Allez au contenu, Allez à la navigation

NOURY Jean

Ancien sénateur d'Ille-et-Vilaine

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Fin de mandat le 1er octobre 1971 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

NOURY (Jean, Guillaume, François, Louis)

Né le 19 février 1904 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

Décédé le 30 mai 1983 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

Sénateur d'Ille-et-Vilaine de 1959 à 1971

L'existence de Jean Noury est toute entière attachée à Saint-Malo. Né en 1904 d'un père représentant de commerce, le futur sénateur obtient un baccalauréat ès sciences à l'issue de ses études secondaires. Il s'installe alors comme industriel-négociant en toile de jute et milite au Parti démocrate populaire (PDP) dans les années 1930. Il est élu conseiller municipal de Saint-Malo en 1935. Mobilisé en septembre 1939 puis libéré après l'armistice, il ne se résigne pas à l'occupation du territoire national. Son engagement dans l'action clandestine lui vaut la Croix de guerre 1939-1945 et la croix de combattant volontaire de la Résistance après la Libération. Il retrouve le conseil municipal de Saint-Malo en 1944, alors qu'il en avait révoqué par le régime de Vichy. Jean Noury adhère au Mouvement républicain populaire (MRP) et, élu conseiller général de Saint-Malo en 1945, fonde peu après Le pays malouin, un hebdomadaire à diffusion locale. Vice-président de l'Assemblée départementale d'Ille-et-Vilaine de 1948 à 1953, il conduit une liste d'action économique et sociale qui s'oppose, sans succès, au modéré Guy La Chambre, maire sortant de Saint-Malo, lors des élections municipales du 26 avril 1953. Il reste néanmoins membre du conseil municipal jusqu'en 1959. Il conduit une liste d'« Entente républicaine » présentée par le MRP aux sénatoriales du 19 juin 1955 en Ille-et-Vilaine. Au deuxième tour, il rassemble 511 voix sur 1 381, contre 593 pour le plus « mal élu » des sénateurs, Paul Robert. Jean Noury connaît un nouvel échec aux municipales de mars 1959. Il figure en effet sur la liste de l'ancien gouverneur de la France d'Outre-mer Lucien Geay, qui ne réussit pas à contester l'emprise de Guy La Chambre sur Saint-Malo.

Aux élections sénatoriales du 26 avril 1959, Jean Noury remporte un net succès personnel dès le premier tour. 614 grands électeurs sur 1 441 lui manifestent en effet leur confiance, soit 46 de moins seulement qu'au sortant Yves Estève. Au second tour, le choix des élus locaux se porte sur Yves Estève, Jean Noury et Roger du Halgouët pour représenter l'Ille-et-Vilaine au Sénat, au détriment du président du Conseil général Marcel Rupied.

Jean Noury s'inscrit au groupe des Républicains populaires, devenu plus tard groupe de l'Union centriste et des démocrates populaires (UCDP) au Sénat. Il siège à la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées de mai 1959 à juillet 1961, puis à la commission des affaires culturelles jusqu'en 1971. S'il ne s'interdit pas de prendre la parole dans les débats qui intéressent le contentieux fiscal (19 novembre 1959) ou le remembrement des propriétés rurales (29 juin 1960), c'est comme spécialiste de la jeunesse et des sports que Jean Noury, vice-président de la Fédération française de football dans les années 60, s'illustre au Palais du Luxembourg. Le 22 novembre 1960, il attire l'attention du Haut-commissaire aux Sports Maurice Herzog sur « l'insuffisance navrante des moyens mis à la disposition de l'éducation physique et des sports », en particulier dans les « villes de petite et moyenne importance » et dans les « communes rurales ». Jean Noury est rapporteur pour avis du budget de la jeunesse et des sports de 1961 à 1968. Il vote pour la loi du 4 février 1960, autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie.

Le sénateur MRP d'Ille-et-Vilaine est le seul sortant à connaître une réélection dès le premier tour aux élections sénatoriales du 23 septembre 1962 en Ille-et-Vilaine, avec 734 suffrages sur 1 430.

Les discours de Jean Noury au Palais du Luxembourg sont pétris d'humanisme et de modération. Le 18 novembre 1963, c'est pour « soutenir la proposition faite par [...] Louis Armand ancien président de la SNCF de réduire de 0,5% les crédits militaires au bénéfice de la lutte contre le cancer » qu'il participe au débat sur le budget de la Santé publique. Dans la même intervention, il s'indigne du sort des personnes âgées en France et juge que « le mot misère n'est pas assez fort pour caractériser » la situation que connaissent beaucoup d'entre elles.

Le sénateur d'Ille-et-Vilaine, rapporteur pour avis de sept budgets consacrés à la jeunesse et aux sports, fait preuve de constance dans ses observations. Favorable au développement de l'éducation physique, il estime que seul un allègement des programmes permettrait une augmentation significative, pour les élèves et étudiants, « du temps consacré au plein air [...] et aux sports ». Il encourage donc « tous les efforts tendant à développer les classes à mi-temps pédagogique et les classes à horaires aménagés ». Il s'inquiète de plus de « l'insuffisance des équipements sportifs et socio-éducatifs des grands ensembles d'habitation, qui ne font pratiquement aucune place à l'enfant, à l'adolescent » (séance du 26 novembre 1963). Il regrette qu'après l'humiliation subie par la France aux Jeux olympiques de Rome (1960), l'action du Haut commissaire puis du secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports se soit orientée trop exclusivement « vers une politique de l'élite » destinée à « fabriquer » des champions (10 novembre 1965).

Membre d'une délégation de la commission des affaires culturelles au Japon en 1963, le sénateur malouin livre ses impressions à l'occasion de l'examen par le Sénat d'un accord commercial franco-japonais. Il se félicite du « très large solde positif des exportations sur les importations en faveur de la France », mais s'alarme que les relations économiques avec le Japon demeurent « très faibles ». Il établit un lien entre « le développement de l'enseignement de la langue française » et « l'importance des échanges économiques entre la France et le Japon », pour regretter que « le nombre de Japonais parlant français soit très faible ». Cette langue n'est en effet « pas enseignée dans les établissements secondaires » nippons, « où l'anglais dispose d'un monopole de fait » (12 décembre 1963). Jean Noury défend une proposition de loi réglementant la profession de professeur de danse, le 19 novembre 1965, puis un important texte encadrant la profession d'éducateur physique ou sportif en qualité de rapporteur, le 19 octobre 1967. Il plaide pour une coopération européenne renforcée en matière maritime après la naufrage du Torrey Canyon (20 avril 1967). L'industriel malouin approuve la création du divorce par consentement mutuel (11 mai 1965) comme la légalisation de la contraception médicamenteuse (4 décembre 1967).

Battu aux élections cantonales de mars 1964, Jean Noury retrouve le conseil municipal de Saint-Malo de 1965 à 1967. Il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 26 septembre 1971.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Jean NOURY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste des Démocrates de Progrès
Etat-civil
Né le 19 février 1904
Décédé le 30 mai 1983
Profession
Industriel
Département
Ille-et-Vilaine