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OLIN Nelly

Ancien sénateur du Val-d'Oise

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elue le 24 septembre 1995 jusqu'au 30 avril 2004 (devenue membre du Gouvernement)
  • Réélue le 26 septembre 2004
  • Fin de mandat le 1er novembre 2004 (devenue membre du Gouvernement)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Ministre déléguée

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires culturelles
  • Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


OLIN (Nelly)

Née le 23 mars 1941 à Paris

Décédée le 26 octobre 2017 à Meulan-en-Yvelines (Yvelines)

Sénatrice du Val-d'Oise de 1995 à 2004

Ministre déléguée à la Lutte contre la précarité et l'exclusion, auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion nationale du 31 mars au 28 octobre 2004

Ministre déléguée à l'Intégration, à l'égalité des chances et à la lutte contre l'exclusion du 28 octobre 2004 au 31 mai 2005

Ministre de l'Écologie et du Développement durable du 31 mai 2005 au 15 mai 2007

Fille d'une femme de ménage et d'un chef d'atelier, Nelly Olin voit le jour le 23 mars 1941 à Paris. Après avoir obtenu un brevet de technicien supérieur assistante de direction trilingue puis le diplôme de l'École nationale de commerce, elle devient assistante de direction dans une entreprise multinationale.

Elle s'engage également en politique. Gaulliste, candidate aux élections municipales à Garges-lès-Gonesse, sa commune d'adoption dans le Val-d'Oise où elle s'est établie en 1968, elle échoue à enlever la mairie au Parti communiste. Devenue adhérente au Rassemblement pour la République, elle est finalement élue conseillère municipale de Garges-lès-Gonesse en 1983. Elle est en outre conseillère générale du canton de Garges-lès-Gonesse-Est de 1985 à 1995. Au conseil général du Val-d'Oise, elle est vice-présidente chargée de l'action sociale de 1993 à 1995. Elle siège aussi de 1992 à 1995 au conseil régional de l'Île-de-France où elle préside la commission de l'environnement. Enfin, le député de la huitième circonscription du Val-d'Oise, Pierre Lellouche, la choisit comme suppléante à compter de 1993.

Forte de cet enracinement local, elle parvient après trois tentatives infructueuses à enlever la mairie de Garges-lès-Gonesse, mettant fin à soixante ans de domination communiste sur la ville : en 1995, elle défait le maire sortant Henri Cukierman au second tour, sa liste d'union de la droite rassemblant 55,94 % des suffrages exprimés.

La même année, elle obtient un mandat parlementaire. N. Olin est élue sénatrice du Val-d'Oise le 24 septembre 1995. Sa liste RPR-UDF réunit en effet 1 089 des 2 078 suffrages exprimés, remportant deux des quatre sièges à pourvoir dans le département. Elle renonce alors à son mandat de conseillère générale afin de se conformer à la loi sur le cumul des mandats. Par la suite, elle se présente aux élections régionales de 1998 mais démissionne dès son élection.

Au Palais du Luxembourg, elle s'inscrit au groupe du RPR (1998-2002) puis à celui de l'Union pour un mouvement populaire (2002-2004). Cette proche de Jacques Chirac occupe en effet d'importantes responsabilités au sein de ces deux partis : membre du comité politique (1998-2002) et du bureau politique (2000-2002) du RPR, elle est ensuite secrétaire nationale de l'UMP à compter de 2003. Membre de la commission des affaires sociales (1995-2004), elle est par ailleurs secrétaire du Sénat de 2001 à 2004.

Très active durant son mandat sénatorial, la maire de Garges-lès-Gonesse s'intéresse prioritairement à la politique de la ville. Membre du Conseil national des villes et du développement social urbain (1998-2004), elle est rapporteure pour avis du budget de la ville de 2001 à 2004, ainsi que du projet de loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine en 2003. Elle prend souvent l'exemple de sa ville pour évoquer les grandes difficultés des banlieues. Ainsi en 1996, lors de la discussion du projet de loi relatif à la mise en oeuvre du pacte de relance pour la ville, elle déplore une situation « des plus dramatiques1 » : Garges-lès-Gonesse a selon elle « la particularité de cumuler tous les déficits, qu'ils soient sociaux, économiques ou financiers », de même qu'« une insécurité chronique »2.

L'aggravation dont elle dénonce régulièrement dans les banlieues, devenues selon elle des « zones de non-droit »3. Aussi plaide-t-elle régulièrement en faveur du renforcement des moyens accordés à la police et à la justice, en particulier dans les quartiers sensibles du Val-d'Oise. La drogue constituant à ses yeux l'un des principaux fléaux, elle est présidente du groupe d'étude parlementaire sur la lutte contre la drogue et la toxicomanie de 1999 à 2004. Elle présente également le rapport sur la proposition de résolution tentant à la création d'une commission d'enquête sur la politique nationale contre les drogues illicites en 2003.

Forte de son expérience de maire de Garges-lès-Gonesse, commune où sont établis des habitants d'origines et de religions très diverses, elle est par ailleurs nommée, sur proposition du président de la République J. Chirac, membre du Haut Conseil à l'intégration (2002-2004) ainsi que de la commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République dirigée par Bernard Stasi (2003).

La sénatrice du Val-d'Oise s'engage aussi en faveur de la condition féminine. Elle préside en 1996 et 1997 la mission d'information sénatoriale chargée d'étudier la place et le rôle des femmes dans la vie publique. Elle est ensuite membre de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes ainsi que de l'Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes (1999-2000). Elle cosigne en outre, en 2000, une proposition de loi portant réforme de dispositions relatives à l'autorité parentale.

Elle se montre également attentive à de nombreux autres sujets au cours de son mandat sénatorial, à commencer par la situation des anciens combattants d'Afrique du Nord et de leurs veuves. Elle plaide en effet souvent leur cause, tant en ce qui concerne le niveau de leurs pensions ou la possibilité de prendre une retraite anticipée. Elle défend par ailleurs en 1999 la proposition de loi reconnaissant l'emploi de l'expression « guerre d'Algérie », y voyant « un devoir de réparation envers les anciens combattants »4 après quatre décennies de silence. Elle est par ailleurs nommée membre titulaire du Conseil national du bruit et de la mission commune d'information sur la France et les Français face à la canicule de l'été 2003 (2003-2004).

Lors de scrutins publics, elle approuve la loi d'orientation et d'incitation relative à la réduction du temps de travail (1998), la loi relative au pacte civil de solidarité (1999), la loi constitutionnelle relative à l'égalité entre les femmes et les hommes (1999) et la loi constitutionnelle relative à l'organisation décentralisée de la République (2002).

Le 31 mars 2004, cette fidèle chiraquienne est nommée ministre déléguée à la Lutte contre la précarité et l'exclusion dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Elle laisse alors son siège sénatorial au premier édile d'Ennery, Gérard Claudel. Elle renonce aussi à son fauteuil de maire de Garges-lès-Gonesse, demeurant néanmoins première adjointe au maire de 2004 à 2007.

Ses fonctions ministérielles ne l'empêchent pas de conduire la liste de l'UMP aux élections sénatoriales du 26 septembre 2004. Cette liste arrivant en tête du scrutin avec 694 voix des 2 098 suffrages exprimés, N. Olin retrouve pour quelques jours la Haute Assemblée. Mais dès le 28 octobre 2004 à l'occasion d'un remaniement du gouvernement de J.-P. Raffarin, elle choisit de renoncer de nouveau à son siège au Palais du Luxembourg pour conserver un portefeuille ministériel élargi. Elle devient en effet ministre déléguée à l'Intégration, à l'égalité des chances et à la lutte contre l'exclusion. Elle crée alors la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

Puis le 31 mai 2005 elle est nommée ministre de l'Écologie et du développement durable dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Elle est notamment à l'origine du projet de loi sur l'eau qui instaure un droit d'accès à l'eau potable et de la mise en oeuvre d'une campagne nationale de sensibilisation à la réduction des déchets.

Après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en mai 2007, elle quitte ses fonctions ministérielles le 15 mai 2007. Elle renonce ensuite, en juillet 2007, à sa fonction de première adjointe au maire de Garges-lès-Gonesse et se retire de la vie politique. Restée proche de J. Chirac, elle est vice-présidente de l'Association de ses amis. C'est d'ailleurs le président de la République qui lui remet les insignes de chevalier de la Légion d'honneur en 2008. Elle s'éteint le 26 octobre 2017 à Meulan-en-Yvelines, à l'âge de soixante-seize ans.

1 : Journal Officiel, comptes rendus des débats du Sénat, séance du 9 octobre 1996, p. 4578.

2 : Ibid.

3 : Ibid., p. 6221.

4 : Ibid., p. 4786.

Sources

Archives du Sénat : dossier personnel de sénateur ; tableau des élections.

Who's who in France (plusieurs éditions).

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Photo de Mme Nelly OLIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Union pour un Mouvement Populaire
Etat-civil
Née le 23 mars 1941
Décédée le 26 octobre 2017
Profession
Assistante de direction
Département
Val-d'Oise