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de COSSÉ-BRISSAC Charles-Henri

Ancien sénateur de la Loire-Atlantique

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Réélu le 27 septembre 1992
  • Fin de mandat le 30 septembre 2001 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

COSSÉ-BRISSAC (Charles-Henri, de)

Né le 16 mars 1936 à Paris

Décédé le 15 août 2003 à Saint Pol de Léon (Finistère) Sénateur de Loire-Atlantique de 1983 à 2001

S'il naît à Paris au printemps 1936, c'est dans la campagne nantaise, à la limite de l'Anjou, que Charles- Henri de Cossé-Brissac passe l'essentiel de sa vie. Exploitant agricole, il vit d'un ensemble de polyculture et d'élevage mais aussi d'un très vaste domaine sylvicole, héritage d'une famille de vieil et haut lignage.

Il s'engage en politique alors qu'il n'a que 28 ans : il devient alors conseiller général du canton de Saint- Mars-la-Jaille en battant le maire de sa commune, Alexandre Braud. La rivalité entre les deux hommes - l'un, industriel et fabriquant de machines agricoles, l'autre, agriculteur et châtelain local - se poursuit l'année d'après alors qu'ils font tous les deux partie de la nébuleuse radicale. En effet, lors des municipales de 1965, le jeune conseiller général parvient à battre son adversaire politique pour la deuxième fois. C'est le début d'une longue carrière de maire pour Charles-Henri de Cossé-Brissac, qui ne se termine qu'en 2001, après 36 ans de confiance renouvelée des Saint-Marsiens.

La longévité est aussi la caractéristique de sa présence au sein de l'assemblée départementale. En 1976, il en devient le président, radical puis UDF dès 1978. Ici encore, les électeurs et les conseillers généraux lui renouvellent leur confiance jusqu'en 1994, date à laquelle il décide de ne pas se représenter. A Nantes, il n'a de cesse, lors de ces 18 années de présidence, de travailler au développement du département, en se focalisant notamment sur les transports. Il est ainsi un des principaux instigateurs du TGV Atlantique et de l'aéroport de Nantes. Parallèlement, son investissement en faveur d'une revitalisation des campagnes s'accroît. De 1982 à

1989, il est président de la Fédération nationale de l'habitat rural qui se donne pour mission d'accompagner le tout récent « renouveau rural » et de lutter contre les problèmes sociaux liés au logement. En tant que conseiller général, Charles-Henri de Cossé-Brissac est membre du Conseil régional de 1973 à 1986.

Alors qu'il est un des leaders de la droite départementale, sa famille politique lui demande de se présenter aux élections sénatoriales de septembre 1983 afin d'arbitrer les rivalités d'investiture, alors que son ami André Morice décide de ne pas se représenter. C'est un large succès pour sa liste qui recueille 1 498 voix sur

2 084 suffrages exprimés. Les grands électeurs renouvellent leur confiance à la liste d'union de la droite, neuf ans plus tard, mais dans une plus faible proportion puisque sur 2 154 voix exprimées, elle n'en rassemble que

1 085.

Charles-Henri de Cossé-Brissac s'inscrit alors au groupe de l'Union des républicains et des indépendants (UREI), puis en 1991 à celui des Républicains et Indépendants, et devient membre de la commission des affaires culturelles. Mais dès la rentrée parlementaire 1986, il intègre la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, dont il reste membre jusqu'à son départ du Sénat, en en assurant à partir de 1998 la vice- présidence. Au sein de cette commission, il s'investit dans plusieurs missions d'information. Ainsi, il participe à une visite à Bruxelles aux sièges de l'OTAN et de l'UEO en janvier 1995. En pleine crise des Balkans, cette mission se déclare favorable à un développement de l'UEO en tant que pôle européen de l'Alliance atlantique destiné à affranchir autant que possible l'ouest du continent de l'ascendance américaine. Quelques jours plus tard, du 25 janvier au 2 février, il part en Colombie et au Venezuela analyser la situation politique locale mais aussi l'état des forces armées, les avancées en matière de lutte contre le narcotrafic et le narco-terrorisme. La

délégation, présidée par Xavier de Villepin, conclut à l'insuffisance des relations économiques entre la France et l'Amérique du Sud malgré un climat de confiance. Elle recommande par conséquent de saisir les nouvelles opportunités sud-américaines, notamment celles générées par le début de l'intégration économique du continent. En 1996 et 1997, Charles-Henri de Cossé-Brissac est élu délégué suppléant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et de l'Assemblée de l'UEO.

En 1992, le maire de Saint-Mars-la-Jaille réclame, en vain, une commission d'enquête sur l'aménagement de la Loire. Il s'intéresse par ailleurs à la construction automobile. Il est ainsi, de 1985 à 1994, le président du groupe sénatorial sur l'avenir de l'industrie automobile française, composé de 45 membres. En bon connaisseur du sujet, le 7 mars 1997, il interpelle le ministre de l'Industrie, Franck Borotra, sur les mesures prises par le Gouvernement pour enrayer la chute des ventes et la délocalisation de sites de production.

En novembre 1988, Charles-Henri de Cossé-Brissac vote pour la création du revenu minimum d'insertion, même s'il n'adhère pas totalement à ses modalités pratiques. C'est pourquoi, en novembre 1991, il apporte sa signature à un projet de loi tendant à donner davantage d'indépendance aux départements dans la gestion des sommes allouées. En 1992, il apporte son soutien à la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution le titre « De l'Union européenne ». Lors de l'été 1993, il vote en faveur de la réforme de la sécurité sociale. En juin 1998, il se joint aux sénateurs de son groupe défavorable à la loi Aubry sur la réduction du temps de travail. L'année d'après, il se prononce pour l'instauration du pacte civil de solidarité et pour la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes.

En 2001, alors qu'il n'est plus maire depuis le printemps, il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales. Seulement deux ans après cette retraite politique, il meurt d'une longue maladie dans le château familial de son épouse, en Bretagne, lors de l'été caniculaire de 2003.

Charles-Henri de Cossé-Brissac était chevalier de l'ordre national du Mérite, officier du Mérite agricole et officier des Palmes académiques.

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Photo de M. Charles-Henri de COSSÉ-BRISSAC, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 16 mars 1936
Décédé le 15 août 2003
Profession
Exploitant agricole
Département
Loire-Atlantique