|
Un investissement considérable
· « Une seule chose est plus
coûteuse que la formation permanente, c'est l'absence de
formation » : John Kennedy, cité par le membre du
directoire de l'entreprise Würth responsable de la formation.
· Une dépense globale de 200 milliards d'euros
par an, 9 % du PIB, dans le champ de la formation et celui de la
recherche.
· Le secteur privé dépense
25 milliards d'euros par an pour la formation en alternance, 10 milliards
pour la formation continue.
· Le financement de l'apprentissage est assuré
par l'État en ce qui concerne les établissements d'enseignement
et par les entreprises en ce qui concerne les salaires des apprentis. Pas de
système de contribution obligatoire, jugé inutile et producteur
de bureaucratie.
Une orientation précoce, de nombreuses voies de
rattrapage
· L'école primaire dure quatre ans, abandon de
ce tronc commun vers l'âge de dix ans.
· Un clivage en trois filières à partir
de dix ans.
· Une sélection à toutes les
étapes du cursus scolaire.
· Des passerelles systématiques.
Un système largement tourné vers les
besoins de l'entreprise
· L'intégration des jeunes en
difficulté n'est pas totalement ignorée par le système de
formation, mais ressortit essentiellement à la compétence des
ministères de l'éducation et des affaires sociales et à
celle des municipalités.
· Le monde de l'entreprise n'est pas absent des
écoles.
· La sélection des candidats à
l'apprentissage appartient à l'entreprise, qui inscrit les candidats
retenus dans les écoles professionnelles avec lesquelles elle
travaille.
· La capacité d'absorption du système
d'apprentissage dépend essentiellement de la conjoncture
économique : aucun dispositif financier ou autre n'oblige les
entreprises à accueillir des apprentis.
· La formation continue a lieu à l'initiative
du supérieur hiérarchique et est toujours en lien avec le
travail. Les formations à l'initiative du salarié ont lieu en
dehors du temps de travail et sont payées par lui.
Un système d'apprentissage impressionnant,
conçu comme une voie d'excellence axée sur la maîtrise
d'une compétence professionnelle
· Plus de 60 % d'une classe d'âge suivent
une formation professionnelle en alternance, ce qui représente
1,6 million d'apprentis, sélectionnés en fonction de
critères souvent exigeants ; 360 métiers sont
enseignés suivant des référentiels définis au
niveau fédéral et adaptés dans le cadre du Land ;
485 000 entreprises sont impliquées, dont 93 % des 4 000
entreprises comptant plus de 500 salariés.
· L'apprentissage n'est pas une voie de
relégation : l'idée est d'attirer les jeunes talents.
· Une coopération institutionnalisée
existe entre les établissements d'enseignement et les entreprises.
· Un contrôle étroit de la
qualité du processus éducatif est assuré par les chambres
de commerce.
· Les chambres de commerce repoussent toute tendance
à la scolarisation de l'apprentissage.
Une large mutualisation des infrastructures et des
personnels publics
· Les collèges professionnels accueillent
aussi bien des élèves à plein temps que des
élèves en apprentissage.
· Les professeurs de ces établissements
peuvent être affectés à l'enseignement dans l'une ou
l'autre voie.
|