Le résumé
L'invasion de l'Ukraine en février 2022, le chantage nucléaire opéré depuis lors par la Russie puis l'éloignement des
Etats-Unis de l'Europe rappellent l'intérêt pour la France de pouvoir disposer d'une dissuasion nucléaire opérationnelle, crédible et indépendante.
Le discours du président Emmanuel Macron du 2 mars 2026 annonçant un réhaussement de l'arsenal français
a également constitué un point de départ pour mettre en oeuvre des partenariats avec les neuf pays qui, en septembre 2026,
ont répondu favorablement à l'offre de « dissuasion avancée » formulée au nom de la France.
Cette évolution de la doctrine nucléaire ne remet pas en cause les principes fondamentaux sur lesquels elle repose depuis 1964 (souveraineté de la décision, indépendance des moyens, définition des « intérêts vitaux » par le chef de l'État). Elle tient compte néanmoins des évolutions géopolitiques et de la nécessité de mieux coordonner les moyens conventionnels et nucléaires des États européens face aux menaces nouvelles.
Le rapport rappelle l'organisation, les moyens et la doctrine sur lesquels repose la dissuasion nucléaire française, ainsi que les modalités du renouvellement engagé des deux composantes océanique et aéroportée.
Il évoque, par ailleurs, les contours de la « dissuasion avancée » annoncée par le chef de l'État et formule une vingtaine de propositions afin de renforcer notre dissuasion nucléaire et de préciser le rôle du Parlement dans la mise en oeuvre de la « dissuasion avancée ».