-ci dans la mesure où elles ont su largement garder la confiance de leur clientèle.

La décroissance de l'activité du commerce d'alimentation générale de petite surface s'est légèrement réduite depuis deux ans : - 1,5 %, après - 2,8 % en 1995, contre des taux de - 4 à - 5 % antérieurement. On observe dans ce secteur le développement des magasins de maxidiscompte de moins de 400 m², déjà évoqué dans le rapport pour avis l'année dernière.

Cependant, sur le marché des produits alimentaires, les grandes surfaces d'alimentation générale continuent d'accroître leur emprise.

Elles ont encore gagné 1,1 point de part de marché en 1996, à 60,5 %, dont 31,1 % pour les hypermarchés, 28,5 % pour les supermarchés et 0,9 % pour les magasins populaires.

Le tableau ci-dessous retrace l'évolution des parts de marché des produits alimentaires par formes de vente depuis 1992.

PARTS DE MARCHÉ - PRODUITS ALIMENTAIRES

(en %)

FORMES DE VENTE

1992

1993

1994

1995

1996

Alimentation spécialisée (y compris artisanat)

23,0

22,1

21,1

20,5

19,8

Boulangeries-pâtisseries

7,7

7,7

7,5

7,3

7,0

Boucheries - charcuteries

8,4

8,2

7,6

7,4

7,1

Autres magasins d'alimentation spécialisée

6,9

6,3

6,1

5,8

5,6

Magasins de produits surgelés et petites surfaces d'alimentation générale


11,8


11,3


10,7


10,3


10,0

Grandes surfaces d'alimentation générale

55,0

56,8

58,3

59,4

60,5

Supermarchés

27,2

27,3

27,4

27,9

28,5

Magasins populaires

1,2

0,9

0,9

0,9

0,9

Hypermarchés

26,6

28,5

30,0

30,6

31,1

Grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés


0,6


0,6


0,6


0,6


0,6

Pharmacies et commerces d'articles médicaux et orthopédiques


0,2


0,2


0,2


0,2


0,2

Magasins non alimentaires spécialisés (hors pharmacies)


2,8


2,7


2,7


2,7


2,7

Commerce hors magasin

3,5

3,2

3,2

3,2

3,1

Vente par correspondance

0,2

0,2

0,2

0,2

0,2

Autres

3,3

3,0

3,0

3,0

2,9

ENSEMBLE COMMERCE DE DETAIL ET ARTISANAT A CARACTERE COMMERCIAL


96,8


96,8


96,8


96,8


96,8

Ventes au détail du commerce automobile

0,7

0,7

0,7

0,7

0,7

Autres ventes au détail(1)

2,5

2,5

2,5

2,6

2,5

ENSEMBLE DES VENTES AU DETAIL ET REPARATIONS EN %


100


100


100


100


100

ENSEMBLE DES VENTES AU DETAIL ET REPARATIONS EN MILLARDS DE FRANCS TTC(2)



778



777



789



810



831

Source : INSEE - Comptes du Commerce

(1) Ventes au détail du commerce de gros et de divers prestataires de services et ventes directes des producteurs

(2) Ce chiffrage est susceptible de modifications. Il faut donc davantage s'attacher aux parts de marché relatives des formes de ventes les unes par rapport aux autres qu'à leur niveau absolu.

2. Le commerce de gros

En 1996, le commerce de gros a enregistré un ralentissement de sa croissance à + 1,5 % (contre + 2,8 % en 1995 et + 3,7 % en 1994), qui recouvre des évolutions contrastées :

- une faible croissance pour les grossistes en matière agricole, alimentaire et pour les biens intermédiaires ;

- à l'inverse, une forte activité pour les biens d'équipement électrique, électronique et informatique.

B. UNE PROGRESSION DES EFFECTIFS

 Avec 2,5 millions de salariés, le secteur du commerce a vu ses effectifs augmenter de 0,9 % en 1996, contre 1,2 % en 1995. Cette progression résulte surtout de l'évolution des effectifs de la réparation automobile (+ 1,1 %) et du commerce de détail (+1 %), la hausse constatée pour le commerce de gros étant moindre (+ 0,7 %).

Les chiffres connus pour le 1er trimestre 1997 font apparaître une progression de 1,1 % par rapport au début de l'année 1996.

 Contrairement à l'emploi salarié, les effectifs non-salariés du commerce diminuent.

Les non salariés représentaient, en moyenne, 46.000 personnes en 1995 (les données pour 1996 ne sont pas encore disponibles), en baisse de 0,9 % par rapport à 1994, contre - 1,2 % en 1994.

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