M. Xavier Iacovelli, Président du Groupe français de l’Union parlementaire (UIP), a participé à une réunion du comité exécutif de l’UIP, dont il est membre, à Genève, en Suisse, les 29 et 30 juin 2026. 

La réunion s’est ouverte par un échange de vues avec la nouvelle Secrétaire générale de l’UIP, Mme Anda Filip, élue lors de la 152e Assemblée d’Istanbul pour succéder à M. Martin Chungong à compter du 1er juillet 2026. Mme Anda Filip a notamment souligné sa détermination à mettre en œuvre la nouvelle stratégie de l’UIP (2027-2031). M. Xavier Iacovelli l’a interrogée sur les implications budgétaires de celle-ci, plaidant pour une stabilisation des contributions demandées aux membres.

M. Martin Chungong et Mme Anda Filip, ancien et nouvelle Secrétaire générale de l’UIP

Puis le comité exécutif a évoqué la situation du Venezuela dont le parlement, sans être formellement suspendu, ne participe plus à l’UIP depuis une dizaine d’années. Prenant acte des changements récents au plan politique, du caractère désormais fonctionnel du parlement élu en mai 2025 et d’un début de normalisation (vote d’une loi d’amnistie qui a conduit à la libération de 8 000 prisonniers), le comité exécutif a ouvert la voie à la possibilité d’une réintégration du parlement du Venezuela au sein de l’UIP. 

Le comité exécutif a ensuite examiné deux amendements aux statuts et règlements de l’UIP. Le premier visait à permettre l’inscription à l’ordre du jour d’une assemblée de l’UIP d’un deuxième point d’urgence, une proposition déjà débattue et repoussée plusieurs fois lors de précédentes réunions. Après un nouveau débat, cet amendement a finalement été adopté à la majorité des membres du comité. Le second amendement, qui visait à interdire aux orateurs lors du débat général d’utiliser des supports, dispositifs d’affichage ou enregistrements à l’appui de leur intervention, a également été adopté. 

M. Xavier Iacovelli (à droite) prend la parole lors de la réunion du comité exécutif

Le comité exécutif s’est ensuite penché sur la question de l’élection du prochain président de l’UIP en octobre, lors de la 153Assemblée de l’UIP. Les statuts de l’UIP prévoient que le président de l’UIP est élu pour une durée de trois ans (non renouvelable) et recommandent une rotation régulière entre les groupes politiques ainsi qu’entre les hommes et les femmes. Après des échanges qui ont notamment fait valoir l’intérêt d’une rotation obligatoire entre les groupes géopolitiques pour l’accession à la présidence, le comité exécutif a considéré qu’il n’était pas opportun d’engager une réforme quelques mois avant l’élection et alors que plusieurs candidats s’étaient déjà déclarés. Il a été convenu que le comité exécutif examinerait ce projet de réforme après la 153e Assemblée. 

A l’issue de la réunion, les membres du comité exécutif ont participé à la célébration de la Journée internationale du parlementarisme, le 30 juin étant le jour anniversaire de la création de l’UIP en 1889.