SÉANCE
du mercredi 28 octobre 2026
12e séance de la session ordinaire 2026-2027
Présidence de M. Gérard Larcher
La séance est ouverte à 15 heures.
Hommage aux victimes de l'attentat de Trappes et La Verrière
M. le président. - (Mmes et MM. les sénateurs et membres du Gouvernement se lèvent.) Le 23 octobre, Trappes et La Verrière ont été le théâtre d'un assassinat et de plusieurs tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en raison de l'appartenance à une race ou à une religion - telle est l'expression employée par le procureur. Ces deux villes « parlent » particulièrement aux élus des Yvelines.
J'ai une pensée pour Pengo Bossio Wangi, champion d'arts martiaux de 26 ans qui a perdu la vie, et pour les blessés, marqués dans leur chair, dont une jeune fille de 12 ans. Je pense aussi à leurs familles, ainsi qu'aux habitants et aux élus de ces deux villes.
Le département des Yvelines a été plusieurs fois touché ces dernières années par le terrorisme.
Je tiens à exprimer notre effroi et notre émotion devant de tels actes.
Michel Laugier, sénateur des Yvelines, m'a représenté vendredi dernier lors du déplacement à Trappes du ministre de l'intérieur et a fait part aux deux maires de la solidarité du Sénat et de notre compassion. Je me suis entretenu avec le député de la circonscription.
La lutte contre le racisme est un combat de chaque instant. La lutte contre toute forme de racisme est indivisible. Ce combat requiert détermination et dignité.
Martin Luther King disait : « Nous devons toujours conduire notre lutte dans un haut souci de dignité et de discipline. Nous ne pouvons pas laisser notre protestation dégénérer en violence physique. Encore et encore, nous devons atteindre ce niveau exalté où nous opposons à la force physique la force de l'âme ».
L'égalité n'est jamais acquise. Nous devons être attentifs aux paroles qui divisent, excluent, soufflent sur les braises. C'est la responsabilité, d'abord, des politiques et des médias, mais aussi de chaque citoyen.
À travers ces crimes, ce sont les valeurs de la République qui ont été bafouées. Ce mal qui ronge notre pays exige une nécessaire prise de conscience individuelle, tout autant qu'un indispensable sursaut collectif.
Au nom du Sénat tout entier, j'exprime notre compassion et notre solidarité aux familles et aux proches des victimes. (Mmes et MM. les sénateurs et membres du Gouvernement observent un instant de recueillement.)