État civil :
Né le 1er août 1776
Décédé le 17 décembre 1848
Pairs de France

Pair de France

Pair de France  (Extrait du Dictionnaire des Parlementaires français « Robert et Cougny » (1889-1891))

Pair de France

CORBINEAU (JEAN-BAPTISTE-JUVÉNAL), pair de France, né à Marchiennes-Ville (Nord), le 1er août 1776, mort à Paris, le 17 décembre 1848, était le fils d'un inspecteur des haras qui le destina à la carrière militaire. Ses deux frères appartinrent également à l'armée française. Il s'engagea à seize ans, fut bientôt nommé sous-lieutenant au régiment de Berri-cavalerie mais ne passa capitaine qu'après dix ans de service. Lors de la formation de la garde impériale, Corbineau, dont le frère était aide-de-camp de l'empereur, fut nommé capitaine de chasseurs. Il reçut le grade de chef d'escadron à Eylau, où son frère fut emporté par un boulet de canon ; puis il fut placé à la tête du 20e dragons, avec lequel il passa en Espagne, et se distingua sous les murs de Burgos. Appelé en 1809 à l'armée d'Allemagne, il fut blessé à Wagram, et fit ensuite la campagne de Russie, comme général commandant la 6e brigade de cavalerie, A son tour il devint aide-de-camp de Napoléon, se signala encore dans la désastreuse journée de Kulm (30 août 1813), où il gagna le grade de général de division, et sauva, a-t-on dit, la vie à l'Empereur pendant la campagne de France, Napoléon ayant été enveloppé par une nuée de Cosaques entre Brienne et Mézières. Le 5 mars, le général Corbineau chargé de surprendre Reims, occupé par les Russes, se précipita dans la ville avec deux divisions de cavalerie et huit pièces de canon. La place enlevée, il en fut nommé gouverneur, et la défendit vaillamment. Il reçut pour ce fait la croix de grand officier de la Légion d'honneur le 23 mars 1814, (il était commandeur de l'ordre depuis le 26 frimaire an XII). La Restauration accueillit les services de Corbineau, qui fut nommé chevalier de Saint-Louis le 19 juillet 1814. Il n'en reprit pas moins pendant les Cent-Jours son service d'aide-de-camp auprès de Napoléon qui lui confia diverses missions importantes, notamment à Lyon, puis en Vendée. Le général Corbineau assista a la bataille de Waterloo. De retour à Paris, il fut cette fois, de la part du gouvernement royal, l'objet d'une disgrâce formelle. Une ordonnance royale le comprit parmi les deux cents généraux mis à la retraite d'office avec défense de porter leur uniforme. La révolution de Juillet le releva de cette interdiction. Comme il s'était rallié au nouveau gouvernement, celui-ci le chargea du commandement de la 16e division militaire, et le fit pair de France le 11 septembre 1835. A la Chambre haute, il vota favorablement au pouvoir. Il fut promu grand croix de la Légion d'honneur le 5 mai 1838. - Une décision du 30 mai 1848 mit Corbineau à la retraite comme lieutenant-général.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Jean-Baptiste-Juvénal CORBINEAU

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