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DELONG Jacques-Richard

Ancien sénateur de la Haute-Marne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 juillet 1981
  • Réélu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DELONG (Jacques-Richard)

Né le 14 août 1921 à Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne) Décédé le 15 juillet 2012 à Chaumont (Haute-Marne)

Sénateur de la Haute-Marne de 1981 à 2001

Après des études au lycée de Vesoul puis à Reims, Jacques-Richard Delong s'inscrit à la Faculté de pharmacie de Nancy dont il sort diplômé en 1947. L'année suivante, après un premier poste d'assistant de chimie analytique, le jeune pharmacien s'installe à Daulaincourt. Jacques-Richard Delong y obtient son premier mandat électif en 1950 : comme conseiller municipal de cette commune d'un millier d'habitants, chef-lieu de la Haute-Marne situé à quelques kilomètres de Colombey-les-Deux-Eglises. Neuf ans plus tard, il prend la tête de la mairie qu'il conserve jusqu'en 1971, date à laquelle il tente de ravir à la gauche, sans succès, la mairie de Saint-Dizier.

En parallèle de son activité politique locale, Jacques-Richard Delong créé, en 1959, l'association départementale de la pharmacie rurale. L'année suivante, il devient membre de la commission nationale de la pharmacie rurale. Par ailleurs, ce passionné d'histoire prépare une thèse de doctorat consacrée à l'histoire des apothicaires de Verdun et de la dragée pharmaceutique, qu'il soutient en 1963.

Le tournant de sa carrière politique a lieu en 1962 lorsqu'il est élu député gaulliste de la 2e circonscription

de la Haute-Marne. Il siège au Palais-Bourbon jusqu'en 1981 où il déploie une intense activité parlementaire notamment au sein de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales dont il est secrétaire de 1964 à

1979. Auteur de différentes propositions de loi sur la biologie, adoptées par le Parlement, ce spécialiste des affaires sociales est surtout à l'origine de la loi Delong sur les liaisons hospitalo-universitaires et la réforme des études de pharmacie. En 1981, le député de Haute-Marne est emporté par la vague rose : après dix-neuf ans à l'Assemblée nationale, il est battu par le socialiste Guy Chanfrault, alors conseiller municipal de Saint-Dizier.

Jacques-Richard Delong conserve cependant ses mandats locaux. Depuis 1973, il est conseiller général de Doulevant-le-Château, responsabilité qu'il exerce pendant vingt-quatre ans. La même année, il siège au Conseil régional de Champagne-Ardenne - assemblée qu'il vice-préside à partir de 1980 - et conserve son mandat jusqu'en 1983. En 1974-1975, Jacques-Richard Delong est également chargé d'une mission temporaire sur la formation professionnelle par le Premier ministre, Jacques-Richard Chirac. Impliqué dans la vie de son parti, le RPR, Jacques-Richard Delong est aussi chargé de mission comme spécialiste de la filière bois en 1981-1982.

Le 26 juillet 1981, quelques semaines après son échec aux législatives, Jacques-Richard Delong est élu sénateur RPR de la Haute-Marne. Il succède au socialiste Edgar Pisani, démissionnaire à la suite de sa nomination à la commission des Communautés européennes. Dans un département réputé conservateur et fidèle à la mémoire du général de Gaulle, la victoire de Jacques-Richard Delong était prévisible. Mais elle surprend toutefois par son ampleur : au second tour, l'ancien député obtient 521 voix sur 821 suffrages exprimés, loin devant le maire socialiste de Langres, Guy Baillet, qui en recueille 300. Son expérience parlementaire et l'attachement à son département natal, dans lequel il a toujours habité, ont su convaincre les grands électeurs. En septembre 1983, Jacques-Richard Delong est réélu dès le premier tour (il recueille 628 voix sur 860) comme le centriste Georges Berchet, lui aussi sénateur sortant et classé premier du scrutin avec 697 voix. Une nouvelle fois, la victoire des partis d'opposition était attendue, même s'ils n'espéraient pas des scores aussi élevés. En

septembre 1992, les deux sénateurs sortants retrouvent à nouveau leur siège. Comme en 1974 et 1983, le sénateur UDF Georges Berchet est élu dès le premier tour avec 644 voix sur 859 exprimées. En revanche, Jacques-Richard Delong, gêné au premier tour par la candidature du divers droite Bruno Sido (227 voix) n'a recueilli que 405 voix, devançant les socialistes Jean-Claude Médard (183 voix) et Marcel Marchand (127). Président en congé de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles), Bruno Sido qui se maintient au second tour, séduit une bonne partie des grands électeurs des communes rurales. Son score (203 voix) est légèrement supérieur à celui du socialiste Jean-Claude Médard (200 voix) mais inférieur à celui de Jacques-Richard Delong (436 voix) qui retrouve donc son fauteuil au palais du Luxembourg. Il s'agit de la dernière élection de Jacques-Richard Delong : en 2001, alors âgé de 80 ans, le sénateur de Haute-Marne décide de ne pas se représenter.

Jacques-Richard Delong se montre aussi actif au Sénat qu'il l'a été à l'Assemblée nationale. Dès son arrivée au Palais du Luxembourg, il siège à la commission des affaires étrangères au nom de laquelle il dépose de nombreux rapports. En 1986, il est nommé à la commission des finances et rapporte pour avis le budget de l'enseignement scolaire à partir de 1997. L'année suivante, Jacques-Richard Delong devient secrétaire de la commission des finances, responsabilité qu'il exerce jusqu'en 2001. En 1989, il est également nommé membre de la commission spéciale chargée de vérifier et d'apurer les comptes. Il y siège jusqu'en 1992. Par ailleurs, il prend la vice-présidence du groupe sénatorial du RPR en 1986.

Le sénateur de la Haute-Marne défend souvent l'intérêt de ses administrés : ainsi, après la tempête de

1999, il obtient non sans difficultés que son département soit inclus dans le plan d'aide de Lionel Jospin. Jacques-Richard Delong est également président du groupe d'amitié France-Turquie. A cette occasion, il se fait le défenseur d'une adhésion à part entière de la Turquie à l'Union Européenne. Mais son centre d'intérêt le plus marqué est la filière bois. Il prend ainsi la parole lors de la discussion du projet de loi relatif à la gestion, la valorisation et la protection de la forêt en 1985, et du projet de loi d'orientation sur la forêt en 2001, ainsi que lors de l'examen des projets de loi de finances pour défendre « la définition d'une politique forestière ambitieuse ». Il souligne en particulier les enjeux de la filière bois pourvoyeuse d'emplois (commercialisation, transformation et industrialisation du bois), la place de la forêt dans l'aménagement du territoire et son importance en matière d'environnement. Par ailleurs, il fonde et préside, à partir de 1990, la Fédération européenne des communes forestières, organisation représentant 11 000 communes forestières et dont l'objectif est de rapprocher les professionnels forestiers allemands, autrichiens, italiens et tchèques de leurs collègues français et de devenir un interlocuteur privilégié des autorités européennes. A partir de 1993, il est nommé membre du comité de contrôle du fonds forestier national.

Défavorable à l'abolition de la peine de mort en 1981, Jacques-Richard Delong vote la loi Deferre de décentralisation (1982), la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), la loi créant le revenu minimum d'insertion (1988), la loi réduisant le temps de travail (1998), la loi instaurant le pacte civil de solidarité (1999) ainsi que la loi sur l'égalité des droits entre les hommes et les femmes (1999).

Jacques-Richard Delong meurt en 2012, à Chaumont, après un demi-siècle d'engagement politique au service de son département. Sa belle-fille, Sophie Delong, députée de la Haute-Marne, poursuit son engagement. Il était chevalier de la Légion d'honneur.

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Photo de M. Jacques-Richard DELONG, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 14 août 1921
Décédé le 15 juillet 2012
Profession
Pharmacien
Département
Haute-Marne