État civil :
Né le 29 février 1788
Décédé le 8 février 1833
Pairs de France

Pair de France

    Refuse de prêter serment à Louis-Philippe, en conséquence il ne fait plus partie de la Chambre des pairs (loi du 31 août 1830).

Pair de France  (Extrait du Dictionnaire des Parlementaires français « Robert et Cougny » (1889-1891))

Pair de France

LÉON (LOUIS-FRANÇOIS-AUGUSTE, DUC DE ROHAN-CHABOT, PRINCE DE), pair de France, né à Paris le 29 février 1788, mort à Chenecey (Doubs) le 8 février 1833, fils aîné de M. Alexandre-Louis-Auguste de Rohan-chabot, duc de Rohan-chabot, officier, et de Anne-Louise-Madeleine-Elisabeth de Montmorency, fut attaché par Napoléon, comme chambellan, à sa soeur Pauline, puis à Mme Murat, et enfin à sa personne, sous le nom de comte Auguste de Chabot. Très catholique, il alla présenter ses pieux hommages à Pie VII, pendant le séjour du pape à Fontainebleau; puis il se rendit en Italie, d'où il ne revint qu'en avril 1814. Il prit alors le titre de prince de Léon, qui lui appartenait comme à l'aîné de la famille, et reçut un commandement dans les compagnies rouges, puis un brevet de colonel de cavalerie. En 1815, il eut la douleur de perdre sa femme, née de Sérent, qu'il avait épousée le 2 mai 1808, et qui périt, dans d'horribles souffrances, brûlée devant la cheminée de sa chambre. Le prince de Léon accompagna le duc d'Angoulême en 1815 dans sa tournée dans le Midi. A son retour à Paris, son père étant mort, il lui succéda (23 novembre 1816) comme pair de France et comme duc de Rohan-chabot. Trois ans après, il se décida à entrer au séminaire de Saint-Sulpice (28 mai 1819), fit ses études théologiques sous la direction de l'abbé Hamon, plus tard curé de Saint-Sulpice, fut ordonné prêtre le 1erjuin 1822, et nomme chanoine et vicaire général de Paris. Le 13 mars 1828, Charles X le nomma archevêque d'Auch, puis, le 6 juillet de la même année, archevêque de Besançon. Le prince de Léon duc de Rohan-chabot ne négligeait pas pour cela ses fonctions parlementaires; il parut plusieurs fois à la tribune de la Chambre des pairs. Elevé au cardinalat le 5 juillet 1830, il se trouva à Paris lors de la révolution, et, comme il se bâtait de quitter la capitale, il fut reconnu à Vaugirard et quelque peu maltraité. Il refusa le serment à Louis-Philippe et dut se retirer de la Chambre haute. Après avoir assisté au conclave qui élut Grégoire XVI, il revint dans son diocèse le 24 mai 1832, y éprouva des difficultés par suite de son attitude politique, et succomba bientôt (février 1833) aux atteintes d'un rhumatisme inflammatoire.

Extrait de la table nominative

Résumé de l'ensemble des travaux parlementaires
de Louis-François-Auguste LÉON

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