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19 novembre 1998 : Budget 1999 - Enseignement scolaire ( rapport général - première lecture )

 

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2. La politique de relance des ZEP

La relance de la politique des zones d'éducation prioritaire, dont les grands axes ont été présentés au conseil des ministres du 14 janvier 1998 a provoqué une forte mobilisation des acteurs au sein des ZEP comme dans les instances départementales et académiques, lors des forums académiques et des assises nationales qui se sont tenues à Rouen.

La nécessité de centrer l'action de l'école sur les apprentissages fondamentaux dans le cadre d'un maintien des exigences en matière d'acquisition des savoirs et des compétences est réaffirmée.

La maîtrise des langages oraux et écrits reste une priorité absolue de l'école. Les élèves seront systématiquement, à tous les niveaux, entraînés à écouter, comprendre les auteurs, prendre la parole pour s'exprimer.

L'objectif est non seulement de redessiner une carte des ZEP établie en 1983, révisée globalement en 1989 et qui ne correspond plus toujours aux réalités sociales, mais aussi d'apporter une réponse circonstanciée par la création de réseaux d'éducation prioritaire et la signature des contrats de réussite, en termes de moyens, afin que toutes les mesures nécessaires soient prises pour améliorer de façon significative les résultats scolaires des élèves.

La carte des ZEP sera revue par chaque recteur, en concertation avec les partenaires de l'éducation nationale, selon une méthode souple et transparente à partir de critères socio-économiques. Les critères de réussite scolaire ne seront pas pris en compte dans sa définition, afin de ne pas pénaliser les établissements qui ont progressé dans la voie de la réussite de leurs élèves.

Par ailleurs, les réseaux d'éducation prioritaire se mettent en place. Ils apportent aux recteurs la possibilité de créer des ZEP de taille raisonnable. Ils permettent la mise en commun des ressources afin d'éviter le cloisonnement de certaines ZEP et/ou l'isolement de certaines écoles et établissements.

Enfin, pour les écoles ou établissements ne remplissant pas l'ensemble des conditions justifiant le classement ou le maintien en ZEP, l'inscription en réseau d'éducation prioritaire permet d'apporter une réponse circonstanciée, en terme de moyens.

La relance des ZEP et la création des réseaux d'éducation prioritaire s'appuient sur le contrat de réussite passé entre les responsables des ZEP et les autorités académiques. Il précise les moyens nécessaires en postes, heures et crédits. Il intègre les mesures d'accompagnement, d'animation pédagogique et de formation nécessaires. Il peut éventuellement associer des partenaires extérieurs et répond à une exigence de transparence à l'égard de la communauté scolaire et des parents.

La relance des ZEP exige un pilotage à la fois national et académique. Il revient à chaque recteur de composer un comité de suivi des zones et des réseaux d'éducation.

La nouvelle carte des ZEP sera dessinée avant le mouvement des enseignants et sera effective à la rentrée 1999.

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