État civil :
Né le 11 février 1773
Décédé le 23 janvier 1855
Pairs de France

Pair de France

Pair de France  (Extrait du Dictionnaire des Parlementaires français « Robert et Cougny » (1889-1891))

Pair de France

CAVAIGNAC (JACQUES-MARIE, VICOMTE DE BARAGNE), pair de France, né à Gourdon (Lot) le 11 février 1773, mort à Paris le 23 janvier 1855, frère du précédent, fit les premières campagnes de la Révolution comme sous-lieu tenant au régiment de Navarre, puis passa dans les chasseurs à cheval, fut adjoint à l'état-major général de l'armée des côtes de la Rochelle, et servit successivement à celles des Pyrénées-Orientales et d'Italie. Promu chef d'escadron au passage du Tagliamento, il couvrit à la tête du 25e régiment de chasseurs à cheval la retraite de Moreau, et eut la jambe cassée d'un coup de feu pendant une reconnaissance; le premier consul le nomma colonel du 10e dragons, membre de la Légion d'honneur (19 frimaire an XII), et commandeur du même ordre (14 nivôse an XIII), à Austerlitz. Il suivit son frère au service du roi Joseph, comme écuyer de ce prince, et passa bientôt général de brigade, commandant de la place de Naples, puis gouverneur des Calabres, où il rétablit l'ordre, et qu'il défendit contre les Anglais. Placé à la tête d'un des trois corps d'armées chargés par le roi Murat d'occuper la .Sicile, il put seul opérer le débarquement de son corps, fut rappelé, et parvint, sous le feu de la flotte anglaise, à regagner sans perte les côtes de Calabre. Murat le félicita hautement de ce beau fait d'armes, et le nomma son premier aide de camp. Lorsque le roi exigea que tous les Français, employés civils et militaires, se fissent naturaliser napolitains, Cavaignac quitta son service, et rentra dans la grande armée comme général de brigade. A la tête de la cavalerie du 11e corps, il protégea la retraite de Moscou, se jeta dans Dantzig avec une poignée d'hommes, soutint vaillamment les efforts des assiégeants, et, au mépris des termes de la capitulation, fut envoyé prisonnier à Kiew. Il rentra en France en 1814, fut nommé par Louis XVIII lieutenant-général, chevalier de Saint-Louis (19 juillet 1814), créé baron (14 août 1818), puis vicomte de Baragne, et inspecteur général de la cavalerie. Le 7 novembre 1839, le gouvernement de Louis-Philippe le nomma pair de France; il siégea parmi les ministériels jusqu'à la révolution de février, fut admis à la retraite d'office, comme général de division, le 30 mai 1848, réintégré dans l'armée active sous la présidence du prince Louis Napoléon, et définitivement retraité par décret du 19 février 1852. Lors de la candidature de son neveu, le général Eugène Cavaignac, à la présidence de la République (décembre 1848), il s'était vainement efforcé de rallier à cette candidature les chefs du parti orléaniste.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Jacques-Marie CAVAIGNAC

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